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EIFFAGE n'est pas inquiet par le niveau de sa dette

Jeudi 21 Avr 2011 à 08:54

La dette d'Eiffage n'est pas un sujet d'inquiétude, a affirmé Pierre Berger, le directeur général délégué du groupe de BTP et de concessions. Dans un entretien accordé aux "Echos", le prochain directeur général d'Eiffage a également estimé que le refinancement en 2013 des 2,7 milliards de dette d'Eiffarie (consortium associant Eiffage et Macquarie) la holding de détention d'APRR ne devrait pas poser de problème.

"Sur les 14 milliards d'euros d'endettement net du groupe, environ 13,5 milliards sont gagés sur les projets qu'ils financent, sans recours sur Eiffage", a expliqué l'ancien président de Vinci construction grands projets.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- L'acquisition d'Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APPR) a permis au groupe de devenir le numéro deux français et numéro trois européen des concessions autoroutières, et de rééquilibrer son portefeuille d'opérations vers des activités à caractère récurrent et donc moins sensible à la conjoncture ;

- Eiffage bénéficie d'une forte culture d'entreprise et d'un actionnariat salarié fort (34,5% du capital) ;

- La nomination fin 2010 d'un successeur au très charismatique fondateur d'Eiffage, Jean François Roverato, lève les incertitudes. Cela devrait permettre à la société de se concentrer sur une problématique plus opérationnelle ;

- Pierre Berger, le nouveau directeur général d'Eiffage (à compter du 1er juillet 2011), est un expert reconnu de la gestion des grands projets à l'export. Pour les analystes, il pourrait favoriser l'accroissement de la diversification du groupe à l'international et chercher à remporter des grands projets de construction ;

- Les analystes pointent une amélioration de la visibilité pour la branche Travaux ;

- Eiffage est notamment « attributaire pressenti » du contrat de Partenariat Public Privé pour la conception, la réalisation, la maintenance et le financement de la Ligne Grande Vitesse (LGV) Bretagne-Pays de Loire : c'est l'un des plus grands chantiers d'infrastructure en Europe pour les 5 ans à venir. Le groupe n'a pas décroché un contrat d'une telle envergure depuis deux ans ;

- Eiffarie, filiale d'Eiffage et de Macquarie, s'est entendu avec des fonds pour racheter leurs parts dans APRR qui a été retiré de la cote le 24 septembre 2010. Cette opération a mis un terme à l'opposition entre Eiffage et Macquarie sur les modalités du refinancement d'Eiffarie et revalorise significativement l'action Eiffage : elle marque une première étape vers une résolution des problèmes de financement d'Eiffarie ;

- Les commandes publiques constituent un soutien pour le chiffre d'affaires ;

- La bataille boursière et judiciaire qui a opposé pendant près de deux ans le groupe à l'un de ses actionnaires, l'Espagnol Sacyr, a pris fin mi-2008. Des institutionnels sont entrés au capital.

Les points faibles de la valeur

- La nouvelle direction va devoir gagner la confiance des marchés mais également des équipes d'Eiffage, et convaincre de sa capacité à succéder au charismatique Jean-François Roverato ;

- Le groupe est peu présent à l'étranger avec 80% du chiffre d'affaires réalisé en France ;

- La fin du chantier de l'A65 (fin 2010) constitue un risque de trou d'air dans l'activité du groupe dans les prochains mois et rend donc l'exercice 2011 délicat ;

- Le chantier LGV n'aurait pas d'impact significatif dans les comptes avant 2013 ;

- Eiffage dégage de faibles marges dans son activité Travaux, et nettement inférieures à celles de ses concurrents ;

- La guerre des prix est très forte dans les Travaux Publics ;

- Les positions d'Eiffage en Espagne et les acquisitions en Europe de l'Est sont affectées par la crise

Comment suivre la valeur

- Une bonne part de l'activité d'Eiffage, à l'image du secteur de la construction et du bâtiment dans son ensemble, dépend de la conjoncture économique, du niveau des taux d'intérêt (coût du crédit) et du climat (plus ou moins propice aux lancements de chantiers) ;

- Par ailleurs, les choix budgétaires des Etats en matière d'infrastructures jouent un rôle non négligeable dans l'évolution du carnet de commandes du groupe ;

- La principale priorité du nouveau management devrait être de redresser les marges dans la construction (Travaux) ;

- L'attribution finale du chantier LGV est à suivre ; Eiffage doit conquérir de grands projets pour sécuriser son activité à moyen terme ;

- L'influence du FSI, qui détient 20% du capital, dans les choix stratégiques est également à surveiller.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Construction - BTP

Selon certains analystes, le secteur du BTP devrait bénéficier en 2011 du niveau des taux d'intérêt et de l'attrait de l'immobilier comme valeur refuge. Les ventes de logements neufs devraient progresser de 14,6% en volume cette année. Ces prévisions rejoignent celles de l'Insee, qui anticipe pour 2011 le retour de l'investissement des ménages dans l'immobilier neuf ainsi que le développement des achats de biens d'équipement du logement. Les travaux publics reprendraient également légèrement, en dépit de contraintes budgétaires pesant sur les finances publiques, dans un contexte de future élection présidentielle. Dans le secteur du matériel de BTP, le Seimat, syndicat qui représente les importateurs de matériel de travaux publics et d'engins de levage, prévoit pour 2011 une hausse des volumes de 15% ainsi qu'une progression du chiffre d'affaires comprise entre 15 et 20% (après une hausse de 17%, à 2,1 MdEUR, en 2010).

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