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BIOMERIEUX : retrait obligatoire des actions AES Chemunex

Mercredi 28 Sep 2011 à 08:57

BioMérieux a annoncé son intention de procéder au retrait obligatoire des actions AES Chemunex en vue de se voir transférer toutes les actions AES Chemunex non détenues par elle, directement et indirectement, moyennant une indemnisation de 0,55 euro par action, égale au prix de l'offre publique. Le retrait obligatoire visera les 1 261 139 actions AES Chemunex non présentées à l'offre publique par les actionnaires minoritaires de la société AES Chemunex.

A l'issue de l'offre publique d'achat simplifiée visant les titres AES Chemunex au prix de 0,55 euro par action qui s'est déroulée du 9 au 22 septembre 2011 inclus, BioMérieux détient, directement et indirectement, 428 255 569 actions représentant 99,71 % du capital et des droits de vote d4AES Chemunex.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- bioMérieux bénéficie d'un haut niveau d'expertise dans le diagnostic des maladies infectieuses. C'est le leader mondial de la microbiologie avec 35% de parts de marché mais également, depuis peu, de l'application industrielle avec l'acquisition d'AES ;

- Le groupe dispose d'une présence géographique mondiale. La France représente moins de 16% du chiffre d'affaires. Il réalise déjà 25% de son chiffre d'affaires dans les pays émergents ;

- Le diagnostic in vitro est un secteur d'activité bénéficiant de tendances de long terme extrêmement favorables ;

- Le groupe bénéficie d'un modèle économique solide fondé sur l'importante proportion des ventes de réactifs qui assurent des revenus récurrents (85% du chiffre d'affaires) et d'un mix produit positif : nouveaux automates, enrichissement des menus par des tests à forte valeur ajoutée, montée en puissance de la biologie moléculaire et du théranostic (association entre le diagnostic et le médicament pour une meilleure efficacité des traitements, considérée comme l'un des grands relais de croissance de la médecine de demain) ;

- La situation de trésorerie positive, ainsi que la forte récurrence du cash-flow de bioMérieux, devraient lui permettre de maintenir sa politique de dividendes généreuse (30% du résultat net).

Les points faibles de la valeur

- L'ENVIRONNEMENT dans lequel le groupe évolue est très concurrentiel ;

- L'année 2011 sera une année préparatoire à de nombreux lancements anticipés sur 2012 et 2013. Les marges devraient donc être sous pression cette année ;

- L'exercice 2012 devrait être meilleur (lancements de produits et nouvelles plateformes, effets des investissements industriels, baisse des prix de revient liée aux fermetures de sites effectuées en 2010, reprise des volumes aux USA...), mais cet HORIZON apparaît encore un peu lointain pour servir de catalyseur boursier ;

- La tendance à la baisse des dépenses de santé en Europe de l'Ouest et aux Etats-Unis pèse sur les perspectives du groupe. Le groupe a d'ailleurs revu à la baisse ses prévisions de croissance organique ;

- Certains analystes jugent que le groupe n'est pas assez présent aux Etats-Unis (22% des ventes) ;

- Les investisseurs ont accueilli fraîchement l'annonce du changement de direction. Alain Mérieux a laissé la place à l'ex-patron d'Ipsen Jean-Luc Bélingard depuis le 1er janvier 2011 ;

- bioMérieux jouit d'une prime plutôt élevée sur ses comparables.

Comment suivre la valeur

- La volonté des gouvernements occidentaux de réaliser des économies dans les dépenses de santé est un catalyseur pour la médecine préventive et donc le marché du diagnostic ;

- La reconnaissance acquise du théranostic par l'ensemble du corps médical devrait se traduire à terme par un fort développement de ce marché encore balbutiant ;

- Le groupe souhaite mettre l'accent sur le développement dans les pays émergents ainsi qu'aux Etats-Unis.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Pharmacie - Santé

De nombreuses opérations de croissance externe ont déjà eu lieu. Merck & Co. est devenu le numéro deux mondial en rachetant Schering-Plough pour 41 milliards de dollars. Roche a finalement réussi à acquérir Genentech, la deuxième société américaine de biotechnologies, pour 47 milliards. Abbott a repris le pôle médicaments du belge Solvay pour 5,2 milliards d'euros. La phase de consolidation se poursuit. Sanofi-Aventis cherche à acquérir la biotech américaine Genzyme pour 18,5 milliards de dollars. Le leader mondial du secteur, son concurrent américain, Pfizer est également très actif dans le domaine des acquisitions. Moins d'un an après avoir repris son compatriote Wyeth pour 68 milliards de dollars, il est de nouveau prêt à investir plusieurs milliards de dollars pour se renforcer dans les pays émergents et dans plusieurs domaines d'activité : les médicaments génériques, les traitements contre la douleur, le cancer, la maladie d'Alzheimer, les anti-inflammatoires et les neurosciences.

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