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SUEZ ENVIRONNEMENT mal engagé à Bordeaux

Vendredi 10 Jun 2011 à 10:47

La Lyonnaise des Eaux, filiale de Suez Environnement, pourrait perdre les contrats d'assainissement et de distribution de la ville de Bordeaux en 2018, écrit ce matin Les Echos. Le premier contrat arrivait à échéance l'an prochain et le second en 2021. Le président de la Communauté Urbaine de Bordeaux (la CUB) en charge de déterminer le mode de gestion des contrats d'assainissement et de distribution de la ville souhaite prolonger le contrat d'assainissement avec la Lyonnaise des Eaux jusqu'en 2018.

A cette date, la CUB pourra arrêter le contrat de distribution par anticipation. Cette proposition devrait permettre à la CUB d'avoir le choix en 2018 entre la gestion en régie ou en Délégation de Service public ouverte à la concurrence. Cette résolution sera soumise au vote du bureau de la CUB le 8 juillet prochain.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- Le numéro deux mondial des services à l'ENVIRONNEMENT bénéficie de trois grands moteurs de croissance : l'accroissement de la population mondiale et de l'urbanisation, la nécessité de gérer les impacts sur l'environnement, et enfin le renforcement des réglementations ;

- La grande part du chiffre d'affaires réalisée auprès des collectivités locales ou des Etats à travers des contrats à long-terme confère au groupe une bonne visibilité sur son activité (en France, les collectivités locales, agences de l'eau et l'Etat représentent 60% de son activité dans l'Eau) ;

- Le modèle de gestion déléguée qui est celui de Suez Environnement (et de Veolia) devrait fortement se développer, les opérateurs privés fournissant en eau moins de 10% de la population mondiale (contre 65% en France). Ce modèle est moins coûteux pour les clients que celui de la régie ;

- Suez Environnement bénéficie de solides parts de marché en Europe ;

- Au contraire de son concurrent Veolia, l'entreprise n'a pas mené de coûteuses acquisitions en haut de cycle, et se trouve donc moins fragilisée ;

- La prise de contrôle d'Aguas de Barcelona va permettre de créer un deuxième pilier européen dans l'eau ;

- Le groupe bénéficie d'une situation capitalistique stable avec un actionnaire de référence, GDF Suez, qui détient 35% du capital.

Les points faibles de la valeur

- Les investisseurs boudent toujours la valeur ;

- La crise a mis en évidence la forte exposition d'une partie des activités de Suez Environnement aux cycles économiques alors que le groupe a longtemps été perçu comme défensif ;

- Le ralentissement économique a particulièrement touché les activités déchets liées aux clients industriels et commerciaux, à caractère cyclique ;

- Dans un contexte de reprise molle dans la zone euro, où le groupe réalise encore l'essentiel de son activité, la visibilité reste faible, notamment sur les activités propretés ;

- La consolidation dans les comptes de la totalité d'Agbar alourdit la dette nette du groupe de 1,2 milliard d'euros.

Comment suivre la valeur

- La valeur reste considérée comme défensive ;

- Les activités liées à l'eau et à la propreté sont fortement consommatrices de capitaux. Les sociétés comme Suez Environnement, qui appartiennent au secteur dit des « utilities », ont traditionnellement un niveau d'endettement élevé et sont en ce sens dépendantes des taux d'intérêt ;

- La décote de Suez Environnement sur Veolia n'est pas réellement justifiée, selon les analystes, même si Veolia peut prétendre à une prime de leader du secteur ;

- L'intégration d'Agbar est à suivre ;

- A partir de juillet 2011, et conformément au pacte d'actionnaires (qui dure jusqu'en juillet 2013), chaque partenaire du pacte a la liberté de céder ses titres en respectant l'ordre de préemption (aux actionnaires hors GDF, puis GDF puis Suez Environnement). Un renforcement de GDF Suez dans Suez Environnement, qui pose par ailleurs comme préalable la volonté d'un autre actionnaire de se désengager, est peu probable selon les analystes.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Services aux collectivités

Le deuxième acteur mondial dans le domaine de l'électricité est né. Deux ans après la fusion entre Gaz de France et Suez, GDF Suez vient de reprendre le britannique International Power. Il est ainsi propulsé du neuvième au deuxième rang des producteurs mondiaux d'électricité, derrière EDF. Il devient également le leader mondial des groupes de services aux collectivités (utilities) en tenant compte de la production de gaz. Toutefois, cette opération va accroître la dette de GDF Suez, qui va passer de 33,5 à 42,4 milliards d'euros. Le groupe français compte donc lancer des cessions de 4 à 5 milliards d'euros.

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