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RHODIA a relevé son objectif d'Ebitda 2011 après un très bon début d'année

Jeudi 05 Mai 2011 à 09:52

Rhodia, en passe d'être racheté par le belge Solvay, a relevé jeudi son objectif d'Ebitda récurrent 2011 dans le sillage de résultats trimestriels très solides. Au premier trimestre, le groupe français de chimie a réalisé un Ebitda récurrent en hausse de 28% à 283 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 1,503 milliard, en hausse également de 28%. Les analystes attendaient en moyenne un Ebitda de 248 millions d'euros et un chiffre d'affaires de 1,396 milliard, selon Thomson Reuters. Rhodia a bénéficié de la demande des pays émergents et d'un pricing power très favorable.

Dans un contexte marqué par les coûts élevés des matières premières et de l'énergie, le groupe confirme sa capacité à gérer favorablement ses prix de ventes.

Dans les conditions économiques actuelles, Rhodia devrait maintenir un bon niveau de performance et réévalue son objectif d'EBitda récurrent 2011 à plus d'1 milliard d'euros, en ligne avec son ambition 2013-2015.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- Rhodia était déjà l'un des trois premiers acteurs mondiaux de la chimie de spécialités, plus rentable que la chimie de base. L'OPA amicale du belge Solvay va permettre de constituer un leader mondial ; le Top Management de Rhodia sera placé à la tête du nouvel ensemble ;

- Le groupe a opéré un repositionnement en profondeur avec la cession des branches les moins rentables et la réorganisation de ses activités, au nombre de 11 depuis l'automne 2010, contre 6 auparavant ;

- Le groupe a la capacité de répercuter la hausse des matières premières et du dollar sur ses prix, préservant ainsi ses niveaux de rentabilité ;

- Rhodia réalise 50% de ses ventes dans les pays émergents (notamment en Chine et au Brésil) et poursuit son développement dans ces zones au travers d'acquisitions ciblées comme au début de l'été 2010 avec le chinois Feixiang Chemicals. C'est un avantage comparatif face à ses concurrents ;

- Rhodia a développé une activité de revente de crédit carbone (CER) ;

- 30% du chiffre d'affaires du groupe s'inscrit dans une démarche de développement durable ;

- La direction est confiante dans les perspectives du groupe, le carnet de commandes ne reflétant pas de signe de ralentissement.

Les points faibles de la valeur

- Après avoir bondi de 80% en 2010, la valeur marque le pas. Certains analystes estiment que les perspectives sont déjà intégrées dans les cours ;

- Rhodia est fortement dépendant du prix des matières premières, et plus particulièrement de celui des dérivés du pétrole (benzène...). Il est également pénalisé en cas de repli du dollar ;

- La visibilité sur l'activité de vente de crédits carbone est faible en raison des incertitudes sur l'allocation des quotas après la fin du protocole de Kyoto, en 2012 ;

- La structure bilancielle du groupe, avec notamment des capitaux propres négatifs, reste le principal point faible. La question de l'endettement financier est néanmoins en passe d'être résolue. La direction a renégocié la dette. Elle dépasse aujourd'hui de peu le milliard d'euros, soit le plus faible niveau depuis la création de Rhodia.

Comment suivre la valeur

- Les analystes conseillent d'apporter à l'offre amicale de Solvay qui offre une prime de 50% sur le dernier cours de bourse ;

- Cette opération relance la spéculation sur l'ensemble du secteur ;

- Le secteur de la chimie est particulièrement sensible à la conjoncture économique. Rhodia est une valeur cyclique et extrêmement volatile ;

- Le groupe résiste mieux que ses concurrents à la crise. Son statut d'acteur incontournable du secteur pourrait être renforcé en sortie de crise.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Produits de base - Chimie

Les chimistes européens et américains demeurent prudents. Ils sont conscients qu'ils traversent actuellement une phase de croissance liée à la fin du déstockage chez leurs clients industriels. Le syndicat européen du secteur, le Cefic, qui estime que la croissance de la production devrait atteindre 2% en 2011, souligne que la reprise sur le marché européen demeure fragile. En France, l'Union des industries chimiques (UIC) considère que la croissance de la production ne dépassera pas 2,6% l'année prochaine.

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