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Renault: deux ex-employés refont surface, se disent "victimes" du constructeur

Jeudi 05 Mai 2011 à 16:40

Deux ex-employés de Renault ont demandé à être reçus par le constructeur afin d'être reconnus "victimes" d'une affaire de malversations en 2005 à l'issue de laquelle l'un a démissionné et l'autre a été licencié, a déclaré une porte-parole, confirmant une information du Monde.

Cette demande intervient après l'affaire de faux espionnage qui ébranle le groupe depuis le début de l'année. En janvier, Renault a accusé à tort d'espionnage industriel trois cadres et les a licenciés. Il s'agissait en réalité d'une histoire d'escroquerie.

C'est dans ce contexte que "Jean-Marie V." et "Laurent P.", qui ne souhaitent pas dévoiler leur identité, ont écrit début avril à Renault pour demander à être reconnus comme victimes d'une affaire de malversations supposées qui a entraîné leur départ du groupe, selon Le Monde daté de vendredi.

Monsieur V. et Monsieur P. "ont demandé à être reçus et on va les recevoir", a confirmé une porte-parole de Renault, sans préciser de date. Le Monde parle d'un entretien mercredi 11 mai, au service juridique du groupe.

L'histoire, révélée dès le 11 avril par France Soir, commence à Moscou, en 2005. Jean-Marie V. et Laurent P. travaillent sur le chantier de rénovation de l'usine Avtoframos (Renault Russie).

Fin juin 2005, le constructeur leur demande de rentrer sur le champ en France, en raison de menaces d'attentat pesant sur eux, raconte Le Monde. Ils "ont été rapatriés en France peut-être un petit peu brusquement", concède la porte-parole du groupe.

Une fois arrivés, Renault leur explique qu'il leur reproche de ne pas avoir "vérifié les prestations par rapport aux factures" sur le chantier de l'usine, selon Renault.

La porte-parole cite notamment une charpente métallique réalisée au tiers de ce qui avait été facturé, de murs moins épais et/ou moins hauts que ne l'indiquaient les factures.

Tout cela a représenté "un préjudice important pour Avtoframos", selon elle.

Face à ces accusations, les deux hommes démissionnent. Jean-Marie V. se rétracte. Il sera du coup licencié pour faute grave, selon cette même source.

Il ira ensuite en justice contre Renault et gagnera 185.000 euros aux prud'hommes en 2007, puis 23.000 euros plus tard pour sa famille.

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