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La valeur du jour à Paris - UBISOFT : la fin d'une exception

Vendredi 23 Jan 2009 à 10:37

Douche froide pour Ubisoft : le titre s'enfonce de 23,29% à 9,97 euros après la légère révision à la baisse de ses objectifs pour l'exercice 2008/09. L'éditeur de jeux vidéo a mis en cause des promotions plus importantes que prévu sur certains jeux vidéo dont la qualité n'était pas aussi bonne qu'anticipé. Le réveil est d'autant plus douloureux qu'Ubisoft s'était surtout distingué ces dernières années par le relèvement régulier de ses prévisions. Certains analystes ont réagi en abaissant leur recommandation. Oddo serait ainsi passé d'Accumuler à Alléger, selon une source de marché.

Au troisième trimestre, clos fin décembre, Ubisoft a réalisé un chiffre d'affaires de 508 millions d'euros, en hausse de 12,9%. La croissance des ventes a atteint 17% à taux de change constants.

Malgré un chiffre d'affaires légèrement supérieur à son objectif de 500 millions au cours du dernier trimestre, le groupe a été contraint de réduire ses objectifs 2008-2009. Yves Guillemot, P-DG, a pointé du doigt une période de Noêl qui s'est révélée encore plus compétitive que prévu et des promotions plus importantes qu'anticipé pour certains dont qualité s'est avérée décevantes.

Ubisoft vise désormais un chiffre d'affaires compris entre 1,04 milliard d'euros et 1,06 milliard d'euros, contre 1,05 milliard précédemment. L'objectif de résultat opérationnel courant est lui attendu entre 12% et 13% du chiffre d'affaires contre au moins 13% précédemment.

L'éditeur de jeux vidéo a également communiqué ses premières estimations pour l'exercice 2009-10. La société prévoit un chiffre d'affaires d'environ 1,1 milliard d'euros et un résultat opérationnel courant avant rémunérations payées en actions d'au moins 11%. Le groupe base notamment ses prévisions sur une augmentation du marché comprise entre 5 et 10% en 2009 tirée par la forte progression en 2008 de la base installée de consoles de nouvelle génération.

(C.J)

EN SAVOIR PLUS

ACTIVITE DE LA SOCIETE

Ubisoft figure parmi les leaders en production, édition et distribution de jeux interactifs dans le monde. Ubisoft est présent dans 21 pays et distribue ses produits dans plus de 50 pays à travers le monde. L'éditeur de jeux vidéo dispose de plusieurs studios de développement, notamment en France, au Canada et en Chine. Les franchises clés d'Ubisoft sont : Splinter Cell, Ghost Recon, Rayman et Rainbow Six. Electronic Arts détient 15,37% du capital et 24,86% des droits de vote d'Ubisoft.

FORCES ET FAIBLESSES DE LA VALEUR

Les points forts de la valeur

- Ubisoft s'est positionné très tôt sur les jeux pour les consoles de nouvelle génération, ce qui lui permet de bénéficier à plein de la phase d'accélération de la croissance du cycle du secteur.

- Ubisoft est devenu l'un des plus importants créateurs de marques du secteur des jeux vidéo. Chaque lancement est un pari risqué mais assure une récurrence du chiffre d'affaires et une marge plus importante que les licences.

- Le titre revêt un attrait spéculatif avec l'entrée non sollicitée de l'éditeur américain de jeux vidéo Electronic Arts à hauteur de 15,4 % au capital d'Ubisoft, qui continue d'affirmer sa volonté d'indépendance. Le groupe pourrait toutefois ne pas être opposé à son rachat par un grand groupe de divertissement.

- Ubisoft est devenu un acteur mondial et dispose des capacités pour développer des jeux pour toutes les plates-formes.

Les points faibles de la valeur

- Les charges de développement et de lancement des nouveaux jeux sont en constante augmentation, sans que le succès soit garanti. Il faut désormais compter 15 à 20 millions d'euros d'investissement (hors marketing) pour un jeu à succès.

- Le titre est jugé suffisamment valorisé par certains analystes.

COMMENT SUIVRE LA VALEUR

- Le succès de la société dépend avant tout de la solidité de son catalogue. La présentation des jeux en instance de sortie se fait notamment lors des salons professionnels comme l'E3 (Electronic Entertainment Expo) à Los Angeles.

- La fin d'année est cruciale pour tous les éditeurs de jeux vidéos, qui réalisent la majeure partie de leur chiffre d'affaires entre septembre et janvier (avec un pic pour les fêtes).

- Le marché des jeux est entré dans la phase de hausse de son cycle grâce à l'arrivée des consoles de nouvelle génération.

- La tendance du marché américain des jeux vidéos préfigure généralement de quelques mois celle du marché européen.

- Le secteur du jeu vidéo dépasse progressivement le périmètre des consoles dédiées et des ordinateurs personnels. Il devient de plus en plus accessible sur une multitude de supports (téléphones portables, Internet, assistants personnels, lecteurs MP3...).

- Le mouvement de concentration est engagé et devrait s'accélérer. Il y a une dizaine de grands éditeurs-distributeurs de jeux vidéo dans le monde. A terme, il ne devrait plus en rester que cinq ou six.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Informatique - Jeux vidéo

Les ventes de jeux vidéo ont sensiblement progressé aux Etats-Unis (+8%) et au Royaume-Uni (+15%) au troisième trimestre 2008. Néanmoins tous les acteurs n'affichent pas de bonnes perspectives. Activision Blizzard, désormais contrôlé par Videndi, a publié des résultats meilleurs que prévu, notamment avec un chiffre d'affaires supérieur de 25% au montant attendu pour son deuxième trimestre de son exercice fiscal clos en mars. Son activité est tirée par les jeux phares tels que Guitar Hero, Call of Duty et World of Warcraft. Le français Ubisoft se porte également très bien. Durant la première moitié de l'exercice 2008-2009, qui s'achèvera en mars, son chiffre d'affaires a bondi de 31,8%, à 344,5 millions d'euros et son bénéfice opérationnel courant a plus que triplé à 33 millions d'euros. Il bénéficie des très bonnes performances des jeux vidéo dits « casual », destinés aux personnes jouant occasionnellement. Par contre, le numéro deux mondial, Electronic Arts, traverse des difficultés : il a non seulement annoncé un ralentissement de ses ventes, le report du lancement de son jeu « Harry Potter », mais aussi la suppression de 6% de ses effectifs. Il cherche à économiser 50 millions de dollars par an. Il pourrait afficher des pertes pour l'exercice 2008-2009 clos fin mars car il pâtit d'une activité inférieure à ses attentes en Amérique du Nord et en Europe. Les ventes du jeu de THQ, « Wall-E », ont été décevantes. Le groupe a annoncé la fermeture de 5 studios de développement et la suppression de 250 emplois, soit 17% de ses effectifs de développement.

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