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AIR FRANCE-KLM : retour de Spinetta à la tête du groupe

Mardi 18 Oct 2011 à 09:13

Pierre-Henri Gourgeon a présenté hier comme prévu sa démission de directeur général d'Air France et d'Air France-KLM. En conséquence, le comité de nomination d'Air France-KLM a proposé au Conseil d'administration d'Air France-KLM, qui l'a approuvée, la candidature d'Alexandre de Juniac à la fonction de PDG d'Air France, nomination qui sera soumise à l'approbation du Conseil d'administration d'Air France et sera effective postérieurement à l'avis de la Commission de déontologie prévu par la loi du 29 janvier 1993.

« Alexandre de Juniac, entouré d'une équipe expérimentée et rajeunie comprenant Alain Bassil, Frédéric Gagey, Bruno Matheu et Florence Parly, devra soumettre aux Conseils d'administration d'Air France et d'Air France-KLM les mesures visant à l'amélioration de la performance d'Air France, et sera responsable de leur suivi dans la durée.

Pendant la période précédant la mise en place de la holding de plein exercice Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta et Leo Van Wijk, qui ont présidé à la constitution du groupe Air France-KLM, assureront la coordination stratégique de celui-ci. Jean-Cyril Spinetta, président du Conseil d'administration du groupe Air France-KLM, a été nommé PDG du groupe Air France-KLM. Il a proposé au conseil d'administration, qui l'a accepté, que Leo Van Wijk soit nommé directeur général délégué du groupe. Philippe Calavia continuera d'exercer la responsabilité de la direction financière du groupe.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- Air France-KLM est leader sur les vols long-courriers ;

- Son modèle de double hub intercontinental lui permet de proposer une offre de correspondance sans équivalent en combinant Roissy-Charles de Gaulle et Amsterdam ;

- La compagnie aérienne bénéficie d'une forte réactivité aux évolutions économiques et géopolitiques, grâce au contrôle des coûts et à l'ajustement des capacités ;

- L'appartenance à l'alliance Skyteam et sa flotte rajeunie constituent également des atouts majeurs ;

- La compagnie aérienne est offensive face à la concurrence des low costs et du TGV et restructure son offre commerciale ;

- Air France bénéficie d'une des plus fortes expositions du secteur aux pays émergents avec près de 40% de son chiffre d'affaires passager. Le groupe tisse sa toile en développant des partenariats régionaux.

Les points faibles de la valeur

- Les compagnies à faible coût comme EasyJet ou Ryanair ravivent la concurrence sur les trajets court-courriers alors que le prix du billet est devenu le premier critère du passager ;

- Air France-KLM affronte la concurrence des Compagnies aériennes des Etats du Golfe dont la stratégie repose sur un modèle « de croissance à tout va » et qui bénéficient d'aides étatiques massives ;

- Air France-KLM doit également affronter la concurrence du TGV ;

- La hausse des prix du fuel est susceptible de peser sur les résultats du groupe ;

- Le trafic cargo est la principale source de pertes. L'équilibre n'est pas attendu avant l'exercice 2011/2012.

Comment suivre la valeur

- Air France-KLM est considérée comme une valeur de retournement (c'est-à-dire en voie de redressement) ;

- Le groupe est sensible au niveau du trafic aérien, et donc à la conjoncture, aux flux touristiques, à la confiance des voyageurs, aux intempéries, et au climat général (troubles géopolitiques, guerres, craintes d'attentats, épidémies) ;

- Gros consommateur de carburant, Air France-KLM est aussi sensible à l'évolution des cours du pétrole, bien que sa politique de couverture en atténue l'impact ;

- Les mesures de protection des marges (adaptabilité de la flotte, réduction des coûts) et parallèlement, le coefficient de remplissage des avions, indicateur clé, sont à suivre ;

- Air France-KLM est un acteur de poids dans le mouvement de consolidation du secteur aérien.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Transport aérien

Face aux incertitudes liées à l'avenir du trafic aérien dans un contexte de crise, les restructurations et réductions de coûts sont à l'ordre du jour pour les compagnies aériennes européennes. Air France-KLM, qui doit non seulement affronter un ENVIRONNEMENT difficile, mais aussi une dette élevée (près de 6 MdEUR) et une concurrence des compagnies «low cost» sur le moyen-courrier et des compagnies du Golfe sur le long-courrier, devrait prendre des mesures drastiques d'économies. Le gel des embauches, décidé en 2008, doit déjà être maintenu. Il s'agirait d'accroître encore les réductions de coûts prévues par l'actuel plan Challenge 2012, qui visait à économiser 470 MEUR en 2011. Quant à Lufthansa, elle cherche à céder sa filiale britannique déficitaire BMI. Un durcissement du plan d'économies a déjà été annoncé. Son nouveau patron, Christoph Franz, a entamé une révision stratégique en réorientant les efforts en direction de la clientèle de loisirs au détriment de la clientèle d'affaires.

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