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A suivre aujourd'hui... LAFARGE

Mercredi 05 Oct 2011 à 08:05

Lafarge (-8,48% à 23,96 euros) affiché hier la plus forte baisse de l'indice CAC 40. C'est le poids de la dette pesant sur les cimentiers qui a inquiété les marchés. Le point de départ de ce regain de craintes se trouve à Mexico où le géant Cemex est tombé lundi à ses plus bas de 12 ans sur fond d'inquiétudes concernant la santé financière du groupe. Les investisseurs s'alarment du ralentissement économique mondial. Lequel pourrait empêcher la société de respecter ses covenants et l'obliger à renégocier ses accords de financement avec les banques.

Si le marché sanctionne aussi durement Lafarge, c'est que le groupe français est lui aussi lourdement endetté. Pour preuve, malgré les cessions annoncées ces derniers mois afin de réduire son endettement, hérité en grande partie de l'acquisition de l'égyptien Orascom en 2008, Moody's a dégradé cet été sa note en catégorie spéculative à Baa3, avec une perspective stable. Ce que Standard & Poor's avait fait en mars.

AOF - EN SAVOIR PLUS

=/Les points forts de la valeur/=

- Lafarge est le leader mondial des matériaux de construction et du ciment, numéro 2 des granulats, numéro 3 du béton et du plâtre ;

- Le groupe bénéficie d'une bonne diversification géographique. Les pays émergents représentent plus de 50% du chiffre d'affaires ;

- Le rachat d'Orascom Cement a permis à Lafarge de détenir des positions de leader au Moyen-Orient, marché en plein essor ;

- Le groupe prend les mesures nécessaires pour redresser sa situation financière après l'explosion de la dette suite au rachat d'Orascom ;

- La réduction de la structure des coûts va conférer un effet de levier sur les résultats du groupe lors de la reprise de l'activité.

Les points faibles de la valeur

- Le secteur de la construction reste à la peine en Bourse. Après avoir affiché la plus forte baisse au sein du CAC 40 en 2010, Lafarge est toujours en très forte baisse depuis début 2011 ;

- Le poids de la dette reste une préoccupation majeure ;

- Le groupe réduit le montant de son dividende pour alléger son endettement ;

- Le scénario de croissance économique très faible dans les pays matures (47% du CA) rend la matérialisation du levier opérationnel difficile ;

- Les plans d'austérité en Europe pourraient se traduire par un tassement des dépenses d'infrastructures ;

- Le groupe poursuit la réduction de ses investissements de capacité alors que ses concurrents les ont repris. Cela risque d'hypothéquer le potentiel de gain de parts de marché du groupe à moyen terme, notamment dans les zones en forte croissance ;

- L'exposition du groupe au Moyen-Orient le rend sensible à la montée du risque géopolitique dans la région depuis début 2011.

Comment suivre la valeur

- Les performances de Lafarge sont étroitement liées à l'état du secteur de la construction. Fortement cyclique, ce dernier dépend de l'évolution des taux d'intérêt, des facilités d'accès au crédit, du climat de confiance, et des conditions climatiques ;

- Le prix de l'énergie est également à surveiller car il compte pour 25% à 30% du coût de production du ciment ;

- Les résultats de Lafarge sont, pour partie, dépendants du cours du dollar par rapport à l'euro du fait de sa présence aux Etats-Unis ;

- Les cessions d'actifs sont à suivre. Face à la reprise modeste dans les pays matures, Lafarge va probablement rationnaliser son dispositif cimentier devenu surdimensionné en Europe de l'Ouest et aux Etats-Unis ;

- Le groupe souhaite accélérer l'innovation, notamment pour répondre aux modes de construction plus durables ;

- La structure actionnariale du groupe est particulière avec la juxtaposition de deux actionnaires de référence (Groupe Bruxelles Lambert et NNS) et non impliqués par une action de concert. Même s'ils sont des actionnaires de long terme, leurs objectifs peuvent parfois diverger compte tenu des cultures spécifiques de l'un et de l'autre.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Construction - Matériaux

La réallocation du portefeuille d'actifs est à l'ordre du jour chez les industriels. Les stratégies de désinvestissement ou, au contraire, de croissance externe répondent à des situations financières très distinctes. Pénalisé par un endettement très lourd suite à la reprise d'Orascom en 2007, et ayant subi une dégradation de sa notation dans la catégorie «spéculative» qui a renchéri le coût de ses financements, Lafarge cherche activement à céder des actifs. Il a choisi de se désengager complétement de l'activité Plâtre, le plus petit et le moins rentable de ses métiers. En revanche, Saint-Gobain, qui entend consolider ses positions dans la distribution de matériaux de construction et de produits sanitaires, de chauffage et de plomberie, mène des acquisitions. Le groupe a racheté deux entreprises appartenant au distributeur de matériaux de construction britannique Wolseley. Il a repris Build Center au Royaume-Uni pour 165 MEUR et prévoit de débourser 186 MEUR pour acquérir Brossette en France.

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