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PAGESJAUNES répond à la CNIL

Vendredi 23 Sep 2011 à 14:42

PagesJaunes indique avoir bien pris note de la délibération de la CNIL du 21 septembre 2011 qui concernait le service « webcrawl » du site internet pagesblanches. Le spécialiste de la communication locale rappelle que ce service a été suspendu dès mars 2011 - bien avant la décision de la CNIL. PagesJaunes était accusé par la CNIL d'avoir aspiré environ 34 millions de profils figurant sur six réseaux à l'insu des personnes concernées. Elle a jugé que cette pratique était « déloyale » et donc contraire à la loi « Informatique et Libertés ».

PagesJaunes ne souhaite pas commenter à ce stade cette délibération, mais indique d'ores et déjà étudier toutes les possibilités de recours auprès des tribunaux.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- PagesJaunes s'est adapté au métier mature de l'édition d'annuaires imprimés avec une diversification dans les services en ligne et à l'international, ainsi qu'un positionnement haut de gamme ;

- Le groupe a opéré un recentrage stratégique sur Internet, relais de croissance qui doit représenter 50% du chiffre d'affaires d'ici 2012. Le contenu est régulièrement enrichi et de nouvelles offres proposées, sous l'impulsion de la nouvelle direction ; le groupe a une bonne capacité d'innovation ;

- Le groupe est également le numéro un de la publicité locale. Sa force commerciale, très présente sur le terrain, connaît bien les entreprises en régions ;

- La société met toujours en oeuvre une politique de dividende élevé ; la valeur offre un rendement de plus de 8%, l'un des plus élevés de la cote.

Les points faibles de la valeur

- Le groupe subit une forte décroissance des annuaires imprimés qui pèse toujours sur le chiffre d'affaires et les résultats ;

- Le marché de la communication locale, qui a mieux résisté pendant la crise, ne rebondira pas autant que celui de la publicité télévisuelle ;

- Le recentrage sur Internet et le relais de croissance attendu sont plus difficiles que prévu. Les objectifs de progression de l'activité de 5% en 2011 et 2012 présentés en mai 2010, sont reportés à plus long terme ;

- Même si PagesJaunes a été l'un des premiers à se tourner vers la publication numérique, la concurrence est rude dans le secteur. Le public a tendance à utiliser des moteurs de recherche tels que Google pour trouver les informations recherchées plutôt que d'aller directement sur les annuaires électroniques ;

- Webformance, filiale de Publicis lancée en février 2011 et spécialisée dans les services de communication numérique pour les petites et moyennes entreprises, est un concurrent supplémentaire pour PagesJaunes ;

- La situation financière du groupe reste une source d'inquiétudes ;

- La valeur se traite nettement en-dessous de son cours d'introduction en juillet 2004 (14,10 euros pour les particuliers).

Comment suivre la valeur

- PagesJaunes n'échappe pas à la détérioration du marché publicitaire français. Mais le groupe subit ses effets avec du retard, à cause de la façon dont sont enregistrés les contrats ;

- Le niveau de valorisation du titre par rapport à son cours d'introduction en Bourse doit être pris en compte dans une stratégie d'investissement ;

- La bonne présence de PagesJaunes sur Internet et au niveau local en fait une cible de choix, notamment pour des moteurs de recherche comme Yahoo ! ou Google. Les déclarations de Mediannuaire, actionnaire à 54,8%, sont également à suivre ;

- Le refinancement partiel de la dette soulagerait les investisseurs.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Communication - Medias

Les groupes avaient initialement choisi de ne pas faire payer leurs contenus en ligne, en misant sur les revenus publicitaires engendrés par l'audience. Ils revoient aujourd'hui leur position et mettent en place des systèmes de péage. Le britannique Times, appartenant au groupe News Corp., a choisi la formule du tout-payant sur le Web depuis le 1er juillet. Quant au New York Times, il introduira une formule payante début 2011. Il se dirige vers le freemium : une partie du contenu du site est gratuite tandis que l'autre est payante. En France, plusieurs quotidiens généralistes ont opté pour cette formule. En septembre 2009, Libération a rendu payants sur son site des articles de son quotidien papier. LeFigaro.fr a également introduit un système d'abonnement en février. LeMonde.fr, l'un des premiers à avoir facturé des contenus en 2002, réserve désormais les articles de son quotidien papier à la version payante de son site. Ces acteurs espèrent ainsi rentabiliser une audience qui s'établit à plusieurs millions de visiteurs uniques mensuels et éviter la cannibalisation des contenus des versions papier.

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