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La Grèce accélère ses privatisations et la réduction du secteur public

Mardi 06 Sep 2011 à 20:40

Le gouvernement grec a décidé d'accélérer la mise en oeuvre de son plan de privatisations et des mesures de réduction du secteur public, comme le réclament les créanciers du pays, a annoncé mardi le ministre des Finances, Evangélos Vénizélos après un conseil des ministres.

En matière de privatisations, le ministre a annoncé le transfert "dès demain", mercredi, au Fonds chargé de ces cessions d'une première série d'actifs prévus pour être vendus en 2011. "La première vague des privatisations (...) avance immédiatement", a-t-il affirmé.

Ce volet inclut l'extension de la concession de l'aéroport d'Athènes, la vente des parts publiques dans les compagnies gazière Depa et pétrolière Helpe un premier ensemble d'immobilier d'Etat, ainsi que "l'extension des licences de l'Opap", l'Organisme des paris sportifs, et "les nouvelles licences de téléphonie mobile", a-t-il précisé.

M. Vénizélos rendait compte, lors d'une allocution dramatisée retransmise en direct par les principaux médias audiovisuels d'un conseil des ministres tenu alors que les partenaires et créanciers du pays accentuent leur pression pour que la Grèce tienne ses engagements de redressement budgétaire.

La cession des actifs suivants au Fonds d'exploitation du patrimoine de l'Etat se poursuivra "à des rythmes très rapides pour tous les programmes arrivés à maturité", a-t-il ajouté.

Le pays "atteindra ses objectifs" en matière de privatisations, a-t-il insisté. Athènes s'était engagé au printemps à des cessions pour un montant de 50 milliards d'euros d'ici 2015, dont 5 milliards en 2011, afin de convaincre zone euro et Fonds monétaire international de continuer à protéger le pays de la faillite.

Le plan de privatisations, qui doit être piloté par le Fonds, où la zone euro et la Commission européenne auront des postes d'observateurs, concerne aussi les ports, les services postaux, le secteur de l'électricité et les banques.

Jugé très ambitieux, il peinait à démarrer, avec une seule cession jusque-là: une part des télécoms grecs Ote, entretenant l'impatience des créanciers du pays.

M. Vénizélos a aussi fait part de la décision du cabinet socialiste grec d'avancer sans tarder sur la réduction de la taille du secteur public, autre chiffon rouge social sur lequel le gouvernement tergiversait.

Les fusions ou suppressions annoncées de multiples organismes seront faites "ces prochaines semaines", tandis que la baisse du nombre des employés du secteur public doit être accélérée via la mise en chômage technique pour un an du personnel jugé surnuméraire, en prélude à des licenciements.

Suspendant vendredi un audit du pays entamé fin août, la troïka, délégation tripartite qui représente les créanciers du pays --UE, FMI et Banque centrale européenne (BCE)-- avait donné une dizaine de jours au pays pour avancer sur cet éventail de mesures, en vue du déblocage attendu cet automne d'une sixième tranche des prêts UE-FMI débloqués en mai 2010.

Alors que la zone euro traîne les pieds pour mettre en oeuvre son nouveau plan de sauvetage de la Grèce convenu le 21 juillet, la Grèce avait dû reconnaître vendredi un nouveau dérapage budgétaire, sur fond d'aggravation de la récession.

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