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AREVA : repli du carnet de commandes au premier semestre

Jeudi 28 Jul 2011 à 10:34

Areva a publié ses résultats semestriels, annoncé une baisse de son carnet de commandes en raison d'un ENVIRONNEMENT incertain et révisé à la baisse son scénario du marché nucléaire. Le groupe nucléaire public a réalisé sur les 6 premiers mois de l'exercice un résultat net de 351 millions d'euros contre 843 millions un an plus tôt. Au premier semestre 2010, la cession de l'activité de Transmission et Distribution avait entraîné une plus-value nette consolidée de 1 ,27 milliard d'euros. Le résultat opérationnel hors éléments particuliers s'élève à 62 millions d'euros, en recul de 151 millions.

Le chiffre d'affaires consolidé du groupe s'élève à 3,997 milliards d'euros, en repli de 3,9 % (- 1,6 % à données comparables). Le chiffre d'affaires du deuxième trimestre s'établit à 2,018 milliards, en baisse de 9,2 % (- 5,5 % à données comparables).

L'endettement financier net total du groupe s'élève à 2,772 milliards d'euros au 30 juin 2011 contre 3,672 milliards fin 2010. Cette réduction de 900 millions d'euros est due à l'effet positif des procédures finalisées avec Siemens pour un montant total de 1,082 milliard d'euros et à la cession de la participation d'Areva dans STMicroelectronics pour 696 millions d'euros, qui ont permis de compenser largement le cash-flow opérationnel libre de - 919 millions d'euros. Le gearing du groupe s'élève ainsi à 22% au 30 juin 2011, contre 28 % au 31 décembre 2010.

Au 30 juin 2011, le carnet de commandes du groupe s'élève à 43,1 milliards d'euros, en baisse de 1,082 milliard par rapport au 31 décembre 2010.

Concernant ses perspectives, Areva a indiqué que les conséquences de la catastrophe de Fukushima restaient, à ce jour, extrêmement difficiles à apprécier. Le groupe souligne que les principales agences nucléaires (AIEA, WNF, OECD,...) n'ont pas publié de prévisions post Fukushima dans les délais d'arrêté des comptes.

Les conséquences à moyen et long terme pour Areva de ces événements sont encore en cours d'analyse par le groupe à la date d'arrêté des comptes semestriels. Elles concernent toutes les activités du cycle du nucléaire ainsi que les énergies renouvelables et leur évaluation par le groupe, une fois celle-ci effectuée, sera intégrée dans le plan stratégique qui doit être établi au cours du second semestre.

AOF - EN SAVOIR PLUS

=/Les points forts de la valeur/=

- Le groupe public (détenu à 97% par l'Etat) se répartit désormais entre les Mines d'uranium, l'Amont (enrichissement, fabrication du combustible), les Réacteurs et Services, l'Aval (traitement et recyclage des déchets nucléaires) et les Energies Renouvelables ;

- Ce nouveau mode d'organisation vise à tirer « le meilleur parti du modèle intégré » d'Areva, qui consiste à associer toutes les activités de la chaîne du nucléaire, des mines d'uranium au traitement des déchets, en passant par la construction des réacteurs ;

- Le plan stratégique lancé en 2005 a porté ses fruits : Areva a renforcé ses positions dans l'ensemble du cycle nucléaire ;

- La cotation, depuis fin mai 2011, sous forme d'actions ordinaires (en remplacement des certificats d'investissement - CI) va accroître significativement le flottant et renforcer, avec l'attribution de droits de vote contrairement aux CI, l'attrait du titre pour des investisseurs stratégiques.

=/Les points faibles de la valeur/=

- Le débat sur la s-reté nucléaire est relancé après le dramatique séisme au Japon et ses conséquences sur les centrales de l'archipel ; la sortie de l'Allemagne du nucléaire a pesé sur la valeur ;

- La participation dominante de l'Etat français dans le capital social d'Areva reste une source d'incertitudes considérables pour les investisseurs ;

- Il n'existe pas de comparable coté ce qui rend le dossier parfois peu visible pour les investisseurs ;

- L'activité d'Areva nécessite de très importants investissements, notamment en amont ;

- Areva affiche un cash-flow opérationnel négatif. La situation financière de l'industriel reste contrainte ;

- La construction de réacteurs n'est pas rentable. Cette activité était en perte opérationnelle, même avant les provisions du chantier finlandais. Le groupe propose des réacteurs de troisième génération appelés EPR, qui sont encore des prototypes ;

- Depuis le début du chantier de l'EPR, le groupe a été contraint de passer des provisions supplémentaires (et conséquentes) à de nombreuses reprises. Les analystes en attendent de nouvelles d'ici à l'achèvement du chantier. La visibilité reste donc faible sur ce dossier.

=/Comment suivre la valeur/=

- Le débat sur la s-reté nucléaire est à suivre ; la dimension politique de la valeur s'en trouve encore renforcée ;

- Areva peut encore être considérée comme une valeur de restructuration ;

- Anne Lauvergeon, l'emblématique présidente d'Areva depuis l'an 2000 et artisante de la fusion entre Framatome et Cogema, est remplacée par le numéro deux du groupe, Luc Oursel. Anne Lauvergeon, dont le mandat s'achevait à la fin de juin 2011, était donnée partante depuis un an et la question de son remplacement a souvent animé la valeur ;

- Une première recapitalisation de 900 millions d'euros a enfin été bouclée en décembre 2010 avec une participation aux deux tiers de KIA, le fonds souverain koweitien ;

- Les finances du groupe sont en train de s'améliorer avec l'arrivée de nouveaux

investisseurs et les cessions des participations dans Safran et STMicroelectronics ;

- Le projet de filialisation de la branche minière est à suivre ;

- Areva et EDF sont historiquement imbriquées. Areva est le premier fournisseur d'EDF et EDF son premier client. Mais leur relation n'est plus exclusive et les deux groupes sont en désaccord sur deux contrats. L'une des brouilles, dans le traitement du combustible usé, a été résolue. L'autre, l'enrichissement d'uranium, est encore en discussion.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Services aux collectivités

Le deuxième acteur mondial dans le domaine de l'électricité est né. Deux ans après la fusion entre Gaz de France et Suez, GDF Suez vient de reprendre le britannique International Power. Il est ainsi propulsé du neuvième au deuxième rang des producteurs mondiaux d'électricité, derrière EDF. Il devient également le leader mondial des groupes de services aux collectivités (utilities) en tenant compte de la production de gaz. Toutefois, cette opération va accroître la dette de GDF Suez, qui va passer de 33,5 à 42,4 milliards d'euros. Le groupe français compte donc lancer des cessions de 4 à 5 milliards d'euros.

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