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ARCELORMITTAL : hausse de 21,5% de l'Ebitda au deuxième trimestre

Mercredi 27 Jul 2011 à 08:53

ArcelorMittal a publié des résultats trimestriels solides mais dévoilé des prévisions prudentes. Au deuxième trimestre de son exercice 2011, le numéro un mondial de l'acier a réalisé un résultat brut d'exploitation (EBITDA) en hausse de 21,5% à 3,4 milliards de dollars, dans le haut de la fourchette des prévisions d'analystes. Le chiffre d'affaires a de son côté grimpé de 24,7% à 25,1 milliards de dollars, soutenu par la hausse des prix de vente de l'acier.

Mais le géant du secteur prévoit un repli de son Ebitda au troisième trimestre en raison du traditionnel ralentissement d'activité estival. Le groupe anticipe un chiffre compris entre 2,4 et 2,8 milliards de dollars.

"Bien que le troisième trimestre devrait être quelque peu impacté par les facteurs saisonniers, ceux-ci ne devraient pas être aussi prononcés que l'an dernier et la performance de l'ensemble du groupe du second semestre de 2011 devrait se comparer avantageusement à celle du second semestre de 2010", a toutefois assuré le PDG Lakshmi Mittal.

Les expéditions d'acier, qui sont restées pratiquement stables au deuxième trimestre à 22,2 millions de tonnes, devraient être sur la fin de l'année supérieures à ce qu'elles étaient sur le second semestre 2010.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- ArcelorMittal est le numéro un mondial de la sidérurgie. C'est un acteur global présent à la fois dans l'extraction minière et dans la distribution des produits sidérurgiques, ce qui lui confère un avantage concurrentiel conséquent ;

- La forte intégration verticale du groupe est considérée comme un atout ;

- Le groupe opère un recentrage stratégique sur les pays émergents, Brésil et Inde en tête, ainsi que sur les activités minières (activités en amont) ;

- Le scission de son activité Acier Inoxydable (cotée en Bourse depuis début 2011 sous le nom d'Aperam) améliore le statut boursier du groupe ;

- ArcelorMittal a rassuré la communauté financière sur son endettement et sa réactivité pour adapter son outil de production ;

- La reprise le 29 novembre 2010 du programme des rachats d'actions, et ce jusqu'au 1er décembre 2011, devrait mécaniquement soutenir le cours de Bourse. Cette décision rassure également sur la solidité du bilan du groupe ;

- Compte tenu des efforts effectués sur les coûts, l'effet de levier sur les résultats sera très important en phase de reprise de l'activité. Le titre est un bon sous-jacent pour jouer la reprise de l'économie mondiale, en particulier celle des pays émergents.

Les points faibles de la valeur

- Les résultats du groupe sont très volatils ;

- La faiblesse de la reprise en Europe pèse sur le cours d'ArcelorMittal ;

- Les surcapacités industrielles en Europe et aux Etats-Unis pèsent sur les prix de l'acier ;

- Le retour aux niveaux d'activité atteints avant la crise est prévu au plus tôt en 2012 ou 2013. La prudence reste donc de mise, d'autant que la croissance chinoise décélère. Or, la Chine représente 40% de la consommation mondiale d'acier ;

- L'un des défis est de répercuter la totalité des hausses de coûts sur les clients ;

- La mise en place d'un nouveau mécanisme de fixation des prix, trimestriel et non plus annuel, menace les marges, selon les analystes.

Comment suivre la valeur

- ArcelorMittal est une valeur cyclique, dont le cours amplifie les évolutions du marché (à la hausse comme à la baisse). Sa volatilité peut être élevée ;

- L'évolution du prix des matières premières composant l'acier est à surveiller de près. En particulier celui du minerai fer, qui représente environ 30% des coûts d'achats des producteurs d'acier ;

- Le groupe met en avant son activité minière et espère ainsi redynamiser son cours de bourse.

- La politique d'acquisition du groupe, notamment dans le minerai de fer, est à suivre.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Produits de base - Métaux

Selon des données de Bloomberg, depuis début 2010, 290 transactions ont eu lieu dans le secteur aurifère, pour un total de 38,4 milliards de dollars. Goldcorp veut fusionner avec le groupe de mines d'or Andean pour 3,6 milliards de dollars canadiens. Cette opération intervient dans un contexte où le cours de l'or a dépassé les plus hauts atteints en juin dernier, au-dessus de 1.300 dollars l'once. Cet été, le canadien Kinross Gold s'est rapproché de Red Back Mining, à travers une opération de plus de 7 milliards de dollars. Auparavant, le rapprochement entre Newcrest Mining et Lihir Gold a donné naissance au cinquième producteur mondial de ce métal précieux. Le secteur minier dans son ensemble est soumis à une vague de fusions-acquistions. Dernier en date, BHP-Billiton cherche à acquérir le producteur canadien d'engrais Potash pour 43 milliards de dollars. Toutefois, les analystes estiment que le temps des OPA géantes est fini car les grandes sociétés minières vont poursuivre leur assainissement financier. Elles pourront ainsi mener des acquisitions de sociétés spécialisées dans un seul minerai et qui n'ont pas les capacités d'en assumer des investissements.

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