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SCHNEIDER ELECTRIC : offre sur Telvent prolongée

Vendredi 22 Jul 2011 à 10:40

Schneider Electric a prolongé son offre sur la société espagnole cotée au Nasdaq Telvent au jeudi 4 août 2011 contre le jeudi 21 juillet initialement. Le groupe français n'a pas encore reçu le feu vert des autorités réglementaires européennes. L'opération est un succès puisque le 19 juillet, 97% des actions Telvent avaient été apportées à l'offre de Schneider Electric.

Début juin, Schneider Electric a annoncé l'acquisition de Telvent, acteur majeur des logiciels et des solutions informatiques à forte valeur ajoutée dédiés à la gestion en temps réel d'infrastructures critiques dans les secteurs de l'électricité, du pétrole et du gaz, du traitement des eaux ainsi que du transport.

Le groupe français a fait une offre d'achat en numéraire pour la totalité des actions du groupe espagnol coté au Nasdaq à un prix de 40 dollars par action, soit une prime de 36% par rapport au prix moyen sur les 3 derniers mois. Ce qui représente une valeur d'entreprise de 2 milliards de dollars.

Telvent a publié un chiffre d'affaires 2010 d'environ 753 millions d'euros et un ebitda retraité de 115 millions d'euros.

Le groupe français évalue l'impact potentiel total des synergies commerciales et des synergies de coûts sur l'ebita à 50 à 60 millions d'euros d'ici à 2016, dont les deux tiers devraient être réalisés d'ici à 2014.

AOF - EN SAVOIR PLUS

=/Les points forts de la valeur/=

- Schneider figure parmi les premiers fabricants mondiaux d'équipements de distribution électrique basse et moyenne tension (principalement sous les marques Merlin Gerin et Square D), d'automatismes industriels et d'équipements d'énergie sécurisé. C'est donc un spécialiste de la gestion de l'énergie ;

- Le groupe fournit des équipements pour des marchés diversifiés aux cycles différents, de l'industrie aux infrastructures. Cela lui permet d'amortir les chocs conjoncturels. Mais Schneider a aussi nettement réduit son exposition au secteur ultra cyclique du bâtiment ;

- Le groupe bénéficie de positions solides dans les pays émergents (37% du CA). Il devrait, en particulier, tirer parti de sa présence en Asie, notamment en Chine. Il ambitionne de devenir le leader des nouvelles économies en 2011, date à laquelle il compte réaliser la moitié de ses coûts de production dans les pays émergents ;

- Le groupe est très bien positionné sur l'efficacité énergétique (30% du CA), un marché en plein essor. Le président du directoire, Jean-Pascal Tricoire, mise beaucoup sur le smart et le green grid - l'électricité intelligente et verte. Le groupe élargit ainsi considérablement sa cible de clientèle en se positionnant aussi bien auprès des producteurs d'énergie (par exemple, pour convertir l'énergie solaire), que des entreprises et des particuliers (la domotique) ;

- La nouvelle donne énergétique avec la catastrophe nucléaire au Japon pourrait encore renforcer les perspectives du secteur de l'efficacité énergétique ;

- L'acquisition d'une partie de l'activité d'Areva T&D, autofinancée en intégralité, permet à Schneider Electric, déjà présent dans la distribution d'électricité, de devenir le deuxième acteur mondial sur le marché de la moyenne tension électrique, devant Siemens et juste après ABB. Cela devrait conduire à une revalorisation du titre ;

- La situation financière est saine.

Les points faibles de la valeur/=

- Le titre a fortement rebondi en 2009 et 2010 pour signer de nouveaux plus hauts historiques. Il fait partie de la petite poignée de valeurs du CAC 40 en nette hausse sur cinq ans (+35% à fin mars 2011). Certains analystes estiment que Schneider est déjà correctement valorisé ;

- La dynamique de croissance va ralentir en 2011, ce qui pourrait ralentir la progression de la valeur ; la direction table sur une croissance de l'activité de +6% à +9% contre +10% à +12% sur les trois derniers trimestres. La marge EBITA progressera plus faiblement qu'en 2010 en raison de la hausse des matières premières et du ralentissement des gains de productivité ;

- Schneider pâtit d'un cycle d'activité court (avec un carnet de commandes qui ne représente que 1 à 2 mois de ventes), ce qui nuit à la visibilité ;

- Même si les perspectives de long terme de la transmission restent favorables, en raison de l'accroissement de la demande d'énergie dans le monde, ce marché est également caractérisé par une augmentation de la concurrence et une pression sur les prix.

Comment suivre la valeur

- La gestion de l'énergie est peu connue du grand public. Les métiers de Schneider peuvent donc être difficiles à appréhender pour les investisseurs ;

- Les équipementiers électriques sont sensibles à l'évolution du marché immobilier. De plus, par sa présence en Europe et en Amérique du Nord (environ 65% du CA), le groupe est très sensible à l'évolution de la conjoncture sur ces deux continents ;

- Schneider Electric est dépendant des variations de change : le groupe réalise environ 40% de ses recettes dans la monnaie américaine et dans des devises liées (yuan, etc.). La variation des prix des matières premières influe également sur la rentabilité du groupe ;

- Plusieurs rumeurs d'acquisition ont circulé sur le marché en avril, notamment celle d'un intérêt pour Tyco, le leader mondial des produits et services de sécurité électronique pour le marché de la construction. Mais les analystes ont accueilli avec prudence cette rumeur. Une telle opération réduirait l'exposition du groupe aux émergents et à l'efficacité énergétique ;

- Schneider souhaitant sensiblement accélérer sa présence dans les pays émergents, les acquisitions du groupe dans cette zone sont également à surveiller.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Biens d'équipement

Alors qu'initialement ils prévoyaient une deuxième mauvaise année en 2010, les professionnels de la mécanique et de la machine-outil en France prévoient désormais une légère amélioration. La Fédération des industries mécaniques (FIM) estime que le redressement de la production dans l'Hexagone devrait se situer entre 3% et 5% cette année par rapport à 2009. En début d'année, elle s'attendait plutôt à une baisse de 5% par rapport à une année 2009 durant laquelle la production avait déjà chuté de 15%. Les statistiques de l'Insee confirment qu'un point bas a été atteint car, au second trimestre, les investissements des entreprises ont contribué positivement au PIB pour la première fois depuis le premier trimestre 2008. D'après le ministère de l'Industrie, les industriels français anticipent une hausse de 5% de leurs investissements en 2010 après une chute de 21% en 2009. Dans le BTP, le Seimat, le syndicat qui représente les importateurs de machines, anticipe un redressement de 10% de l'activité cette année, même si les perspectives sont encore floues.

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