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A suivre aujourd'hui... PPR

Mardi 05 Jul 2011 à 08:05

PPR est devenu actionnaire majoritaire de Sowind Group, l'une des dernières manufactures horlogères suisses indépendantes. Les deux groupes ont annoncé le lancement d'une augmentation de capital réservée de Sowind Group, entièrement souscrite par PPR, au terme de laquelle ce dernier deviendra actionnaire majoritaire de la société avec 50,1 % du capital. PPR détenait déjà 23% du capital, sur la base d'un accord de partenariat stratégique signé en 2008 avec Sowind Group, alors contrôlé par Luigi Macaluso depuis 1992.

François-Henri Pinault a déclaré : « Cette opération renforce le pôle Luxe de PPR sur le segment de la haute horlogerie, grâce au potentiel d'une marque aussi prestigieuse que Girard-Perregaux. Elle va permettre de soutenir la croissance internationale de Sowind Group, aussi bien au niveau du développement des produits qu'en matière de distribution à l'échelle mondiale ».

François-Henri Pinault devient Président de Sowind Group, aux côtés de Monica Mailander Macaluso, Vice-Présidente.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- Avec l'arrivée de François-Henri Pinault (fils du fondateur) à la tête du groupe en 2005, PPR a pris un nouveau virage stratégique. Le nouveau dirigeant souhaite construire un grand groupe spécialisé dans l'équipement de la personne, autour de deux piliers : Gucci dans le luxe et Puma pour le pôle « Sport & Life Style » ;

- Le portefeuille d'activités du groupe inclut des marques mondiales puissantes ;

- Gucci (67% du CA du pôle luxe) est une marque mondiale, bien implantée dans les pays émergents et bénéficiant d'un taux de notoriété spontanée très élevé ;

- Le recentrage sur le métier du luxe a permis à PPR d'inclure une activité bénéficiant d'une forte marge opérationnelle courante comparée à celle de l'ensemble du groupe ;

- L'internationalisation permet au groupe de diversifier ses sources de revenus et de limiter les effets de la crise en Europe de l'Ouest et en Amérique du Nord ;

- La capacité de PPR à générer de la trésorerie est importante. La cession de 58% du capital de la CFAO (introduite en Bourse fin 2009) a permis de réduire la dette. Celle-ci représente désormais moins de la moitié des fonds propres.

Les points faibles de la valeur

- Le pôle luxe représente encore moins de 20% du chiffre d'affaires total et ne permet pas de compenser les effets de la crise sur les activités de distribution ;

- La Redoute connaît des difficultés structurelles et est engagée dans une stratégie de repositionnement ;

- La politique de recentrage n'est pas achevée : la Fnac et Redcats (La Redoute) ne présentent pas assez d'atouts aujourd'hui pour être vendues à un prix intéressant. Le processus de cession ne devrait se concrétiser que dans deux ou trois ans. En conséquence, la politique de croissance externe s'en trouve limitée ;

- Les analystes jugent la valorisation en Bourse excessive. La valeur a gagné près de 50% en 2010, tirée par l'engouement des investisseurs pour le secteur du luxe. Mais PPR n'est pas un « pure player ». Les incertitudes sur l'évolution du portefeuille de marques et d'enseignes pèsent désormais sur la valeur.

Comment suivre la valeur

- PPR tire encore une large part de ses revenus de la distribution et dépend donc de la consommation, elle-même liée au moral des ménages ;

- La stratégie est de conserver un groupe équilibré entre le grand public et le luxe. PPR ne sera jamais un pure player du luxe ;

- Gucci est comme l'ensemble du secteur du luxe dépendant de l'évolution du dollar et du yen ;

- La cession des actifs de distribution permettrait, selon les analystes, de réaliser une acquisition véritablement structurante et/ou un rachat des minoritaires de Puma à terme. Les noms de Quicksilver et Billabong ont été avancés dans la presse pour renforcer le pôle « Sport & Life Style ».

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Distribution spécialisée

Selon l'Institut Français de la mode (IFM), les ventes d'habillement sur internet ne cessent de se développer. A fin juin, elles ont bondi de 30% sur un an. Elles représentent désormais 8,6% du marché français de l'habillement. De plus en plus d'acteurs développent leur site de ventes : le dernier en date est l'enseigne Zara. Néanmoins, la mode féminine étant vendue sur Internet à un prix qui est 11% inférieur en moyenne au reste du marché, se pose le problème de la viabilité des points de vente classiques. L'essor de la commande par Internet représente un changement important pour les acteurs de la vente par correspondance (VPC). Selon le président de Redcats, entre 70% et 80% du chiffre d'affaires du groupe est désormais réalisé en ligne. La possibilité de faire du shopping depuis un téléphone mobile devrait encore accélérer cette mutation. Ainsi environ 600.000 applications I-Phone pour le site Vente-Privée.com auraient été téléchargées depuis son lancement en juin. Grâce à Internet, certains experts estiment que, d'ici à 5 ans, la vente à distance devrait peser au moins 15% à 20% des ventes d'habillement en France.

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Mots-clés : Consommation   Crise   Dollar   Fonds propres   Sowind   Strata  
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