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AREVA va recevoir 648 millions d' euros de SIEMENS

Vendredi 20 Mai 2011 à 08:42

Siemens a été condamné par un tribunal arbitral à verser 648 millions d'euros à son ancien partenaire Areva pour avoir formé une alliance nucléaire avec le Russe Rosatom. Le conglomérat allemand a annoncé en 2009 son retrait d'Areva NP et la vente de sa participation de 34% dans cette société à son partenaire français. Mais les termes de la cession n'ont pas convenu à Areva, d'autant qu'au même moment, Siemens négociait un partenariat avec le russe Rosatom. Areva avait alors lancé une procédure d'arbitrage contre Siemens.

AOF - EN SAVOIR PLUS

=/Les points forts de la valeur/=

- Le groupe public (détenu à 97% par l'Etat) se répartit désormais entre les Mines d'uranium, l'Amont (enrichissement, fabrication du combustible), les Réacteurs et Services, l'Aval (traitement et recyclage des déchets nucléaires) et les Energies Renouvelables ;

- Ce nouveau mode d'organisation vise à tirer « le meilleur parti du modèle intégré » d'Areva, qui consiste à associer toutes les activités de la chaîne du nucléaire, des mines d'uranium au traitement des déchets, en passant par la construction des réacteurs ;

- Le plan stratégique lancé en 2005 a porté ses fruits : Areva a renforcé ses positions dans l'ensemble du cycle nucléaire.

=/Les points faibles de la valeur/=

- Le débat sur la s-reté nucléaire est relancé après le dramatique séisme au Japon et ses conséquences sur les centrales de l'archipel. La valeur en a lourdement pâti. Les perspectives de résultats 2011 pourraient s'en trouver affaiblies ;

- La participation dominante de l'Etat français dans le capital social d'Areva reste une source d'incertitudes considérables pour les investisseurs ;

- Il n'existe pas de comparable coté ce qui rend le dossier parfois peu visible pour les investisseurs ;

- L'activité d'Areva nécessite de très importants investissements, notamment en amont ;

- Areva affiche un cash-flow opérationnel négatif. La situation financière de l'industriel reste contrainte ;

- La construction de réacteurs n'est pas rentable. Cette activité était en perte opérationnelle, même avant les provisions du chantier finlandais. Le groupe propose des réacteurs de troisième génération appelés EPR, qui sont encore des prototypes ;

- Depuis le début du chantier de l'EPR, le groupe dirigé par Anne Lauvergeon a été contraint de passer des provisions supplémentaires (et conséquentes) à de nombreuses reprises. Les analystes en attendent de nouvelles d'ici à l'achèvement du chantier. La visibilité reste donc faible sur ce dossier.

=/Comment suivre la valeur/=

- Le débat sur la s-reté nucléaire est à suivre ; la dimension politique de la valeur s'en trouve encore renforcée ;

- Areva peut encore être considérée comme une valeur de restructuration ;

- Une première recapitalisation de 900 millions d'euros a enfin été bouclée en décembre 2010 avec une participation au deux tiers de KIA, le fonds souverain koweitien ;

- Les finances du groupe sont en train de s'améliorer avec l'arrivée de nouveaux

investisseurs et les cessions des participations dans Safran et STMicroelectronics ;

- Le marché spécule régulièrement sur le départ prochain d'Anne Lauvergeon, la médiatique dirigeante d'Areva. Son mandat prend fin en juin 2011 ;

- Le projet de filialisation de la branche minière est à suivre ;

- A suivre également le projet de cotation d'actions ordinaires et d'attribution de droits de vote aux porteurs de certificats d'investissement. Cela devrait permettre, à moyen terme, d'accroître significativement le flottant et de renforcer l'attrait du titre pour des investisseurs stratégiques ;

- Areva et EDF sont historiquement imbriquées. Areva est le premier fournisseur d'EDF et EDF son premier client. Mais leur relation n'est plus exclusive et les deux groupes sont en désaccord sur deux contrats. L'une des brouilles, dans le traitement du combustible usé, a été résolue. L'autre, l'enrichissement d'uranium, est encore en discussion.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Services aux collectivités

Le deuxième acteur mondial dans le domaine de l'électricité est né. Deux ans après la fusion entre Gaz de France et Suez, GDF Suez vient de reprendre le britannique International Power. Il est ainsi propulsé du neuvième au deuxième rang des producteurs mondiaux d'électricité, derrière EDF. Il devient également le leader mondial des groupes de services aux collectivités (utilities) en tenant compte de la production de gaz. Toutefois, cette opération va accroître la dette de GDF Suez, qui va passer de 33,5 à 42,4 milliards d'euros. Le groupe français compte donc lancer des cessions de 4 à 5 milliards d'euros.

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Mots-clés : Areva   Euros   Fusion   Gdf suez   A  
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