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La valeur du jour à Wall Street - NETFLIX joue les perturbateurs

Mercredi 16 Mar 2011 à 17:30

Netflix perd 1,02% à 214,90 dollars : le groupe qui domine largement le marché de la vidéo à la demande aux Etats-Unis s'apprêterait à acquérir une série de télévision originale, selon la presse américaine. Une telle transaction marquerait un changement de stratégie pour Netflix qui n'était jusqu'à présent qu'un intermédiaire entre créateurs de contenus et consommateurs. Premier à révéler cette information, le site Deadline indiquait que Netflix était prêt à payer plus de 100 millions de dollars pour deux saisons d'une série produite par le réalisateur David Fincher et l'acteur Kevin Spacey.

Une source proche des négociations contactée par le « New York Times » a cependant récusé un tel montant. Elle a précisé qu'il n'y avait pas encore d'accord et que s'il se concrétisait, le prix serait nettement moins élevé.

Netflix aurait fait une offre supérieure à celles des chaînes du câble HBO et AMC.

Selon le bureau d'études NPD, Netflix représente 61% des films qui ont été téléchargés ou visionnés en streaming légalement en janvier 2011 aux Etats-Unis. Cette domination inquiète de plus en plus les autres acteurs du secteur des médias, comme les groupes de télévision payante.

D'après un sondage réalisé par JPMorgan auprès d'internautes américains pour son étude sur les perspectives 2011 du secteur Internet, 28% des répondants avaient déclaré être prêts à abandonner leur abonnement aux programmes par satellite ou par câble pour obtenir leurs vidéos par Internet.

AOF - EN SAVOIR PLUS

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Communication - Medias

Les groupes avaient initialement choisi de ne pas faire payer leurs contenus en ligne, en misant sur les revenus publicitaires engendrés par l'audience. Ils revoient aujourd'hui leur position et mettent en place des systèmes de péage. Le britannique Times, appartenant au groupe News Corp., a choisi la formule du tout-payant sur le Web depuis le 1er juillet. Quant au New York Times, il introduira une formule payante début 2011. Il se dirige vers le freemium : une partie du contenu du site est gratuite tandis que l'autre est payante. En France, plusieurs quotidiens généralistes ont opté pour cette formule. En septembre 2009, Libération a rendu payants sur son site des articles de son quotidien papier. LeFigaro.fr a également introduit un système d'abonnement en février. LeMonde.fr, l'un des premiers à avoir facturé des contenus en 2002, réserve désormais les articles de son quotidien papier à la version payante de son site. Ces acteurs espèrent ainsi rentabiliser une audience qui s'établit à plusieurs millions de visiteurs uniques mensuels et éviter la cannibalisation des contenus des versions papier.

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