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La Belgique pas menacée de devoir demander une aide financière

Samedi 04 Déc 2010 à 16:20

La Belgique se porte plutôt bien et n'est pas menacée de devoir faire appel à une aide financière extérieure, comme la Grèce et l'Irlande, a affirmé samedi son ministre des Finances Didier Reynders, alors que la situation du pays suscite à son tour des inquiétudes sur les marchés.

"Nous n'avons pas de vrai problème en Belgique pour l'instant (...) en raison de notre bonne situation", a affirmé M. Reynders à des journalistes qui l'interrogeaient sur le risque de contagion de la crise financière à son pays, du fait de l'incertitude politique qui y règne depuis des mois.

"Non seulement nous sommes en ligne avec l'évolution en Allemagne", a-t-il souligné, en faisant allusion à la forte capacité exportatrice de la Belgique, mais "en Belgique nous bénéficions d'un niveau très correct de déficit et troisièmement, notre situation économique est bonne".

"Nous finirons l'année avec un déficit budgétaire de 4,7% du PIB" et "quant à la dette son niveau est inférieur à celui du programme de stabilité" que la Belgique s'est fixé en accord avec l'UE, étant en dessous des 100% du PIB, a-t-il rappelé.

"Nous sommes l'un des rares pays à être en ligne avec le programme de stabilité" qu'il s'est fixé en matière de déficit public et de dette, a ajouté M. Reynders.

Le ministre a fait valoir que les taux d'emprunt d'Etat belge négociés sur les marchés étaient redescendus après avoir atteint des records en début de semaine, et que le coût des CDS pour la Belgique --des assurances contre le risque de défaut d'un Etat ou d'une entreprise-- étaient à un niveau raisonnable.

Le gouvernement dont M. Reynders est l'un des vice-Premier ministres se contente d'expédier les affaires courantes depuis six mois, à cause de l'impossibilité jusqu'à présent des deux grandes communautés francophone et flamande du pays à s'entendre pour une réforme des institutions, préalable à la formation d'un nouveau cabinet.

Cette paralysie, ajoutée à une dette publique nationale qui atteint presque 100% du PIB, a fait craindre que la Belgique ne soit le prochain domino sur la liste des pays de la zone euro contraints de faire appel à une aide financière extérieure pour se renflouer.

La Grèce et l'Irlande ont déjà connu ce sort. Le Portugal et l'Espagne, mais aussi la Belgique, voire l'Italie, sont à présent dans le collimateur des marchés.

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