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Stupeur et indignation en Allemagne sur le référendum grec

Mardi 01 Nov 2011 à 13:52

La fédération allemande des banques privées (BdB) a estimé mardi que le projet grec de référendum sur l'accord européen était "tout sauf un cadeau", à l'unisson avec plusieurs responsables politiques.

"L'intention du gouvernement grec d'organiser un référendum sur les mesures d'aide (décidées lors du sommet européen de la semaine dernière) a augmenté l'inquiétude sur les marchés", selon le BdB, qui craint que d'"importants détails" du plan ne soient "reportés, voire au pire gelés".

"Pour la stabilisation de la situation qui est difficile comme avant, cette incertitude qui va probablement perdurer pendant des semaines est tout sauf un cadeau", a encore estimé le BdB.

Les Bourses européennes et surtout les valeurs bancaires étaient en chute mardi après l'annonce lundi soir par le Premier ministre grec Georges Papandréou d'un référendum début 2012 sur le plan d'aide européen pour son pays élaboré la semaine dernière à Bruxelles.

Rainer Brüderle, ex-ministre de l'Economie et chef de file des députés libéraux, qui participent à la coalition de la chancelière Angela Merkel, s'est lui dit "irrité par cette manoeuvre étrange" dans un entretien à la radio Deutschlandfunk.

"C'est comme essayer d'échapper à ce que l'on a soi-même négocié", a critiqué M. Brüderle, en jugeant probable une "banqueroute" de la Grèce en cas de victoire du "non" au référendum.

Plus acerbe encore, le spécialiste des questions européennes de la CSU, branche bavaroise de la CDU de Mme Merkel, Markus Ferber, a qualifié lui l'annonce de M. Papandréou de "folie politique et idiotie économique", dans un entretien au quotidien Die Welt.

Visiblement pris de court par l'annonce de M. Papandréou, le gouvernement allemand s'était contenté lundi soir d'un bref communiqué rédigé par le ministère des Finances.

"Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernements européens la semaine dernière a formulé des attentes claires", selon lesquelles "le deuxième plan d'aide à la Grèce doit être en place d'ici la fin de l'année", rappelle sèchement le communiqué.

"L'annonce d'un possible référendum en Grèce est une évolution de politique intérieure dont nous n'avons pas été officiellement informés et que nous ne pouvons donc commenter", poursuit Berlin.

Le président français Nicolas Sarkozy devait s'entretenir mardi à la mi-journée avec la chancelière Angela Merkel par téléphone sur ce nouveau rebondissement en Grèce.

Le chef de file des euro-députés socialistes, Martin Schulz, a lui adopté un ton plus mesuré, dans un entretien avec le site internet du magazine Der Spiegel: M. Papandréou, également socialiste, "veut solliciter l'approbation du peuple. Je peux le comprendre".

Le meneur des députés Verts Jürgen Trittin a lui estimé que "l'Europe abordait une phase à hauts risques", lors d'un point de presse.

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