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A SUIVRE AUJOURD'HUI... AREVA

Vendredi 10 Sep 2010 à 08:23

L'Etat a lancé un appel d'offre pour trouver dans les prochains jours une banque-conseil chargée de réfléchir à l'avenir du pôle minier d'Areva, rapporte ce matin "Les Echos". 'La mission de la banque retenue sera d'étudier les différentes options pour cette activité très gourmande en capitaux, les valorisations possibles et de mener les éventuelles opérations décidées par l'Etat", indique le journal. Toutes les hypothèses seraient ouvertes, de l'introduction en Bourse à l'entrée au capital de clients comme EDF, en passant par un partenariat industriel.

En cas d'introduction en Bourse, les valorisations varient fortement, de 4 à 8 milliards d'euros, écrit "Les Echos".

De plus, la banque-conseil pourrait étudier les synergies éventuelles entre Areva Mines et Eramet, dont le groupe nucléaire public détient 26%.

AOF - EN SAVOIR PLUS

=/Les points forts de la valeur/=

- Présent sur toute la chaîne nucléaire, Areva est bien placé pour tirer parti de la « renaissance » du nucléaire dans le monde.

- Le plan stratégique lancé en 2005 a porté ses fruits : Areva a renforcé ses positions dans l'ensemble du cycle nucléaire.

- Le groupe public (détenu à 97% par l'Etat) se répartit désormais entre les mines d'uranium, l'amont (enrichissement, fabrication du combustible), les réacteurs et services, l'aval (traitement et recyclage des déchets nucléaires), les énergies renouvelables et T&D (en cours de cession pour 3,3 milliards d'euros à Schneider et Alstom).

- Ce nouveau mode d'organisation vise à tirer «le meilleur parti du modèle intégré» d'Areva, qui consiste à associer toutes les activités de la chaîne du nucléaire, des mines d'uranium au traitement des déchets, en passant par la construction des réacteurs.

=/Les points faibles de la valeur/=

- Pour saisir les opportunités sectorielles, le groupe a besoin de considérables financements. Il doit investir près de 2,5 milliards d'euros par an en moyenne entre 2009 et 2012. Or, l'Etat, son actionnaire majoritaire, n'a pas les moyens de soutenir le développement de la société. L'ouverture du capital est sans cesse repoussée.

- Areva affiche un cash-flow opérationnel négatif (plus de 900 millions d'euros). La situation financière de l'industriel est contrainte. Plusieurs mesures (cessions, augmentations de capital, émissions obligataires) visent à améliorer la situation. Mais elles tardent à se concrétiser. Seule la cession de T&D est engagée.

- L'agence de notation Standard & Poor's a abaissé le 28 juin de deux crans la note d'Areva à « BBB+ », contre « A ». L'agence, qui avait mis la note sous surveillance le 14 avril dernier, estime que « la profitabilité du groupe va restée déprimée au cours des deux prochaines années ». Cette dégradation pourrait entraîner des difficultés pour Areva à trouver des financements sur le marché obligataire.

- La construction de réacteurs n'est pas rentable. Cette activité était en perte opérationnelle, même avant les provisions du chantier finlandais. Le groupe propose des réacteurs de troisième génération appelés EPR, qui sont encore des prototypes.

- Depuis le début du chantier de l'EPR, le groupe dirigé par Anne Lauvergeon a été contraint de passer des provisions supplémentaires à de nombreuses reprises. Celle validée de 400 millions d'euros fin juin est la huitième, alors que le montant des sept autres atteint quelque 2,3 milliards d'euros.

- Les analystes jugent probable l'enregistrement de nouvelles provisions d'ici à l'achèvement du chantier, puisqu'il reste encore deux ans et demi de construction avant la mise en exploitation du réacteur, et donc autant de temps pour enregistrer de nouveaux retards.

- La visibilité reste donc faible sur ce dossier.

=/Comment suivre la valeur/=

- Areva peut encore être considérée comme une valeur de restructuration.

- Le dossier est éminemment politique.

- Le marché spécule régulièrement sur le départ prochain d'Anne Lauvergeon, la médiatique dirigeante d'Areva.

- Le marché attend de connaître les conclusions du rapport que la mission de réflexion sur l'organisation de la filière nucléaire a remis au printemps à Nicolas Sarkozy. Présidée par l'ancien président d'EDF François Roussely, elle doit aider les acteurs du secteur à mieux travailler ensemble, notamment EDF et Areva. Il faut aussi trouver un mode de fonctionnement adéquat pour gagner des appels d'offres à l'international après l'échec récent au Moyen-Orient. Enfin, le rapport devrait faire des suggestions sur la situation d'Areva.

- Areva et EDF sont historiquement imbriquées. Areva est le premier fournisseur d'EDF et EDF son premier client. Mais leur relation n'est plus exclusive et les deux groupes sont en désaccord sur deux contrats. L'une des brouilles, dans le traitement du combustible usé, a été résolue. L'autre, l'enrichissement d'uranium, est encore en discussion.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Services aux collectivités

Le projet de loi « Nome » («nouvelle organisation du marché de l'électricité») a été adopté le 15 juin 2010 par l'Assemblée nationale. Il soulève une forte résistance d'EDF, qui doit céder 20% de sa production à la concurrence. L'objectif est d'assurer le nouvel équilibre du système électrique français, principalement au bénéfice des concurrents d'EDF. Ces derniers devraient pouvoir revendre de l'électricité en France sans perdre de l'argent. Ce n'est actuellement pas le cas pour Poweo et Direct Energie par exemple. Ils ne peuvent pas, pour le moment, produire ou acheter de l'électricité à un prix inférieur au tarif réglementé appliqué aux particuliers. Ces opérateurs promettent en échange de proposer des services innovants, permettant notamment de maîtriser la consommation d'électricité. Le président d'EDF, Henri Proglio, prévient, lui, que la cession d'une partie de sa production à la concurrence ne se fera pas en dessous de son coût de revient, soit entre 42 et 45 euros par mégawattheure (MWh).

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