Les sites internet de musique en streaming peinent à se trouver un modèle | Bourse Reflex
Accueil > Actualités > Sociétés

Les sites internet de musique en streaming peinent à se trouver un modèle

Jeudi 05 Aoû 2010 à 14:14

Le placement en liquidation judiciaire du site de musique en "streaming" Jiwa témoigne des difficultés du secteur à trouver un modèle de développement viable, en raison notamment du coût que représente l'exploitation du catalogue des maisons de disques sur internet.

"Notre situation financière n'était pas bonne depuis un certain temps. Nous n'avons jamais réussi à trouver une formule pour atteindre l'équilibre", a expliqué à l'AFP Jean-Marc Plueger, cofondateur et président de Jiwa.

L'entreprise, créée en 2006, a été placée en liquidation judiciaire par le Tribunal de commerce de Paris le 29 juillet. Elle proposait gratuitement 4,8 millions de titres en écoute sans téléchargement.

Son homologue Deezer avait, de son côté, annoncé en juillet un partenariat avec Orange pour proposer ses services dans les offres de l'opérateur. Ce rapprochement "pourrait se traduire par la prise de participation minoritaire d'Orange dans le capital de Deezer", avaient annoncé les deux groupes dans un communiqué commun.

Deezer visait 100.000 abonnés à son offre payante (proposée à 4,99 euros et 9,99 euros) d'ici fin 2010, mais il n'en comptait mi-juillet que quelque 25.000, avait révélé une porte-parole.

Pour pouvoir proposer des chansons aux internautes, les sites doivent au préalable obtenir l'autorisation des maisons de disques. Pour ce faire, ils négocient un forfait qui assure un minimum de revenus aux détenteurs des droits, quelle que soit leur audience.

Ce "minimum garanti" est l'une des raisons qui "empêchent le secteur de pouvoir se développer convenablement en France", a estimé M. Plueger.

"En 2009, nous avons enregistré un chiffre d'affaires de l'ordre de 300.000 euros. Dans le même temps, nous devions verser un million d'euros aux maisons de disques", fait-il valoir.

Selon le cofondateur de Jiwa, ce sont les majors qui réclament le plus d'argent. A l'inverse, les indépendants, qui y voient une opportunité pour faire découvrir de nouveaux artistes, se montrent "moins gourmands".

Impossible cependant, poursuit-il, de ne pas mettre à disposition des internautes les titres les plus connus, sous peine de les voir se rendre chez un concurrent.

La secrétaire d'Etat à l'Economie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet a reconnu sur BFM qu'il y avait "actuellement un très gros problème d'asymétrie sur un marché qui est un marché privé".

"Ce sont les gros qui détiennent les catalogues (de musique) et la négociation est très difficile avec les petits diffuseurs que sont par exemple les web-radios", a-t-elle ajouté.

Sur le site de micro-blogging Twitter, la secrétaire d'Etat a, en outre, affirmé qu'elle voulait "accélérer la mise en oeuvre du rapport Zelnik", jugeant qu'il contenait "les bonnes réponses".

Dans son rapport remis début janvier, la mission Zelnik préconisait notamment la mise en place d'une gestion collective obligatoire des droits voisins perçus par les artistes-interprètes et les producteurs pour la mise à disposition de leur catalogue sur les sites de streaming et de téléchargement.

Le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep), qui représente les principaux producteurs de disques, avait fait part de son opposition à cette proposition, martelant qu'elle partait d'une "erreur de diagnostic".

Partager sur Facebook
Article Précédent :
Crédit Agricole achèterait le fonds...
Article Suivant :
Morgan Stanley lâcherait FrontPoint...

Ecrire un commentaire

J'accepte la charte et que mon commentaire soit publié sur BourseReflex.com 

Les autres actualités





Mots-clés : Euros   Placement   Jiwa   Zelnik  

Si vous passez un ordre de bourse sur le CAC40 le vendredi soir à 18h, quand sera t-il éxécuté?
Mon portefeuille virtuel

Initiez-vous à la gestion gratuitement et sans risque !

Ma liste de valeurs

Suivez l'évolution du cours de vos valeurs préférées !

Alerte email

Soyez immediatement informés


Retrait de Borloo
Jean-Louis Borloo a décidé de ne pas se porter candidat à l'élection présidentielle de 2012. Qu'en pensez-vous?