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La valeur du jour en Europe - YELL : les investisseurs voient rouge

Mardi 18 Mai 2010 à 16:00

Yell décroche de 19,34% à 38 pence après l'annonce de perspectives décevantes et du prochain départ du directeur général et du directeur financier. C'est notamment grâce à ces deux hommes que l'éditeur britannique d'annuaires téléphoniques avait échappé au dépôt de bilan. Le premier, John Condron, âgé de 60 ans, va partir à la retraite en mai. Le second, John Davis, souhaite lui donner une nouvelle direction à sa carrière. Il quittera la société une fois son successeur en place.

Au cours de l'exercice clos fin mars, Yell a enregistré une baisse de 15,9% à 599,5 millions de livres de son ebitda et de 11,5% à 2,122 milliards de livres de son chiffre d'affaires. A taux de change constants, l'activité a reculé de 13,8%. Le groupe a été victime de la crise du marché publicitaire.

En matière de perspectives, l'éditeur d'annuaires téléphoniques anticipe un repli d'environ 11% de ses ventes au premier trimestre à taux de change constants. Il a précisé que le déclin du chiffre d'affaires devrait être de même ampleur au second trimestre, en nette amélioration par rapport à sa performance d'il y a un an. « Même si leur confiance s'est améliorée, nos clients continuent d'hésiter à accroître leurs dépenses publicitaires », a indiqué le groupe. Yell compte enfin réaliser 60 millions de livres d'économies supplémentaires cette année.

Si les résultats étaient en ligne avec ses attentes, Credit Suisse se déclare déçu par les perspectives du groupe pour le deuxième trimestre. Résultat, l'analyste ne croit plus que Yell sera capable d'afficher une croissance organique positive sur un trimestre au cours de cet exercice.

(C.J)

AOF - EN SAVOIR PLUS

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Communication - Medias

Les éditeurs de presse envisagent le livre numérique comme une opportunité unique, susceptible de faire évoluer leur modèle économique. Apple, dont la tablette sera prochainement commercialisée aux Etats-Unis, a pris contact avec plusieurs éditeurs américains. Même si les revenus sont faibles, l'intérêt majeur est l'absence de coûts de fabrication et de distribution des journaux classiques, qui peuvent constituer jusqu'à 70% du prix d'un journal. Contrairement aux éditeurs de livres, qui ont adopté des standards communs pour leurs contenus, les éditeurs de presse n'ont pas encore adopté de standard numérique. Toutefois cinq grands éditeurs de magazine (Time Inc., News Corp., Condé Nast, Hearst et Meredith) ont créé un consortium, en décembre 2009, pour adopter un standard commun et un modèle de partage de revenus pour leurs éditions numériques. La filiale américaine de Lagardère Active, Hachette Filipacchi Media US, pourrait rejoindre cette alliance.

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