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La valeur du jour à Wall Street - DISNEY n'enchante guère les marchés

Mercredi 12 Mai 2010 à 17:23

Disney (+ 0,50% à 35,94 euros) sous-performe l'indice Dow Jones (+0,77%) malgré la publication de résultats trimestriels supérieurs aux attentes. Il est vrai que ses concurrents, News Corp et Time Warner avaient déjà annoncé la couleur : le secteur des médias connaît un bon début d'année. Certains analystes, JPMorgan notamment, ont été déçus par les résultats opérationnels des chaînes de télévision du groupe, comme ESPN qui est spécialisé dans le sport, en raison de la hausse des coûts des programmes.

Au deuxième trimestre, clos début avril, l'exercice fiscal 2009-2010 Disney a vu son bénéfice net bondir de 55% à 953 millions de dollars, ou 48 cents par action. Les analystes interrogés par Thomson-Reuters tablaient en moyenne sur un BPA de 45 cents. Le chiffre d'affaires du groupe de médias et de loisirs a affiché une progression de 6% à 8,58 milliards de dollars.

Le groupe a bénéficié de la bonne performance au box-office du film de Tim Burton « Alice au pays des merveilles ». L'activité cinéma toujours très volatile a dégagé un résultat opérationnel de 223 millions de dollars, à comparer avec seulement 13 millions de dollars un an plus tôt.

La division Réseaux médias, qui regroupe les activités de télévision et principal centre de profits de Disney, a réalisé un résultat opérationnel stable de 1,306 milliard de dollars, pour des ventes en hausse de 6% à 3,844 milliards de dollars. Outre des coûts de programmation plus élevés, cette division a été pénalisée par la baisse des audiences du réseau ABC Television.

(C.J)

AOF - EN SAVOIR PLUS

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Communication - Medias

Les éditeurs de presse envisagent le livre numérique comme une opportunité unique, susceptible de faire évoluer leur modèle économique. Apple, dont la tablette sera prochainement commercialisée aux Etats-Unis, a pris contact avec plusieurs éditeurs américains. Même si les revenus sont faibles, l'intérêt majeur est l'absence de coûts de fabrication et de distribution des journaux classiques, qui peuvent constituer jusqu'à 70% du prix d'un journal. Contrairement aux éditeurs de livres, qui ont adopté des standards communs pour leurs contenus, les éditeurs de presse n'ont pas encore adopté de standard numérique. Toutefois cinq grands éditeurs de magazine (Time Inc., News Corp., Condé Nast, Hearst et Meredith) ont créé un consortium, en décembre 2009, pour adopter un standard commun et un modèle de partage de revenus pour leurs éditions numériques. La filiale américaine de Lagardère Active, Hachette Filipacchi Media US, pourrait rejoindre cette alliance.

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