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La valeur du jour à Paris - SOCIETE GENERALE lanterne rouge

Jeudi 18 Fév 2010 à 10:39

Société Générale recule de 5,58% à 39,655 euros aujourd'hui, enregistrant la plus forte baisse du CAC 40. Le titre sous-performe largement l'indice DJStoxx européen des banques, qui cède 1,09% dans le même temps. Après avoir lancé un profit-warning sur ses résultats à la mi-janvier, Société Générale a finalement publié des chiffres supérieurs aux attentes au titre de l'année 2009. Toutefois, si la banque de La Défense a battu le consensus, son bénéfice net ressort neuf fois inférieur à celui publié hier par BNP Paribas.

Société Générale a dégagé un bénéfice net de 678 millions d'euros pour son exercice 2009, soit trois fois moins que l'année précédente. Ce chiffre ressort supérieur aux prévisions des analystes, qui tablaient en moyenne sur un résultat de 605 millions d'euros.

Sur le seul quatrième trimestre, les bénéfices de banque de La Défense se sont élevés à 221 millions d'euros contre 150 millions attendus par le marché. En 2008, Société Générale avait enregistré un bénéfice de 87 millions d'euros sur la même période.

L'établissement a indiqué avoir passé dans ses comptes trimestriels une plus-value plus importante qu'annoncé précédemment sur Amundi, sa coentreprise avec le Crédit Agricole dans la gestion d'actifs.

Cette plus-value est ressortie à 732 millions d'euros contre 600 millions annoncés. Côté perspectives, Société Générale a dit tabler sur un «net rebond» de ses résultats financiers en 2010.

La banque dit tabler sur des pertes et des décotes inférieures à celles de 2009 sur son portefeuille d'actifs risqués en 2010.

Société Générale a par ailleurs annoncé dans un communiqué un accord en vue de l'acquisition des 35% du capital de Sogessur détenus par Aviva. A l'issue de cette acquisition, qui reste soumise à l'accord du régulateur, le groupe Société Générale détiendra 100% du capital de Sogessur, précise le document.

«Il poursuit ainsi sa stratégie d'internalisation des assurances dommages pour le compte de sa clientèle et confirme par cette opération sa confiance dans les perspectives de développement de cette activité», écrit-il.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Performances et stratégie

Chiffre d'affaires

Au 30.09.2009 : 16.599 millions d'euros (+1,4%)

Au 30.06.2009, Produit Net Bancaire : 10.629 millions d'euros (-5,6%)

Au 31.12.2008, Produit Net Bancaire : 21.866 millions (-3,9%)

Résultats

Au 30.09.2009, Résultat brut d'exploitation : 4.817 millions d'euros (+0,1%); Résultat net part du groupe : 457 millions d'euros (-76,2%)

Au 30.06.2009, Résultat brut d'exploitation : 2.745 millions d'euros (-19,3%); Résultat net part du groupe : 31 millions d'euros (-98,2%)

Au 31.12.2008, Résultat brut d'exploitation : 3.683 millions (-47,2%); Résultat net part du groupe : 2.010 millions d'euros (+112%)

Prévisions

Le groupe anticipe un accroissement de la charge du risque sur l'année 2009, notamment en Europe centrale et orientale et plus particulièrement en Russie. Il vise désormais une rentabilité sur fonds propres plus faible à l'avenir, qui atteindrait 15% de rentabilité en moyenne, contre 20% jusqu'à présent.

Stratégie

Comme nombre de ses concurrents, la Société Générale va allouer proportionnellement moins de fonds propres à sa BFI (Banque de Financement et d'Investissement) qu'à ses autres métiers (notamment la banque de détail et le crédit à la consommation) dans les prochaines années. Néanmoins elle souhaite que sa BFI se situe parmi les trois premières BFI européennes.

Le groupe a pour priorité la réduction de ses coûts sur les cinq prochaines années. Pour 2010 elle vise 1 milliard d'euros d'économies. Le partage des ressources entre les filiales est prévu et les moyens en France entre la Société Générale, le Crédit du Nord et Boursorama vont être davantage mutualisés. Pour cela, des plates-formes communes dans la monétique, dans les services titres ou même dans le crédit vont être créées.

La Société Générale a pour objectif à moyen terme de distribuer entre 35% et 40% de son résultat sous forme de dividende.

Sur le plan de la croissance externe, à la faveur de la recomposition du paysage bancaire européen, la Banque s'intéresse en priorité à la banque de détail en Europe centrale et autour de la Méditerranée, ainsi qu'à la banque privée. Elle n'a pas modifié son modèle de banque universelle, en étant à la fois présente dans les métiers de détail et de gros.

Evènements financiers

Grâce à une augmentation de capital de 4,8 milliards d'euros, la banque a pu rembourser l'apport de 3,6 milliards d'euros consenti par l'Etat français. L'appel au marché est également motivé par les récentes décisions du sommet du G20 de Pittsburgh, qui prévoient de définir de nouvelles règles sur la qualité et le montant des fonds propres l'an prochain, pour les appliquer d'ici fin 2012.

Forces et faiblesses de la société

Forces

- Le groupe occupe des positions de premier plan dans ses différentes activités;

- Il est engagé dans une réorganisation, notamment dans la banque d'investissement, qui devrait lui permettre de mieux contrôler ses risques. La mise en place des nouvelles orientations devrait être facilitée par l'arrivée du nouveau président, Frédéric Oudéa;

- A travers ses résultats à fin septembre 2009, la Banque a rassuré les investisseurs non seulement sur la bonne tenue de ses activités opérationnelles, dans un ENVIRONNEMENT encore incertain, mais aussi sur sa solvabilité;

- L'activité de banque de détail en France a particulièrement bien résisté sur les neuf premiers mois de l'année : le produit net bancaire a augmenté de 2,2%, à 1,8 milliard d'euros en France, et 48.700 nouveaux clients ont été gagnés sur notre territoire;

- La banque de financement et d'investissement (BFI) a renoué avec les bénéfices à hauteur de 133 millions d'euros au troisième trimestre, alors qu'elle était en perte de 240 millions à fin septembre 2008;

- Le succès de l'augmentation de capital, largement sursouscrite, souligne la confiance des investisseurs;

- Le ratio de solvabilité financière « tier one » de la Société Générale s'est amélioré en un an : il s'élevait à 10,4% au 30 septembre 2009, contre 8,5% un an plus tôt. Il a même été encore récemment amélioré par l'augmentation de capital.

- La politique de dividende n'a pas été sacrifiée à la réorganisation : le dividende par action sur les résultats 2008 est en croissance de 33% (à 1,20 euro).

Faiblesses

- La Société Générale pâtit d'une image ternie par l'affaire Kerviel, les stock-options qui devaient être initialement attribuées à ses dirigeants en pleine crise et les pertes divulguées en gestion d'actifs (pour 1,2 milliards d'euros). A ces affaires s'ajoute la récente démission du responsable de la banque de financement et d'investissement, Jean-Pierre Mustier visé par une procédure de l'AMF qui le soupçonne de « manquement d'initié » pour des opérations de l'été 2007;

- Sur les neuf premiers mois de l'année, le coût du risque commercial est demeuré à un niveau élevé, à 117 points de base;

- La banque devrait pâtir de sa présence en Europe Centrale et Orientale, où elle affiche un recul d'activité significatif. Cette zone connaît une dégradation du risque;

- L'agence de notation financière Standard & Poor's a abaissé d'un cran sa note à long terme (à A+), suite à des incertitudes sur la capacité bénéficiaire de la Société Générale.

La valeur et son secteur

Principales activités

Banque de détail & services financiers (69% du Produit Net Bancaire); Gestion d'Actifs & Services aux investisseurs (13%); Banque de Financement & d'Investissement (18%)

Le secteur

Le Comité de Bâle, qui vise à réformer le secteur bancaire, désire renforcer la qualité et la transparence du capital de base Tier-1 (noyau dur du capital), pour permettre aux banques de mieux absorber d'éventuelles pertes. Si, sous Bâle 2, les banques pouvaient ne détenir que 2% de capital rapportés à leurs actifs pondérés, les régulateurs surveilleront à l'avenir davantage la qualité des fonds propres retenus dans le calcul du Tier-1. Un nouveau ratio, dit d'effet de levier, sera introduit pour éviter un trop fort endettement des banques. Avant même de connaître précisément le niveau des exigences imposées par les régulateurs, un certain nombre de banques françaises ont récemment consolidé leurs fonds propres, à l'image de BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et BPCE. Ailleurs, DnB NOR, BBVA, Intesa, Unicredit, ont également fait appel au marché, suite à la mise en place de nouvelles règles sur les fonds propres à l'issue du G20.

La valeur dans son secteur

Une des premières banques de réseau en Europe - 5e banque gestionnaire d'actifs de la zone euro avec 336 milliards d'euros d'actifs gérés (à fin décembre 2008) et 3e acteur européen par les actifs en conservation

Comment suivre la valeur

- En tant que valeur financière le titre est sensible à (i) l'évolution des taux d'intérêt, (ii) l'état des bourses mondiales qui influencera ses activités de banque de financement et d'investissement et de gestion d'actifs, (iii) le niveau de consommation et d'épargne des ménages qui influera sur les performances de la banque de détail, représentant une grande partie du Produit Net Bancaire.

- La charge du risque, qui reste élevée, est à surveiller étroitement.

Rémunération des actionnaires

Dernier dividende versé

1,20 euro par action

Taux de distribution des dividendes

35,5%

Taux de croissance du dividende par action

+33%

Rendement

3%

Estimation du prochain dividende par action

0,60 euro en 2009

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Finance - Banques

Le Comité de Bâle, qui vise à réformer le secteur bancaire, désire renforcer la qualité et la transparence du capital de base Tier-1 (noyau dur du capital), pour permettre aux banques de mieux absorber d'éventuelles pertes. Si, sous Bâle 2, les banques pouvaient ne détenir que 2% de capital rapportés à leurs actifs pondérés, les régulateurs surveilleront à l'avenir davantage la qualité des fonds propres retenus dans le calcul du Tier-1. Un nouveau ratio, dit d'effet de levier, sera introduit pour éviter un trop fort endettement des banques. Avant même de connaître précisément le niveau des exigences imposées par les régulateurs, un certain nombre de banques françaises ont récemment consolidé leurs fonds propres, à l'image de BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et BPCE. Ailleurs, DnB NOR, BBVA, Intesa, Unicredit, ont également fait appel au marché. Ces décisions font suite à la mise en place du calendrier établi lors du G20 de Pittsburgh, qui prévoit de définir de nouvelles règles sur la qualité et le montant des fonds propres l'an prochain, pour les appliquer d'ici fin 2012.

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Sociétés citées dans cette news : Crédit Agricole   Boursorama   Société Générale   BNP Paribas   CAC 40   Environnement  

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