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GDF SUEZ lance le projet Bonaparte LNG en Australie

Vendredi 29 Jan 2010 à 09:01

GDF Suez a finalisé avec le groupe australien Santos l'acquisition d'une participation de 60% dans trois gisements de gaz offshore en Australie. Cette transaction, d'un montant de 200 millions de dollars américains, fait suite à l'approbation récente des autorités australiennes et s'inscrit dans le cadre du projet Bonaparte LNG, annoncé en août dernier.

Détenu à 60% par GDF Suez et 40% par Santos, Bonaparte LNG est un projet intégré prévoyant la construction d'une usine de liquéfaction flottante (FPSO) de 2 millions de tonnes de GNL par an, en parallèle du développement et de la mise en production des champs de Petrel, Tern et Frigate, situés dans le bassin de Bonaparte, en mer de Timor, l'une des principales régions gazières d'Australie.

La première phase du projet durera environ 3 ans, avant la décision finale d'investissement. De nouvelles campagnes de forage sont programmées fin 2010, afin de confirmer le potentiel des réservoirs.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Performances et stratégie

Chiffre d'affaires

Au 30.09.2009 : 57,9 milliards de dollars (-1% en publié et -2% en organique)

Au 30.06.2009 : 42,2 milliards d'euros (+2,3%)

Au 31.12.2008 : 83,1 milliards d'euros (+16,6%)

Résultats

Au 30.09.2009 : EBITDA (résultat brut d'exploitation) : 10,1 milliards (-2,7%)

Au 30.06.2009 : EBITDA : 7,9 milliards d'euros (+2,2%) ; résultat net part du groupe : 3,3 milliards d'euros (-6,3%)

Au 31.12.2008 : EBITDA 13,9 milliards d'euros (+10,7%) ; résultat net part du groupe : 6,5 milliards d'euros (+13%)

Prévisions

Le groupe a, à nouveau, confirmé ses objectifs annuels, et en particulier son objectif d'un EBITDA 2009 en croissance par rapport à celui de 2008.

Stratégie

Le groupe a adopté un plan d'investissements 2008-2010 de 30 milliards d'euros. Pour amélioré sa liquidité, dans un ENVIRONNEMENT difficile il a :

- accéléré la mise en oeuvre du plan de performance Efficio de 1,8 milliard d'euros à HORIZON 2011 (650 millions d'euros de contribution attendus fin 2009 au lieu des 500 millions d'euros annoncés en novembre) ;

- allongé la maturité de la dette grâce à des appels aux marchés ;

- arrêté le programme de rachat d'actions annoncé en septembre 2008 et réalisé à hauteur de 43%.

Evènements financiers

Le groupe vient de signer avec l'Etat français un nouveau contrat de service public pour la période 2010-2013. Il établit de nouvelles règles pour la fixation des tarifs du gaz, qui évolueront en fonction de l'ensemble des coûts engagés par le groupe (approvisionnement, mais aussi transport, distribution, stockage...). Ils seront fixés une fois par an par arrêté. Dans le cas d'évolutions portant sur les éléments entrant dans la composition de la formule tarifaire, ils pourront néanmoins être révisés à la demande de GDF Suez et après autorisation de la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

Le groupe est très actif à l'international. Il a signé de nombreux contrats en Chine cette année et compte poursuivre son développement dans ce pays, qui offre un potentiel de croissance énorme. Au Chili, il a crée une coentreprise avec le producteur de cuivre Codelco, qui réunira les actifs des deux groupes dans le domaine de l'électricité et du transport du gaz dans le pays. GDF Suez a également pris des participations dans plusieurs gisements gaziers en Indonésie, au Qatar, en Australie et au Kazakhstan.

Son objectif est ainsi de se positionner en amont de la filière gazière.

Forces et faiblesses de la société

Forces

- L'objectif de croissance de son EBITDA a été réitéré pour cette année, notamment grâce à la mise en place du plan de performance. Le groupe d'énergie fait ainsi partie des rares sociétés qui seront capables d'améliorer cet indicateur en 2009.

- Le groupe a amélioré sa productivité grâce à un fort taux de disponibilité de ses centrales nucléaires;

- La diversité de ses métiers, sur l'ensemble de la chaine énergétique, ainsi qu'un modèle économique qui combine activités régulées et concurrentielles, assurent une certaine visibilité des résultats ;

- Le dividende ordinaire sur les résultats 2008 est en progression de 11% (à 1,40 euro par action) ;

- GDF Suez dispose d'un bon niveau de trésorerie (11,9 milliards d'euros à fin juin 2009) pour mener des acquisitions et asseoir ses positions. Il a donc les moyens de son développement, d'autant que son endettement net a baissé de 1,1 milliard d'euros à fin septembre 2009, par rapport à fin 2008;

- Ses performances vont bénéficier de l'évolution tarifaire des prix du gaz au 1er avril, qui permettent de couvrir les coûts d'approvisionnement ;

- L'action offre un rendement élevé (de 5%).

Faiblesses

- Réalisant 41% de son chiffre d'affaires en France, le groupe est très dépendant de son marché domestique ;

- Le bénéfice net a reculé de 6,3% sur les six premiers mois du fait d'une augmentation des frais financiers liée à un alourdissement de l'endettement ;

- Les cours du gaz étant indexés sur les prix du pétrole, la baisse du prix du baril de brut (qui a reculé de 41% sur le troisième trimestre 2009) devrait peser sur les performances de GDF Suez : une variation de plus ou moins un dollar des cours du pétrole a un impact de 20 millions d'euros sur son excédent brut d'exploitation. Toutefois le groupe semble bénéficier de bonnes couvertures contre une chute du cours du pétrole ;

- GDF-Suez pâtit d'un retard dans le nucléaire par rapport à EDF, qui a quatre à cinq ans d'avance sur ses concurrents ;

- Un risque politique est attaché au titre car les tarifs de gaz pratiqués par le groupe dépendent des décisions de l'Etat français. De plus, en Belgique, en 2008, le gouvernement a imposé au groupe une taxe de 250 millions d'euros. La situation semble se reproduire en 2009, le gouvernement réclamant cette fois 500 millions d'euros.

La valeur et son secteur

Principales activités

GDF Suez est présent sur l'ensemble de la chaîne énergétique à travers : l'exploration-production de gaz naturel , la production d'électricité, l'approvisionnement et le trading, la fourniture d'énergies et la gestion des infrastructures.

Le secteur

A l'exception de Suez Environnement, les énergéticiens et les groupes de services aux collectivités étaient boudés par les investisseurs en fin d'année 2009. Les premiers sont pénalisés par la baisse de la consommation d'énergie des groupes industriels, tandis que les seconds, subissent le repli des activités de traitement des déchets. A cela s'ajoute pour les groupes d'énergie un contexte réglementaire pénalisant, marqué par un partage de la rente nucléaire et la fixation des tarifs de l'électricité et du gaz.

La valeur dans son secteur

Premier opérateur gazier en France - L'un des premiers énergéticiens au niveau mondial.

Comment suivre la valeur

GDF Suez est une valeur défensive, grâce à la régularité de ses résultats et à son modèle économique. Compte tenu de l'importance des besoins futurs en électricité et en gaz dans le monde le titre peut également être envisagé comme une valeur de croissance.

- Les tarifs réglementés imposés par l'Etats, sont à surveiller. De même que les ambitions du groupe dans le nucléaire.

Rémunération des actionnaires

Dividendes versés

1,40 euro par action (ordinaire), 2,20 euro par action (exceptionnel)

Taux de distribution des dividendes

47% (ordinaire)

Taux de croissance du dividende par action

+11,1% (ordinaire)

Rendement 2009

5%

Estimation du prochain dividende par action

1,54 euro en 2010

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Services aux collectivités

Dans son étude annuelle « l'Observatoire européen des marchés de l'énergie », Capgemini souligne l'impact exceptionnel de la crise économique sur le secteur des utilities. La consommation mondiale d'électricité et de gaz devrait baisser respectivement de 3,5% et 3% cette année. Selon l'étude, les acquisitions successives ont fragilisé la situation financière des dix principaux acteurs du secteur, dont la dette cumulée a bondi de 113% depuis 2006 pour atteindre 213 milliards d'euros en 2008. Les réductions de coût et les cessions d'actifs ont donc succédé à la croissance externe pour restaurer la flexibilité des intervenants. Les investissements ont également été revus à la baisse, au détriment des énergies renouvelables. La politique menée par EDF illustre bien cette tendance : après avoir réalisé une grosse acquisition en 2008, en rachetant British Energy pour plus de 14 milliards d'euros, c'est désormais le désendettement qui prime. Le groupe français espère se désengager au premier trimestre 2010 de son réseau de distribution en Grande-Bretagne, et en retirer 4 milliards d'euros.

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