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SAFRAN signe un accord de coopération aux Emirats Arabes Unis

Vendredi 10 Jul 2009 à 18:07

Safran annonce que le ministère de l'Intérieur des Emirats Arabes Unis et sa filiale Sagem Sécurité ont signé un accord de coopération pour un partenariat stratégique dans le domaine de la sécurité. Par cet accord, Sagem Sécurité et le ministère de l'Intérieur entendent développer conjointement des services relatifs à la sécurité du trafic routier, mais aussi des systèmes d'avant-garde intégrant identification multibiométrique, enregistrement des personnes, émission de documents d'identité et passage automatisé aux frontières, détaille le groupe.

«Grâce à ses solutions de sécurité sur mesure, novatrices et durables, Sagem Sécurité a déjà mis en place un partenariat à long terme avec la police d'Abou Dhabi», déclare Jean-Paul Jainsky, président directeur général de Sagem Sécurité.

«Il est l'aboutissement d'échanges fructueux avec le Ministère de l'Intérieur des mirats depuis 1992. Nous sommes fiers de marquer une étape supplémentaire dans cette relation de confiance et de confirmer ainsi notre engagement avec les mirats Arabes Unis», ajoute-t-il.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Issu de la fusion de Sagem et de Snecma, Safran est un groupe international de haute technologie leader dans les domaines de la propulsion aéronautique et spatiale, des équipements aéronautiques et de la défense sécurité.

Le groupe emploie 54 000 personnes réparties dans plus de 30 pays. En 2007, il a réalisé 55% de son chiffre d'affaires en Europe, 26% en Amérique du Nord, 9% en Asie et 10% dans le reste du monde. L'actionnariat du groupe se répartissait, au 31 décembre 2008, entre le public (37%), l'Etat (30,2%), les salariés (21,7%), Areva (7,4%) et l'autocontrôle (4,3%).

Les forces de la valeur

- Safran dispose d'une solide base dans l'aéronautique et la défense au potentiel de développement substantiel. Safran est ainsi le troisième acteur de l'industrie européenne de l'aéronautique/défense (derrière EADS et BAE). Par ailleurs, la biométrie devrait connaître un flux de nouvelles favorables avec une accélération des appels d'offres européens et internationaux.

- Le groupe présente une solidité financière qui repose sur un endettement limité et des cash flows récurrents élevés.

- Avec la cession de la téléphonie mobile, Safran a confirmé le recentrage sur son coeur de métier, à savoir les activités de la propulsion, l'aéronautique, la défense et la sécurité.

Les faiblesses de la valeur

- L'idée de fusionner Sagem et Snecma pour créer Safran a fortement surpris le marché d'autant plus que Snecma avait précédemment refusé une offre de rapprochement avec Thales, invoquant l'absence de logique industrielle de l'opération. La création de Safran résout un certain nombre de problèmes, mais la transaction apparaît, aux yeux de la plupart des analystes, dénuée de toute logique industrielle sachant que le recoupement entre les activités de Sagem et Snecma est très limité.

- L'effet de change reste un risque important pour le groupe, qui détient une exposition nette au dollar de l'ordre de 35% de son chiffre d'affaires.

-Les analystes anticipent un net ralentissement du trafic aérien mondial en 2009.

Comment suivre la valeur

- Safran est sensible à l'évolution du secteur aéronautique civil et militaire. Il est aussi sensible à l'évolution de la concurrence, et donc des prix, dans le secteur des télécommunications.

-La spéculation quant à un rapprochement avec Thales refait régulièrement surface.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Aéronautique - Défense

Les équipementiers sont inquiets. Ils considèrent que l'impact de la crise sur les compagnies aériennes peut remettre en question les cadences de production aujourd'hui prévues. Il est vrai que les constructeurs aéronautiques affichent leur manque de visibilité. Le dirigeant d'EADS, la maison mère d'Airbus, prévoit que face au manque de visibilité pour 2010, l'année prochaine pourrait être plus difficile que 2009 pour l'aéronautique civile. L'Association internationale du transport aérien (Iata) table, elle, sur des livraisons en chute de 30% en 2010. Airbus et Boeing ont déjà prévu de réduire leurs cadences de production. Cela se produira à partir de l'automne pour Airbus et en juin 2010 pour Boeing. Plusieurs sous-traitants prévoient une baisse de leur activité en 2009. Latécoère a adopté un plan d'économies pour faire face à un recul de ses revenus qui devrait atteindre 20% en 2009. L'entreprise pâtit notamment d'une forte diminution des fabrications pour les avions d'affaires de Dassault et les avions régionaux du brésilien Embraer.

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