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Porsche demande un crédit public mais ne l'aura pas pour l'instant

Jeudi 21 Mai 2009 à 19:00

Le constructeur allemand Porsche, en difficulté après le rachat partiel de Volkswagen, a confirmé jeudi avoir demandé un crédit auprès d'une banque publique, mais ne l'obtiendra pas pour l'instant, selon le ministère de l'Economie.

"Porsche a fait une demande de crédit auprès de la KfW", banque publique allemande, a déclaré à l'AFP un de ses porte-parole.

Mercredi soir, le comité constitué par le gouvernement allemand pour examiner ces demandes s'est réuni et il a pour l'instant refusé ce crédit, a-t-il ajouté.

"Pour cette demande, il était trop tôt pour décider", a aussi indiqué un porte-parole du ministère interrogé par l'AFP.

Mais, contrairement aux informations parues dans le quotidien Handelsblatt, il ne s'agit pas des aides publiques prévues dans le fonds d'aide aux entreprises, a avancé Porsche.

Le gouvernement allemand a mis en place un fonds doté d'un budget de 100 milliards d'euros dans le cadre de son plan de relance, qui peut accorder des garanties ou des crédits.

Porsche demande à la KfW, un organisme publique, un crédit d'environ 1 milliard d'euros, ont indiqué jeudi des sources à l'AFP.

Le spécialiste des voitures de sport luxueuses cherche depuis des semaines à obtenir 2,5 milliards d'euros de crédits supplémentaires, après avoir déjà bénéficié récemment de 10 milliards pour financer le rachat très coûteux de 51% de Volkswagen.

Ses dettes qui s'élèvent déjà à 9 milliards d'euros l'ont contraint à renoncer au rachat complet de VW et Porsche doit désormais négocier une fusion entre les deux groupes.

"Je trouverais absurde qu'une entreprise dont le bénéfice a été plus élevé que son chiffre d'affaires l'an passé obtienne cette année des crédits publics garantis", a de son côté commenté Christian Wulff, le chef du gouvernement de l'Etat régional de Basse-Saxe (nord), actionnaire à hauteur de 20% dans Volkswagen, dans un entretien au Handesblatt à paraître vendredi.

Une fusion serait la solution la plus réaliste, au regard de la différence de taille entre les deux groupes, juge M. Wulff. "C'est le chien qui dit à la queue de remuer, pas l'inverse", a-t-il déclaré au Handelsblatt.

Porsche a subi à la fois la crise financière, la chute des ventes automobiles et sous-estimé "l'entêtement" de la Basse-Saxe à conserver son droit de veto, selon le conservateur (CDU).

Pour lui, les familles héritières Porsche et Piëch qui contrôlent Porsche sont "très bienvenues" comme actionnaires de VW. Il a aussi répété qu'il était ouvert à l'arrivée d'un troisième grand actionnaire "arabe".

Mercredi, la famille Porsche/Piëch s'est dit prête à faire entrer un investisseur extérieur. Selon la presse, elle discute avec des fonds du Qatar et d'Abou Dhabi. Ce futur actionnaire pourrait prendre "30%" du futur groupe Porsche/VW, estime M. Wulff, pour qui la Basse-Saxe peut alors conserver ses 20% et Porsche ses 50%.

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