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AIG estime que sa faillite aurait des répercussions désastreuses

Lundi 09 Mar 2009 à 14:12

American International Group aurait déclaré que son éventuelle faillite pourrait endommager la santé des banques mondiales et obliger les banques européennes à lever des capitaux, selon les informations de l'agence Bloomberg. L'agence de presse cite un document de 21 pages daté du 26 février, où AIG dit avoir besoin de l'aide immédiate de la Réserve fédérale et du Trésor américain pour empêcher une faillite «catastrophique». Un tel scénario aurait selon l'assureur des conséquences plus grave que la banqueroute de Lehman Brothers l'année dernière.

La semaine dernière, le gouvernement américain a annoncé un nouveau plan de sauvetage à destination d'AIG. Ce plan, le troisième en l'espace de quelques mois, prévoit d'apporter 30 milliards de dollars supplémentaires à l'assureur en difficulté. Le montant total des précédents plans de sauvetage s'élève à 150 milliards de dollars.

Dans une interview accordée au Financial Times, Hank Greenberg, l'ancien patron de l'assureur, estime que le gouvernement américain met en péril le sauvetage du groupe en imposant des taux d'intérêts trop importants concernant le remboursement des 30 milliards de dollars.

AIG a présenté une perte nette de 61,7 milliards de dollars au quatrième trimestre, soit près de 100 milliards de dollars sur l'ensemble de l'exercice.

AOF - EN SAVOIR PLUS

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Finance - Assurance

L'assurance-crédit protège les entreprises du risque de défaillance de leurs clients. Elle couvre environ le quart du crédit inter-entreprise domestique, soit à peu près 320 milliards d'euros. La crise actuelle provoque le développement des défaillances d'entreprises, ce qui incite les assureurs-crédit, tels que la Coface, à réduire leurs engagements sur les sociétés jugées risquées. Or l'impact sur la santé des pme est négatif, voire fatal. Le gouvernement a donc adopté un plan de soutien à l'assurance-crédit à travers la création de la Caisse centrale de réassurance (CCR), dont il est l'unique actionnaire. Cette société anonyme va intervenir pour maintenir la couverture des risques. Les encours garantis seraient maintenus, l'Etat prenant à sa charge la part refusée par l'assureur. Néanmoins la limite de ce plan réside dans le coût supplémentaire pour les plus petites entreprises puisque qu'elles devront d'abord payer un taux de surprime, lié à la garantie de l'Etat, de 1,2% des encours couverts, soit 0,4% du chiffre d'affaires. Cela correspond au double en moyenne du coût d'une assurance-crédit normale.

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