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La valeur du jour en Europe - AVIVA plonge après les résultats

Jeudi 05 Mar 2009 à 17:00

Aviva, le numéro un britannique de l'assurance, chute de 33,30% à 190,10 pence dans l'après-midi dans le marché londonien. Les investisseurs s'inquiètent à propos des réserves de capitaux après que le groupe ait décidé de maintenir son dividende malgré une perte record. Les comptes d'Aviva font état d'une perte nette de 885 millions de livres sterling à comparer à un bénéfice de 1,5 milliard de livres un an plus tôt. Pourtant, l'assureur a déclaré que le dividende versé au titre de 2008 s'élèverait à 33 pence par action ; un niveau identique à l'année précédente.

«Nous ne pensons pas que le niveau de solvabilité (d'Aviva) soit particulièrement élevé», a déclaré Trevor Moss, un analyste de MF Global Securities interrogé par l'agence Bloomberg. «Il a été négativement affecté cette année par les marchés financiers et le fait de verser le dividende va l'affaiblir à nouveau», estime-t-il.

De son côté, l'assureur a déclaré que la perte record qu'il a encaissé au terme d'une «année tumultueuse» était «prévisible» et que les fondamentaux restaient solides. «Maintenir notre solidité en termes de capitaux a été une priorité pour nous et reste une priorité cette année», a déclaré Andrew Moss, le PDG du groupe, qui a assuré que le groupe a passé en revue la valeur de ses actifs en profondeur.

Aviva procède par ailleurs à des suppressions d'effectifs pour accroître les bénéfices malgré le ralentissement de l'économie. Le groupe dit avoir réduit ses coûts de 340 millions de livres depuis octobre 2007 et vise des réductions de 500 millions de livres d'ici à 2010. 3 000 emplois ont été supprimés l'an passé, soit 6% des effectifs selon le PDG du groupe.

EN SAVOIR PLUS

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Finance - Assurance

L'assurance-crédit protège les entreprises du risque de défaillance de leurs clients. Elle couvre environ le quart du crédit inter-entreprise domestique, soit à peu près 320 milliards d'euros. La crise actuelle provoque le développement des défaillances d'entreprises, ce qui incite les assureurs-crédit, tels que la Coface, à réduire leurs engagements sur les sociétés jugées risquées. Or l'impact sur la santé des pme est négatif, voire fatal. Le gouvernement a donc adopté un plan de soutien à l'assurance-crédit à travers la création de la Caisse centrale de réassurance (CCR), dont il est l'unique actionnaire. Cette société anonyme va intervenir pour maintenir la couverture des risques. Les encours garantis seraient maintenus, l'Etat prenant à sa charge la part refusée par l'assureur. Néanmoins la limite de ce plan réside dans le coût supplémentaire pour les plus petites entreprises puisque qu'elles devront d'abord payer un taux de surprime, lié à la garantie de l'Etat, de 1,2% des encours couverts, soit 0,4% du chiffre d'affaires. Cela correspond au double en moyenne du coût d'une assurance-crédit normale.

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