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AIG : le démantèlement remis en question

Mercredi 25 Fév 2009 à 11:06

L'effondrement des marchés pourrait amener l'assureur American International Group à renoncer à son programme de cessions. Le groupe américain, qui tente actuellement de se défaire de nombreux actifs pour rembourser l'important prêt accordé par le gouvernement, estime que les offres qui lui sont proposées sont pour l'heure insuffisantes. Un porte-parole a déclaré que le groupe comptait céder ses actifs à un prix juste. «Si les conditions de marché actuelles ne le permettent pas, nous reverrons la stratégie de cession de nos actifs importants», a-t-il ajouté.

Selon les informations de Bloomberg, Edward Liddy, le PDG du groupe, aurait d'ores et déjà conclu à l'échec du plan de cessions. Selon des sources du dossier citées par l'agence de presse, AIG pourrait livrer des parts de certaines opérations directement à l'Etat fédéral pour réduire sa dette.

Ces rumeurs surviennent alors que l'assureur, accablé par une dette de 150 milliards de dollars à l'égard du gouvernement, s'apprête à dévoiler une perte record de 60 milliards de dollars environ au titre du quatrième trimestre.

EN SAVOIR PLUS

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Finance - Assurance

L'assurance-crédit protège les entreprises du risque de défaillance de leurs clients. Elle couvre environ le quart du crédit inter-entreprise domestique, soit à peu près 320 milliards d'euros. La crise actuelle provoque le développement des défaillances d'entreprises, ce qui incite les assureurs-crédit, tels que la Coface, à réduire leurs engagements sur les sociétés jugées risquées. Or l'impact sur la santé des pme est négatif, voire fatal. Le gouvernement a donc adopté un plan de soutien à l'assurance-crédit à travers la création de la Caisse centrale de réassurance (CCR), dont il est l'unique actionnaire. Cette société anonyme va intervenir pour maintenir la couverture des risques. Les encours garantis seraient maintenus, l'Etat prenant à sa charge la part refusée par l'assureur. Néanmoins la limite de ce plan réside dans le coût supplémentaire pour les plus petites entreprises puisque qu'elles devront d'abord payer un taux de surprime, lié à la garantie de l'Etat, de 1,2% des encours couverts, soit 0,4% du chiffre d'affaires. Cela correspond au double en moyenne du coût d'une assurance-crédit normale.

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