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PUBLICIS : croissance organique supérieure aux prévisions

Jeudi 24 Jul 2008 à 10:39

Le revenu consolidé de Publicis au premier semestre s'est élevé à 2,226 milliards d'euros contre 2,248 milliards, un an plus tôt. Ce recul s'explique pour l'essentiel par la baisse du dollar depuis le début de l'année. La croissance organique du groupe de communication a atteint 5,4%, ce qui est supérieur au consensus Reuters de 5,2%. La bonne nouvelle est venue des Etats-Unis où la croissance s'est élevée à 5,5%.

Le Résultat net part du groupe a reculé de 3% à 192 millions d'euros tandis que la marge opérationnelle s'est effritée de 0,9% à 334 millions d'euros. Le taux de marge opérationnelle est ainsi ressorti à 15%, au-dessus des attentes de Publicis. Les analystes interrogés par Reuters visaient un résultat net de 193 millions d'euros, une marge opérationnelle de 333 millions d'euros et un taux de marge de 14,9%

Maurice Lévy, le président du groupe de communication, a réitéré son objectif d'une marge opérationnelle 2008 comprise entre 16,5% et 16,7%. Publicis a également confirmé qu'il compte réaliser 25% de ses revenus dans la publicité interactive et 25% dans les pays émergents à l'HORIZON 2010.

EN SAVOIR PLUS

ACTIVITE DE LA SOCIETE

Publicis Groupe est le quatrième groupe mondial de communication.

Publicis Groupe, est organisé autour de 3 piliers stratégiques :

- la publicité, avec 3 réseaux mondiaux (Publicis, Leo Burnett Worldwide et Saatchi & Saatchi), des 'multihubs créatifs' (Fallon Worldwide et Bartle Bogle Hegarty - détenu à 49 %), et des agences régionales à haute valeur créative.

- le conseil et achat média, où il détient la place de numéro deux mondial grâce à ses deux grands réseaux (Starcom MediaVest Group et ZenithOptimedia), ainsi qu'avec Médias & Régies Europe (vente d'espaces publicitaires),

- les Agences Spécialisées et Marketing Services (SAMS), avec en particulier le marketing direct, le CRM, la communication santé, les relations publiques...

En 2006, le groupe s'est renforcé dans la communication digitale en lançant une OPA amicale sur le géant américain Digitas. Publicis deviendra le premier groupe mondial dans le domaine de la communication digitale et interactive.

FORCES ET FAIBLESSES DE LA VALEUR

Les points forts de la valeur

- La qualité et la vision stratégique du management du groupe sont reconnues.

-L'acquisition de Digitas a renforcé son exposition au marché en forte croissance de la publicité interactive.

- Le groupe dispose de solides fondamentaux : exposition significative aux pays émergents, à la communication numérique et aux services (SAMS).

- Grâce à son accord avec Dentsu (numéro un japonais du secteur), Publicis s'est ouvert des opportunités intéressantes au Japon, le deuxième marché mondial publicitaire (derrière les Etats-Unis).

Les points faibles de la valeur

- Le groupe, qui réalise plus de 40 % de son revenu en Amérique du Nord, est très exposé au dollar.

- Le risque lié à la succession de Maurice Lévy, président du directoire.

COMMENT SUIVRE LA VALEUR

- Le groupe est dépendant de l'évolution du marché mondial de la publicité, lui-même sensible à la conjoncture économique. A noter que le poste Revenu est plus significatif que le poste chiffre d'affaires dans le secteur de la publicité. Les analystes surveillent particulièrement le niveau de croissance interne. Il faut également surveiller le "new business net" qui correspond au budget publicitaire annuel estimé des gains de budgets (ce qui inclut à la fois les nouveaux clients, les clients conservés après remise en compétition du budget, et les nouveaux produits ou marques gagnés auprès des clients actuels) moins le budget publicitaire annuel estimé des pertes de budgets.

-Le cours du dollar est une donnée sensible à surveiller puisque Publicis est réactif à son évolution.

-A suivre également, les synergies issues du rachat de Digitas par Publicis.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Communication - Publicité

Le marché publicitaire français, très sensible à la conjoncture, subit la morosité ambiante. Quand les annonceurs ne gèlent pas leurs investissements, ils choisissent de les réduire. Selon MPG, la filiale médias d'Havas, au deuxième trimestre, le marché publicitaire français ne devrait afficher qu'une hausse limitée à 0,3%, soit trois fois moins que sur les trois premiers mois de l'année. La télévision, jusque-là moteur traditionnel du marché publicitaire, donne des signes tangibles de faiblesse. ZenithOptimedia, l'agence médias du groupe Publicis, a revu à la baisse (à 3,8% au lieu de 4,4%) son estimation de croissance pour 2008 sur les marchés publicitaires européen et nord-américain En revanche, la prévision de croissance est légèrement relevée pour le reste du monde (de 10,9% à 11,1%). L'agence table globalement sur une croissance mondiale de 6,7% supérieure aux 5% de moyenne des dix dernières années.

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