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A SUIVRE AUJOURD'HUI - DEXIA

Vendredi 27 Jun 2008 à 07:57

La banque franco-belge a enregistré le plus fort repli du CAC 40 hier : -10,39% à 10,52 euros. Comme toutes les autres valeurs financières, elle a été mal orientée dès le matin, avec l'annonce de l'augmentation de capital de Fortis. Très mal reçue par les marchés, cette dernière a fait plonger l'ensemble du secteur européen dans le rouge. Une autre mauvaise nouvelle est venue secouer les marchés. De l'autre côté des Alpes, l'italien Unicredit a annoncé la suppression de 9000 postes.

Dans l'après-midi, les nouvelles venues d'outre-Atlantique ont accentué les pertes des valeurs bancaires. Goldman Sachs anticipe en effet de nouvelles dépréciations pour Citigroup et Merrill Lynch.

Dexia est particulièrement fragilisée par les difficultés de sa filiale américaine de rehaussement de crédit, FSA. Récemment, elle a lui a ouvert une ligne de crédit de 5 milliards de dollars afin de protéger sa notation AAA, indispensable à son activité.

EN SAVOIR PLUS

ACTIVITE DE LA SOCIETE

Dexia est né du rapprochement en 1996 des deux principaux acteurs en Europe du financement public local : le Crédit Local de France et le Crédit Communal de Belgique. Les deux institutions ainsi que la Banque internationale à Luxembourg (BIL) ont été unifiées sous l'enseigne unique Dexia en 1999. Dexia constitue une des toutes premières fusions transfrontalières dans le secteur bancaire européen et se classe parmi les quinze plus grands établissements financiers de la zone euro. La banque franco-belge, leader mondial des services financiers au secteur public local, intervient également dans les domaines des services financiers de proximité, de la gestion d'actifs, ainsi que de la trésorerie et des marchés de capitaux. En matière d'administration de fonds, RBC Dexia Investor Services a été lancé en 2006 en collaboration avec la Royal Bank of Canada et se classe parmi les dix premières banques dépositaires au monde. Dexia est également une banque de détail de premier plan en Belgique et au Luxembourg et répond aux besoins en services financiers de plusieurs millions de clients.

FORCES ET FAIBLESSES DE LA VALEUR

Les points forts de la valeur

- Grâce à sa structure de funding, le groupe est beaucoup moins sensible que ses compétiteurs à la crise de liquidité qui secoue actuellement le secteur bancaire.

- Le positionnement du groupe sur le secteur public local lui assure des revenus récurrents et peu risqués car peu dépendants de l'évolution des marchés financiers. Son stock de prêts donne au groupe une bonne visibilité.

Les points faibles de la valeur

- L'activité de capital market du groupe est réduite.

- La concurrence pèse sur les marges de l'activité de Banque des particuliers ainsi que dans le financement public du fait de la forte liquidité et de faible risque.

- La filiale américaine du groupe, FSA, pâtit de l'ENVIRONNEMENT instable aux Etats-Unis. En 2007, elle a perdu 65,7 millions de dollars.

COMMENT SUIVRE LA VALEUR

- Dexia se définit lui-même comme une valeur contracyclique c'est-à-dire qui évolue dans le sens inverse des cycles économiques. Il profite ainsi des périodes difficiles par les politiques de relance de l'équipement public et le maintien de taux d'intérêts bas. En période de croissance, il résiste par les techniques d'ingénierie financière proposées aux collectivités.

- Il faut surveiller la politique de développement du groupe à l'international. Dexia affiche notamment des ambitions au Mexique, au Canada ou encore au Japon dans le domaine du financement public. Le groupe est également intéressé par l'Europe de l'Est.

- En raison de la crise actuelle du crédit, le titre est plus sensible aux variations des grandes valeurs financières.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Finance - Banques

L'année 2008 sera marquée par une politique de rigueur des banques françaises. Le Crédit Agricole a prévu un plan de recentrage pour Calyon et va céder jusqu'à 5 milliards d'euros d'actifs d'ici dix-huit mois. Quant à Natixis, qui a vu ses profits chuter de 88% au premier trimestre, à 69 millions d'euros, elle a adopté un plan d'économies de 400 millions d'ici à 2009 (représentant une baisse de 10% des coûts fixes). Comme au Crédit Agricole, certaines activités de marché trop risquées seront réduites, voire arrêtées. D'après une étude du BCG (Boston Consulting Group), la crise actuelle justifie le modèle de banque universelle, diversifiée tant sur le plan géographique que sur celui des activités. Grâce à ce modèle, les banques françaises ont pu compenser les effets de la crise, qui a durement touché les activités de banque de financement et d'investissement. A contrario, la banque à l'anglo-saxonne, qui suppose des établissements spécialisés dans les activités de banque d'investissement ou de crédit aux particuliers, pourrait être remise en cause.

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Sociétés citées dans cette news : Dexia   Fortis   Crédit Agricole   Natixis   CAC 40   Environnement  

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