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Joaquin Almunia: un nouveau sauvetage d'un pays endetté ne peut être écarté

Lundi 12 Sep 2011 à 10:58

Le vice-président de la Commission européenne Joaquin Almunia a déclaré, qu'avec "tout de que nous avons connu dans cette crise", on ne peut "mettre la main au feu" et affirmer que nul pays n'aura plus jamais besoin d'un nouveau sauvetage, dans un entretien paru lundi dans le journal économique espagnol Expansion.

Interrogé pour savoir si la période des plans de sauvetage de pays était terminée, il a répondu: "Il faut espérer que oui, mais avec tout ce que nous avons connu dans cette crise, (...) avec les risques d'une probabilité infime au départ qui se sont finalement concrétisés, je pense qu'on ne peut pas mettre la main au feu et dire +Nous ne verrons plus jamais cela".

Selon lui, cela "dépend de la situation économique et de l'impact de cette situation sur les organismes et le système financier". "Plutôt que de faire des prophéties, ce qu'il faut c'est prendre les décisions nécessaires, avoir le courage politique de les mener à bien, et se coordonner de la meilleure façon possible", a-t-il estimé.

Il a toutefois écarté le risque d'une nouvelle récession évoquée par le Fonds monétaire international.

"C'est une chose de parler de ralentissement, ce qui est une réalité, et une autre de parler de récession. Je pense que nous n'irons pas jusque là. La récession est une +croissance négative+ et les taux (de croissance) de la zone euro, de l'Union européenne, des Etats-Unis et de l'économie mondiale sont positifs", a souligné Joaquin Almunia.

La Grèce, le Portugal et l'Irlande ont déjà dû être soutenus par des plans d'aide financiers ces derniers mois.

La Grèce a annoncé dimanche de nouvelles économies pour limiter son déficit public, dans l'attente du déblocage d'une nouvelle tranche d'aide et d'autres décisions très importantes pour l'avenir du pays et de la zone euro, plus enferrée que jamais dans la crise de la dette.

Faute d'annonces concrètes, le G7 du week-end n'est pas parvenu à calmer les angoisses des marchés qui avaient déjà vécu une journée de panique vendredi. Les places boursières européennes ont continué de dévisser à l'ouverture lundi, craignant un défaut de la Grèce et une extension de la crise de la dette à d'autres pays comme l'Espagne ou l'Italie.

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