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Berlusconi "pantois" après l'amende de 750 millions d'euros infligée à son groupe

Lundi 05 Oct 2009 à 09:38

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi s'est déclaré "pantois" lundi après la condamnation de son groupe Fininvest à une amende de 750 millions d'euros, un verdict qu'il a qualifié d'"énormité juridique".

"J'en suis littéralement pantois: c'est un verdict qui va au-delà du bien ou du mal, c'est certainement une énormité juridique", a-t-il déclaré, selon un communiqué.

La holding de M. Berlusconi, Fininvest, a été condamnée samedi à verser 750 millions d'euros de dédommagement au groupe CIR de Carlo De Benedetti, grand rival du chef du gouvernement.

Le magistrat a jugé samedi que CIR était "en droit" d'obtenir le paiement par Fininvest de 749,995 millions d'euros pour "préjudice patrimonial" alors qu'une décision de justice avait permis en 1991 à Silvio Berlusconi de ravir la propriété du groupe éditorial Mondadori à Carlo de Benedetti.

En 2007, la justice avait condamné définitivement pour corruption des avocats et un juge, jugeant que la sentence de 1991 donnant raison à M. Berlusconi pour la reprise de Mondadori avait été "achetée".

Le groupe industriel CIR contrôle l'hebdomadaire L'Espresso et le quotidien de gauche La Repubblica, très en pointe sur la couverture des scandales sexuels dans lesquels serait impliqué le Cavaliere.

Dans ses attendus publiés lundi, le juge, qui avait condamné Fininvest à cette amende, a estimé en outre que Silvio Berlusconi était ""coresponsable dans l'affaire de corruption".

Le chef du gouvernement a pour sa part assuré "à tous les opposants", parmi lesquels il range une partie des magistrats soupçonnés de vouloir le faire chuter par des moyens judiciaires, que "le gouvernement mènera à bien sa mission quinquennale et que rien ne lui fera trahir le mandat confié par les Italiens", selon le communiqué.

Silvio Berlusconi rejette ouvertement de cette manière les appels à démissionner que lui a adressés une partie de l'opposition italienne, notamment le parti Italie des valeurs (IDV) de l'ex-magistrat anti-corruption Antonio Di Pietro.

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