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Sarkozy se livre à un exercice de pédagogie sur la crise, revoit la croissance à la baisse

Jeudi 27 Oct 2011 à 21:31

le président français Nicolas Sarkozy s'est livré à un exercice de pédagogie sur la crise de la dette en Europe, jeudi soir à la télévision dans la foulée d'un accord ayant permis d'éviter "une catastrophe", et laissé entrevoir de nouvelles mesures de rigueur en abaissant à 1% la prévision de croissance de la France pour 2012.

Dans une émission spéciale sur TF1 et France 2, le chef de l'Etat est d'abord revenu sur l'accord qui a permis d'effacer la moitié de la dette grecque et d'augmenter la force de frappe du FESF, le Fonds de d'assistance aux pays européens en difficulté.

Interrogé pour savoir s'il faisait confiance à Athènes après les décisions du sommet de la zone euro, M. Sarkozy a répondu: "Oui". "Nous n'avons pas d'autre choix" que de lui faire confiance, a-t-il dit, en estimant que "la Grèce peut se sauver grâce aux décisions" du sommet.

Selon M. Sarkozy, la zone euro ne pouvait "pas déclarer la Grèce en faillite", bien qu'elle "se trouvait dans l'impossibilité de rembourser cette dette", car "ça aurait été un processus en cascade, qui aurait emporté tout le monde". "C'est la totalité de la zone euro, en cascade, qui risquait d'être emportée", a-t-il insisté.

A la question de savoir si une faillite de la Grèce aurait entraîné l'Europe entière dans le marasme, il a estimé que l'entrée de la Grèce dans l'euro il y a dix ans avait été "une erreur". "Ni Mme Merkel ni moi n'étions en fonction lorsqu'on a décidé de faire rentrer la Grèce dans l'euro. Disons que ce fut une erreur", a affirmé le chef de l'Etat, en rappelant qu'Athènes avait fourni à la Commission européenne des données inexactes sur sa situation financière réelle.

"Si ça marche, si ça fonctionne, si les Grecs font les efforts qui leur sont demandés, ça ne coûtera rien à la France, ça ne coûtera rien à l'Europe", a par ailleurs assuré le chef de l'Etat à propos des prêts garantis à Athènes.

Il a exonéré les agences de notation, dont une a récemment placé la France sous surveillance, de la responsabilité de la situation. "Plutôt que de s'énerver contre les agences de notation, travaillons plus et travaillons mieux et il n'y aura plus d'agence de notation", a lancé M. Sarkozy, pour qui "ce qui a donné du pouvoir aux agences de notation, c'est la dette".

Cette crise a des conséquences sur la France: la prévision de croissance pour 2012 est revue à la baisse, de 1,75% à 1%.

Il faudra trouver selon le président "6 à 8 milliards" d'euros d'économies ou de recettes fiscales supplémentaires et les décisions seront prise "dans les dix jours".

Parmi les futures sources de recettes, qui seront détaillées après le sommet du G20 de Cannes début novembre, Nicolas Sarkozy a fait valoir qu'"il (faudrait) sans doute faire participer les importations" au financement de la protection sociale, via un dispositif de taxation de certains produits importés.

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