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La révision de la croissance suspendue au sommet européen mais imminente

Mardi 25 Oct 2011 à 16:35

C'est désormais un secret de Polichinelle: la révision, sans doute drastique, de la prévision de croissance du gouvernement pour 2012 est imminente et s'accompagnera d'un nouveau plan d'austérité.

Valérie Pécresse, ministre du Budget et porte-parole du gouvernement l'a clairement laissé entendre mardi.

Réviser la croissance avant le sommet européen décisif de mercredi serait "prématuré", a-t-elle affirmé. Autrement dit, dès cette page tournée, tout devient possible. Paris pourrait revoir se prévision officielle - 1,75% en 2012 - dès le lendemain et avant même le sommet du G20, convoqué les 3 et 4 novembre à Cannes, sous présidence française.

Le président Nicolas Sarkozy aurait l'opportunité de commenter voire d'annoncer les nouveaux chiffres jeudi lors d'une "vraisemblable" intervention télévisée même si "aucune modalité n'est encore fixée", indique-t-on de sources gouvernementales.

Dans l'immédiat, le sommet de Bruxelles sur la crise de la dette "est de nature à clarifier l'horizon", a fait valoir Valérie Pécresse sur RTL, soulignant que les perspectives de croissance "ne seront pas les mêmes" s'il réussissait ou s'il échouait.

Les nouvelles prévisions dépendront, selon elle, "de la situation de l'Europe, au vu de la situation des banques (et) au vu de la situation de la zone euro". C'est aussi ce qu'aurait expliqué en substance le Premier ministre François Fillon à des parlementaires réunis lundi soir à HUIS CLOS à Matignon pour un point sur la crise de la zone euro.

Quoi qu'il en soit, la pression sur le gouvernement est maximale. Deux agences de notation, Moody's et Standard and Poor's, viennent d'adresser des avertissements à peine voilés sur une possible dégradation du "triple A" français, un "trésor national" selon l'économiste et éminence grise de Nicolas Sarkozy, Alain Minc.

"Les agences de notation attendent du gouvernement qu'il présente des prévisions de croissance crédibles pour construire son budget", souligne Nicolas Bouzou (Asterès). L'économiste jugerait pour sa part raisonnable d'annoncer "0,5% ou 1%" de croissance en 2012 "afin d'éviter un énorme plan de rigueur au lendemain de l'élection présidentielle, en juin".

Le ministre de l'Economie, François Baroin, a lui-même envisagé une croissance du produit intérieur brut inférieure à 1,5% cette année-là. Quant au "consensus des économistes", il ne table plus que sur 0,9%, voire 0,8%.

A l'Assemblée, où le débat budgétaire bat son plein, le président (PS) de la commission des Finances, Jérôme Cahuzac, a interpellé le gouvernement sur "la sincérité" d'un budget 2012, fondé sur une prévision de croissance à laquelle "plus personne ne croit".

La douche froide est cependant venue lundi du cabinet d'analyse Markit dont les "indicateurs économiques avancés", considérés comme fiables, signalent une possible entrée de l'économie française dans une phase de récession dès le quatrième trimestre 2011.

Tout ceci se traduira inéluctablement par un nouveau plan d'austérité. Valérie Pécresse a souligné mardi que le dernier en date, celui de la fin août, était une "étape décisive" laissant entendre que le gouvernement pourrait ne pas s'en tenir là.

Quant à François Fillon, il n'a pas exclu devant les parlementaires de réviser les "orientations budgétaires", selon les confidences de l'un d'eux.

La France est encore loin cependant d'avoir perdu tout son crédit auprès des marchés. Témoin, ce commentaire de la banque britannique Barclays qui se félicitait mardi matin que "parlement et gouvernement travaillent main dans la main pour remplir les engagements budgétaires" de la France.

Pour Barclays, il s'agit de "preuves solides" de la volonté des parlementaires français de tenir ces engagements et d'autant de "signes rassurants et déterminants pour les acteurs du marché".

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Mots-clés : Crise   Euro   G20   Nicolas sarkozy   Sarkozy   Zone euro   Barclays  
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