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Italie: sous pression, Berlusconi veut réformer les retraites

Lundi 24 Oct 2011 à 07:40

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, sous pression de ses partenaires européens, a annoncé dimanche son intention de convoquer un conseil des ministres extraordinaire dès lundi pour réformer le système des retraites dans son pays.

"Demain je pense convoquer un conseil des ministres parce que je souhaite profiter de cette situation pour voir si on peut faire avancer des mesures que je n'ai pas réussi à mettre en oeuvre jusqu'ici en raison de divergences au sein de la majorité", a déclaré M. Berlusconi à la presse à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles.

Il a précisé que ces mesures porteraient "surtout sur les retraites", laissant entendre qu'il pourrait relever l'âge de départ à 67 ans. "En Europe, lorsque nous avons parlé d'une gouvernance accrue de la zone euro, on a parlé d'un même âge pour la retraite. On a évoqué 67 ans", a-t-il dit.

Le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy a prévenu de son côté, dans un message clair à l'attention de l'Italie, que "certains" dirigeants européens devront "convaincre d'ici mercredi leurs collègues que leurs pays mettent pleinement en oeuvre les mesures promises" pour redresser leurs finances publiques et réformer leurs économies.

"Ils prendront des engagements", a-t-il assuré.

Les dirigeants européens "m'ont suggéré de confirmer publiquement les mesures adoptées et celles que nous entendons adopter", a confirmé Silvio Berlusconi.

Il a toutefois assuré qu'il n'y avait "absolument pas un risque en Italie", pourtant dans la mire des agences de notation en raison de de son lourd endettement, qui atteint 120% du Produit intérieur brut (PIB).

M. Berlusconi a eu des réunions séparées dimanche sur le sujet avec Herman Van Rompuy ainsi qu'avec le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, qui l'ont rappelé à l'ordre par crainte de voir l'Italie, troisième économie de la zone euro, emportée par la crise de la dette.

Selon Silvio Berlusconi, ils lui ont "personnellement conseillé" de mieux faire connaître la solidité de l'économie italienne, qu'il a dépeinte comme l'une des plus robustes d'Europe. Il a une nouvelle fois accusé son opposition, qualifiée d'"anti-italienne" et relayée par "la presse de gauche", de diffuser une image négative de son pays.

"Nous avons adopté des mesures très sérieuses et courageuses en juillet et août", qui permettront à l'Italie de commencer à réduire sa dette en 2013, a-t-il rappelé. "Voire plus tôt, en vendant sur le marchés des biens immobiliers du patrimoine de l'Etat", a-t-il ajouté.

Le gouvernement italien avait dû abandonner fin août une mesure sur les retraites initialement prévue, face à la colère de l'opinion publique et des syndicats.

Cette volte-face, dictée par la Ligue du Nord, principal allié du parti de Silvio Berlusconi, avait renforcé la confusion autour du plan de rigueur italien, poussant les marchés à douter de la crédibilité des engagements pris.

"Nous n'allons toucher les retraites de personne", a promis dimanche le président du Conseil italien à l'intention de ses alliés.

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