Grèce: des avancées dans les négociations avec les créanciers | Bourse Reflex
Accueil > Actualités > Macro Économie

Grèce: des avancées dans les négociations avec les créanciers

Mercredi 21 Sep 2011 à 09:20

Athènes et Bruxelles se sont prévalu mardi soir d'avancées dans les négociations entre la Grèce et ses créanciers, qui devront toutefois se poursuivre pour conjurer un défaut de paiment, après un nouvel ébranlement de la zone euro par la dégradation de la note italienne.

A l'issue d'une téléconférence du ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, avec la troïka représentant les créanciers du pays, zone euro et FMI, le ministère et la Commission ont annoncé le retour à Athènes la semaine prochaine de cette délégation tripartite.

Elle en était partie le 2 septembre en suspendant un audit trimestriel des comptes grecs juste entamé, face aux retards grecs en matière de rigueur et privatisations. Le gouvernement grec s'est depuis engagé à se plier aux diktats des créanciers du pays, via notamment de nouvelles mesures de compression du secteur public.

Pour les Grecs un "progrès satisfaisant" et pour le Commission "de bons progrès" ont été enregistrés au cours des discussions de mardi soir, faisant suite à une première téléconférence lundi.

M. Vénizélos doit aussi poursuivre ces discussions, portant sur les mesures convenues jusqu'en 2014 en échange du maintien du pays sous perfusion de prêts internationaux, ce week-end à Washington lors de l'assemblée annuelle du Fonds monétaire international, tandis que continueront des discussions techniques.

L'enjeu est le déblocage en octobre --vital pour la Grèce-- de la sixième tranche de 8 milliards d'euros du prêt consenti en mai 2010 au pays.

Dans l'attente d'un accord final, le gouvernement socialiste grec doit détailler mercredi, selon les médias, ce nouveau tour de vis, qui suscite déjà la colère sociale. Un conseil ministériel restreint est prévu en fin de matinée.

Les prévisions rendues publiques plus tôt dans la journée par le FMI tablent sur un total respect par les Grecs des exigences de leurs créanciers, avec un déficit public révisé à 8% du PIB contre 7,6% prévu, l'écart découlant de la récession, plus grave que prévu (-5%) et non d'un quelconque relâchement.

Une discipline budgétaire d'autant plus impérative que le FMI a fortement relevé sa prévision pour le pic de la dette publique de la Grèce à 189% du PIB en 2012 contre 172% dans sa projection précédente de juin.

Les inquiétudes sur la crise de la dette et sa possible contagion avaient plus tôt été relancées par la dégradation de l'Italie, dont l'agence américaine Standard & Poor's a abaissé la note à long terme d'un cran à "A", contre "A+" invoquant la fragilité de la coalition au pouvoir et l'important endettement.

Assortie d'une menace de nouvelle dégradation, via une mise en "perspective négative", cette décision ne remet toutefois pas en cause à moyen terme la solvabilité de la troisième économie de l'Union monétaire.

"C'est un non événement car on l'avait anticipé", a commenté l'économiste Cédric Thellier chez Natixis. Mais "c'est le moment de prendre à bras-le-corps des problèmes -compétitivité- qu'on a repoussés depuis longtemps pour éviter un scénario à la grecque", ajoute-t-il.

Face à un endettement de 1.900 milliards d'euros, équivalant à 120% de son produit intérieur brut (PIB), l'Italie a adopté la semaine dernière un plan d'austérité draconien de 54,2 milliards d'euros, mais sans vraiment convaincre.

Comme avec Athènes, la Commission européenne a du coup insisté mardi sur la nécessité pour l'Italie de dégager un "consensus politique national" et d'obtenir le soutien des "partenaires sociaux" au programme de rétablissement des comptes publics.

Les bourses européennes et Wall Street ont toutefois repris des couleurs, avec l'espoir d'une issue en Grèce, tandis que l'agence de notation fitch ratings exorcisait les peurs d'un éclatement de la zone euro en jugeant improbable qu'en sorte un de ses Etats membres.

Mais les questions sur la solidité du secteur bancaire européen se sont elles fait plus pressantes, la Commission européenne se ralliant aux vues du FMI pour juger qu'une nouvelle recapitalisation des banques européennes serait "peut-être nécessaire" face à la crise.

Partager sur Facebook
Article Précédent :
Le Noble Age: hausse de plus d'un...
Article Suivant :
Les PME veulent parer au risque d'un...

Ecrire un commentaire

J'accepte la charte et que mon commentaire soit publié sur BourseReflex.com 
Réactions à cet Article :

Gallinace - Mercredi 21 Septembre 2011 à 11:54

GRECE DES AVANCEES.

LA GRECE EST EN FAILLITE AVEREE ET DOIT SORTIR DE L'EURO,LAQUELLE EST A L'AGONIE AINSI QUE L'EUROPE. EN FAIT C'EST L'ECHEC DU MONDIALISME AINSI QUE DES E-U QUI AGONISENT EGALEMENT. RETABLISSONS LA SOUVERAINETE NATIONALE ET LA MONNAIE NATIONALE DE CHACUN D'URGENCE.
LES PEUPLES N'ACCEPTERONT NI RIGEUR NI DIFFICULTES DE VIE .CE SONT LES AUTORITES ET RESPONSABLES POLITIQUES QUI DOIVENT DONNER L'EXEMPLE ET PAYER .

Signaler


Les autres actualités


Retour vers 'Macro Économie' »




Mots-clés : Crise   Euro   Euros   Fmi   Wall street   Zone euro   Athenes   Venizelos  

Si vous passez un ordre de bourse sur le CAC40 le vendredi soir à 18h, quand sera t-il éxécuté?
Mon portefeuille virtuel

Initiez-vous à la gestion gratuitement et sans risque !

Ma liste de valeurs

Suivez l'évolution du cours de vos valeurs préférées !

Alerte email

Soyez immediatement informés


Retrait de Borloo
Jean-Louis Borloo a décidé de ne pas se porter candidat à l'élection présidentielle de 2012. Qu'en pensez-vous?