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La Fed invoque indirectement le risque de déflation

Mercredi 22 Sep 2010 à 00:00

Cette semaine, l'immobilier américain constitue l'un des grands rendez vous du marché. Après la stagnation à 13, soit sur un plus bas depuis mars 2009, du sentiment des professionnels de l'immobilier publié hier, les permis de construire et les mises en chantier ont dépassé les attentes en août avec une progression de 10,5 % sur un mois pour les premières et de + 1,8 % pour les seconds.


 


Permits-august-2010.png


Si l'inflexion haussière est pratiquement imperceptible sur les courbes de ces données immobilières ci-dessus, l'inflexion est apparue en revanche bien plus nette du côté de la Fed. A l'issue de son comité de politique monétaire, la banque centrale américaine a laissé sans surprise ses taux d'intérêts inchangés mais le communiqué montre une évolution du diagnostic et de la communication.


 


Ce changement concerne la situation des prix à la consommation. Le Comité a ainsi jugé que l'inflation sous-jacente était "quelque peu" sous l'objectif de long terme en ligne avec son mandat d'assurer le plein emploi et la stabilité des prix. D'autre part, elle indique qu'elle interviendra "au besoin" pour être en conformité avec son madat en la matière. En clair, la désinflation va un peu trop loin et les risques de déflation apparaissent, ce qui laisse une marge de manoeuvre pour d'éventuelles nouvelles mesures non-conventionnelles si besoin est selon son appréciation.


 


√ Pour mémoire, le taux d'inflation sous-jacente aux USA évolue depuis plusieurs mois autour de 0,9 % sur des plus bas historiques vieux de 44 ans. Dans ses 'tablettes' dont est issu le tableau ci-dessus qui présente les taux d'inflation général (1ère ligne) et sous-jacente (2nde ligne) suivant différents horizons et qui est exprimé via des pourcentages annualisés, la Fed a le regard qui pointe désormais sur un taux qui est tombé le mois dernier à 0,6 %.


inflation-sous-jacente-CPI.png


 


Le soufflet consécutif à cette précision de l'orientation de sa politique est assez rapidement retombé à la bourse de New York, l'incidence étant surtout visible sur le marché des changes avec une forte baisse du dollar au profit de l'euro qui reprend 1,5 % et regagne du terrain contre l'ensemble des autres devises ainsi que de l'or qui réalise un nouveau record à 1290 $ l'once.


Qui dit mesures non-conventionnelles, dit potentiellement augmentation des rachats d'obligations sur le marché par la Fed. Les taux se sont donc détendus assez nettement (et la perspective d'une évolution du marché obligataire, sujet traité dans l'article précédent s'éloigne donc d'autant)


 


Le CAC 40 à la bourse de Paris montre une nouvelle incapacité des acheteurs à tenir les plus hauts. Néanmoins, la reprise haussière qui s'est réalisée sur le seuil décisif à 3710 reste toujours valide à la clôture.


Bourse-Paris-CAC-40-210910.png

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