Protestations jeudi sur les sites allemands d'Opel, puis au niveau européen | Bourse Reflex
Accueil > Actualités > Macro Économie

Protestations jeudi sur les sites allemands d'Opel, puis au niveau européen

Mercredi 04 Nov 2009 à 16:31

Les syndicats allemands d'Opel ont annoncé mercredi des "actions de protestation" sur tous les sites allemands dès jeudi, qui doivent ensuite s'étendre au niveau européen, après la décision de GM de conserver sa filiale.

Ces actions visent à "montrer au conseil d'administration de GM ce qu'ils pensent de sa décision", a déclaré Armin Schild, représentant du puissant syndicat IG Metall au conseil de surveillance d'entreprise d'Opel, dans un communiqué.

"Nous allons défendre l'avenir de tous les sites européens", qui comptent près de 55.000 salariés, dont environ la moitié en Allemagne, a-t-il ajouté. GM n'a pas encore dévoilé ses intentions, mais la restructuration qu'il envisage devrait coûter 3 milliards d'euros.

A l'usine de Rüsselsheim près de Francfort (ouest), siège d'Opel en Allemagne, l'ambiance était sombre.

"J'ai peur que GM porte maintenant un coup radical à l'entreprise, nous pousse à la faillite et qu'il ferme des usines", a déclaré Dieter Müller, ouvrier chez Opel depuis 32 ans.

"Pour moi, ça a été une catastrophe d'entendre ça aux informations", a-t-il confié à l'AFP.

La décision de GM intervient au lendemain de la conclusion d'un accord entre Magna et le comité d'entreprise d'Opel, prévoyant de lourdes concessions salariales et une participation de 10% du personnel à la nouvelle société qui devait naître après la vente au groupe canadien.

Le plan de Magna, adossé à la banque russe semi-publique Sberbank, prévoyait le maintien des quatre sites allemands d'Opel.

Axel Kraus, 19 ans, se demande si Opel existera assez longtemps pour qu'il puisse terminer sa formation entamée il y a deux ans. "Je n'ai jamais eu une grande confiance en GM", a-t-il lâché.

Un autre ouvrier, Tamer Turma, essaie de faire contre mauvaise fortune bon coeur. "Ce n'est pas si mauvais que ça. Nous restons finalement en famille", a-t-il estimé. GM est la maison mère d'Opel depuis 80 ans.

"Mais naturellement, nous sommes à nouveau dans l'incertitude et nous avons peur pour nos emplois", ajoute-t-il.

Arguant d'un environnement des affaires en Europe "amélioré", d'une meilleure "santé financière" et de "l'importance d'Opel/Vauxhall" pour sa stratégie internationale, General Motors avait expliqué dans la nuit de mardi à mercredi avoir finalement décidé de conserver Opel après des mois de négociations avec l'équipementier canadien Magna, associé au russe Sberbank.

Partager sur Facebook
Article Précédent :
USA: le plafond de la dette publique...
Article Suivant :
LVMH confirme le retour de Patrick...

Ecrire un commentaire

J'accepte la charte et que mon commentaire soit publié sur BourseReflex.com 

Les autres actualités


Retour vers 'Macro Économie' »




Mots-clés : Euros   Opel   Magna   Russe  

Si vous passez un ordre de bourse sur le CAC40 le vendredi soir à 18h, quand sera t-il éxécuté?
Mon portefeuille virtuel

Initiez-vous à la gestion gratuitement et sans risque !

Ma liste de valeurs

Suivez l'évolution du cours de vos valeurs préférées !

Alerte email

Soyez immediatement informés


Retrait de Borloo
Jean-Louis Borloo a décidé de ne pas se porter candidat à l'élection présidentielle de 2012. Qu'en pensez-vous?