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Plan de relance américain: accord au Congrès sur un texte final

Mercredi 11 Fév 2009 à 22:33

Le chef de la majorité démocrate du Sénat américain Harry Reid a confirmé officiellement la conclusion d'un accord au Congrès sur un plan de relance de 789 milliards de dollars, activement soutenu par le président Barack Obama.

"Les différences entre les versions du Sénat et de la Chambre ont été résolues. Les textes sont vraiment similaires", a déclaré M. Reid.

"Je suis ravi d'annoncer que nous avons surmonté les différences", a-t-il ajouté confirmant une information donnée un peu plus tôt par le sénateur Max Baucus, président de la Commission des finances.

Selon le chef démocrate, les deux chambres du Congrès pourront voter "d'ici les prochains jours, peut-être même demain".

M. Reid s'exprimait devant la presse au Capitole entouré des principaux sénateurs impliqués dans les négociations, y compris les trois républicains modérés qui ont décidé de soutenir le compromis: Susan Collins, Arlen Specter et Olympia Snowe.

Les voix des trois sénateurs républicains sont donc désormais acquises à la majorité démocrate. Elles sont indispensables pour permettre aux démocrates du Sénat, qui contrôlent 58 sièges, d'atteindre le seuil des 60 voix nécessaires à l'adoption de la loi.

Le projet de plan de relance s'éleve désormais à 789 milliards de dollars, soit moins que le texte adopté le 28 janvier à la Chambre des représentants (819 milliards) sans les voix des républicains et moins que celui approuvé mardi par le Sénat (838 milliards).

Il est composé à plus de 35% d'allègements fiscaux, a indiqué la sénatrice républicaine Susan Collins qui a jugé que le projet de loi contenait un niveau "significatif" de réductions d'impôts, l'une des principales revendications des républicains.

Plus tôt dans la journée, le président Obama avait de nouveau pressé le Congrès de finaliser d'urgence le plan de relance et de le lui soumettre pour promulgation d'ici à la fin de la semaine.

"Faire entrer ce plan en vigueur est tout à la fois urgent et essentiel", a déclaré M. Obama en déplacement à Springfield (Virginie, est), près de Washington.

En amont des annonces faites mercredi au Congrès, le secrétaire général de la Maison Blanche, Rahm Emanuel, avait passé une partie de la nuit à discuter avec les parlementaires démocrates.

Mercredi, à l'exception des trois sénateurs républicains modérés, l'opposition républicaine n'avait toujours pas désarmé dans les deux chambres.

Les républicains réclament plus de réductions fiscales, davantage de mesures de lutte contre la crise du logement et moins de dépenses publiques, notamment dans des projets d'infrastructure.

"Le projet de loi qui est devant nous augmente le déficit de plus de 1.000 milliards de dollars", a déploré mercredi devant le Sénat le républicain Charles Grassley.

A l'ouverture de la séance du Sénat, le leader républicain Mitch McConnell était resté très critique vis-à-vis du plan et des dépenses prévues par l'administration Obama.

Il a souligné que le coût du plan de relance devait être ajouté aux 400 milliards du budget 2009 voté prochainement, et aux centaines de milliards mobilisés dans le cadre du plan de sauvetage des banques.

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