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LAGARDERE : Goldman Sachs reste à Vendre

Mardi 16 Aoû 2011 à 16:40

Goldman Sachs a réduit son objectif de cours de 24,60 euros à 22,60 euros et réitéré sa recommandation Vendre sur Lagardère dans le cadre d'une étude consacrée au secteur des médias. A la suite de la révision en baisse des prévisions de croissance du PIB du bureau d'études, ce dernier a légèrement réduit ses estimations. Il ne table plus que sur une progression de 4% à 5% du marché publicitaire en 2011 et 2012. Ce qui l'a conduit a ajusté à la baisse de 5% en moyenne ses prévisions de bénéfice par action le secteur des médias.

Goldman Sachs précise qu'il utilise désormais un PER moyen 2012 de 11 pour le secteur des médias, contre 12 auparavant.

Lagardère est l'une des valeurs du secteur qu'il recommande particulièrement de vendre en raison de la faiblesse de son positionnement. Selon le broker, la baisse des ventes de livres, un marché publicitaire mou pour la radio et les magazines, mais aussi des incertitudes à propos des contrats dans le sport sont les principaux risques pour le consensus. Si la valorisation est basse, l'analyste fait remarquer qu'elle n'a pas fourni de support à l'action par le passé.

AOF - EN SAVOIR PLUS

=/Les points forts de la valeur/=

- Le groupe bénéficie d'un portefeuille d'activités équilibré dans les médias, avec des activités cycliques (presse et audiovisuel), qui dépendent des revenus publicitaires, et des métiers contra-cycliques, tels que la distribution et les livres, qui résistent mieux en cas de retournement conjoncturel ;

- C'est le résultat du recentrage initié en 1998 qui rapproche Lagardère d'un pure player des médias, avec quatre branches d'activités détenues à 100%, à comparer au conglomérat sans synergies entre les différents métiers exercés à l'époque ;

- Le pôle Magazine International a finalement été cédé. Le cash issu de cette opération, ainsi que de l'introduction à venir de la participation dans Canal+, devrait être redistribué en partie aux actionnaires, probablement sous la forme d'un dividende exceptionnel ;

- Le groupe bénéficie d'une structure financière solide.

=/Les points faibles de la valeur/=

- Le statut de commandite par actions de la société empêche toute tentative d'OPA qui pourrait offrir un potentiel de valorisation au cours du titre ;

- La valeur subit encore une décote en Bourse, en raison du maintien de participations minoritaires dans plusieurs sociétés (Canal+, EADS, Marie Claire, Amaury, Le Monde...) ;

- L'activité défensive, Lagardère Publishing (Edition) pourrait, à moyen terme, subir une pression forte sur les prix, en raison du développement des livres électroniques ;

- De façon structurelle, les magazines perdent des parts de marché face aux autres médias et subissent une baisse de leurs recettes publicitaires ;

- La branche Sports ne tient pas les promesses de croissance espérées depuis sa création, en 2007. Elle est réorganisée avec pour objectif d'en faire le leader mondial du sport d'ici cinq ans. Les retombées restent lointaines.

Comment suivre la valeur

- La valeur ne fait plus partie du CAC 40 depuis septembre 2010 ;

- Lagardère est une valeur défensive grâce à trois métiers (livres, distribution, droits sportifs). Moins de 20% de son chiffre d'affaires est issu de la publicité ;

- L'activité Presse est tout de même sensible à la variation des revenus publicitaires mais aussi au cours du papier, qui constitue sa matière première de base ;

- La poursuite du recentrage, avec la cession des participations minoritaires, est une priorité. Cela permettra de réduire la décote en Bourse ;

- Les analystes estiment qu'il faudra attendre l'introduction en Bourse de la participation de 20% dans Canal+ pour que Lagardère retrouve une dynamique boursière. Initialement prévue en avril, cette opération a été reportée en raison de la volatilité des marchés suite à la catastrophe japonaise. Elle pourrait désormais intervenir à l'automne.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Communication - Medias

Les groupes avaient initialement choisi de ne pas faire payer leurs contenus en ligne, en misant sur les revenus publicitaires engendrés par l'audience. Ils revoient aujourd'hui leur position et mettent en place des systèmes de péage. Le britannique Times, appartenant au groupe News Corp., a choisi la formule du tout-payant sur le Web depuis le 1er juillet. Quant au New York Times, il introduira une formule payante début 2011. Il se dirige vers le freemium : une partie du contenu du site est gratuite tandis que l'autre est payante. En France, plusieurs quotidiens généralistes ont opté pour cette formule. En septembre 2009, Libération a rendu payants sur son site des articles de son quotidien papier. LeFigaro.fr a également introduit un système d'abonnement en février. LeMonde.fr, l'un des premiers à avoir facturé des contenus en 2002, réserve désormais les articles de son quotidien papier à la version payante de son site. Ces acteurs espèrent ainsi rentabiliser une audience qui s'établit à plusieurs millions de visiteurs uniques mensuels et éviter la cannibalisation des contenus des versions papier.

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Sociétés citées dans cette news : Lagardere   CAC 40   EADS  

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