ANALYSE MI-SEANCE AOF FRANCE/EUROPE - Baisse avec les financières | Bourse Reflex
Accueil > Actualités > Marchés Financiers

ANALYSE MI-SEANCE AOF FRANCE/EUROPE - Baisse avec les financières

Mardi 11 Nov 2008 à 12:13

Les marchés actions européens évoluent toujours dans le rouge, plombés par le net recul des valeurs financières et dans l'attente d'une ouverture en forte baisse à Wall Street. L'indice ZEW du sentiment des investisseurs meilleur que prévu en novembre n'a pas réussi à inverser la tendance. A Paris, Dexia tire son épingle du jeu à la suite de rumeurs de presse évoquant un intérêt du milliardaire Warren Buffett pour sa filiale américaine FSA. A 12h15, l'indice CAC 40 cède 2,24% à 3427,11 points. L'indice FTSE Eurofirst 80 perd 2,26% à 3427,66 points.

RWE (+0,35% à 68,74 euros) a enregistré un bénéfice opérationnel en hausse de 5,1% à 5,78 milliards d'euros sur les neuf premiers mois de l'année, alors que les analystes interrogés par Reuters attendaient en moyenne 5,383 milliards. Le numéro deux allemand de l'énergie a vu son chiffre d'affaires bondir de 13,8% à 34,45 milliards d'euros sur la même période. RWE a surtout bénéficié de la production d'électricité en Allemagne, sur fond de flambée des prix ces derniers mois. Confiant, le groupe a indiqué dans un communiqué qu'il disposait d'un cash flow solide et n'a pas hésité à relever ses prévisions.

Dexia s'offre 1,96% à 5,09 euros dans un marché en recul. Des sociétés d'assurance américaines appartenant aux hommes d'affaires Warren Buffett et Wilbur Ross discuteraient du rachat de tout ou partie de FSA, la filiale américaine de rehaussement de crédit de Dexia. C'est en tout cas ce qu'affirme le quotidien belge "De Tijd" sur son site internet, en précisant que "l'opération en est au stade final". Le groupe bancaire franco-belge doit présenter vendredi une revue stratégique de ses activités lors de la publication des résultats du troisième trimestre.

France Telecom (-0,63% à 19,84 euros) a annoncé avoir emprunté 500 millions de livres sterling (611,4 millions d'euros) sur le marché obligataire. "Le groupe a profité d'une fenêtre d'opportunité sur le marché obligataire en sterling pour diversifier ses sources de financement", a expliqué France Telecom dans un communiqué. L'emprunt s'élevait initialement à 250 millions de livres, mais la taille de l'émission a été augmentée à 500 millions afin de prendre en compte de "la forte demande" des investisseurs britanniques.

Les chiffres macroéconomiques

L'indice Zew du sentiment des investisseurs pour le mois de novembre s'est établi à - 53,5, contre -63 en octobre. Les économistes tablaient sur -62.

Sur le marché des changes, l'euro cote 1,2740 face au dollar.

EN SAVOIR PLUS

ACTIVITE DE LA SOCIETE

France Télécom est le premier français opérateur de télécommunications, mais également l'un des principaux en Europe. Le groupe est présent en particulier en Espagne, en Pologne et au Royaume-Uni. France Télécom se décline désormais sous la forme des divisions "Home" (le marché des particuliers), "Personal" (le mobile), et "Enterprise" (le marché des entreprises). Ces trois grandes familles de services sont développées et commercialisées sous la marque Orange. France Télécom a cédé son activité Annuaires, PagesJaunes, en 2006.

FORCES ET FAIBLESSES DE LA VALEUR

Les points forts de la valeur

- France Télécom génère de très importants cash flows qui lui permettent de verser un dividende élevé.

- France Télécom bénéficie encore d'une position dominante sur le marché de la téléphonie fixe.

- Sa position sur le créneau de l'ADSL, particulièrement porteur et sa capacité d'innovation sont des atouts. Le haut débit, sous toutes ses formes, paraît ainsi à même d'enrayer le déclin de la téléphonie fixe. La Livebox, qui permet de se connecter sans fil à l'internet haut débit, mais offre également des services de téléphonie sur Internet et de télévision numérique, rencontre un franc succès.

-Si une fusion pan-européenne avec un acteur comme Deutsche Telecom semble peu probable, l'opérateur s'oriente vers des coopérations avec les autres groupes européens, comme le partage de réseaux avec Vodafone en Espagne.

Les points faibles de la valeur

- Le retour à la croissance externe de France Télécom, qui par le passé a coûté fort cher à l'opérateur historique, a fait naître des craintes chez les investisseurs. Ces inquiétudes se sont notamment manifestées en 2008 avec le projet de rachat de l'opérateur télécoms scandinave, TeliaSonera.

- La période pendant laquelle l'Etat n'a pas le droit de vendre des titres s'est terminée début février 2008.

- L'un des défis de l'opérateur pour les années à venir consistera à stabiliser son taux de marge brute opérationnelle.

- Le développement de la téléphonie via Internet constitue une menace pour l'activité de téléphonie fixe traditionnelle de France Télécom. Le Très Haut Débit, encore peu développé, constitue un segment dans lequel France Télécom devra investir.

- La performance de son pôle Entreprise reste décevante. France Télécom doit faire face à l'érosion des revenus et de la marge de cette activité.

COMMENT SUIVRE LA VALEUR

- Régulièrement épinglé par ses concurrents qui l'accusent d'abuser de sa position de monopole, le titre France Télécom réagit aux décisions de l'arcep (ex-Autorité de Régulation des Télécommunications) et du Conseil de la concurrence.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Opérateurs télécoms

Tous les opérateurs n'ont pas souffert d'une dégradation de l'environnement en Europe. Ainsi, France Telecom a bénéficié d'une progression de 3% de son activité à taux de change constants en Europe occidentale, au cours des six premiers mois. Ses ventes se sont également bien comportées entre les mois d'avril et juin, contrairement à son concurrent Vodafone. Le groupe britannique a affiché un recul de ses ventes en Europe de 0,2% sur cette période. Ses performances ont été particulièrement mauvaises en Espagne où ses ventes ont reculé de 2,5% par rapport à la même période de 2007. Vodafone n'est pas le seul intervenant à souffrir du ralentissement économique européen. Le norvégien Telenor a subi un recul de 4,5% de son chiffre d'affaires dans le mobile au deuxième trimestre sur son marché domestique. Le belge Belgacom s'attend à une baisse de 2% de son chiffre d'affaires cette année. Quant au leader espagnol, Telefonica, il n'a enregistré qu'une croissance de 1,4% sur son marché domestique au cours du second trimestre. Sa présence en Amérique Latine, qui représente désormais 37,4% de son activité et dont les revenus ont bondi de 12,2%, lui a permis de compenser cette piètre performance.

Partager sur Facebook
Article Précédent :
MORNING MEETING AOF FRANCE / EUROPE -...
Article Suivant :
ANALYSE CLOTURE AOF FRANCE/EUROPE -...

Ecrire un commentaire

J'accepte la charte et que mon commentaire soit publié sur BourseReflex.com 

Les autres actualités





Mots-clés : Cac 40   Dollar   Euro   Euros   France telecom   Fusion   Wall street   Dexia   Warren   Buffett   Telecommunications   Telecoms  
Sociétés citées dans cette news : Dexia   Belgacom   Telefonica   France Telecom   CAC 40   PagesJaunes  

Si vous passez un ordre de bourse sur le CAC40 le vendredi soir à 18h, quand sera t-il éxécuté?
Mon portefeuille virtuel

Initiez-vous à la gestion gratuitement et sans risque !

Ma liste de valeurs

Suivez l'évolution du cours de vos valeurs préférées !

Alerte email

Soyez immediatement informés


Retrait de Borloo
Jean-Louis Borloo a décidé de ne pas se porter candidat à l'élection présidentielle de 2012. Qu'en pensez-vous?