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L'or : une monnaie en or pour les périodes de crise

Mardi 30 Jun 2020 à 10:49

La monnaie n'a pas toujours existé dans l'histoire de l'humanité. Les hommes préhistoriques s'en passaient volontiers, tandis que le troc a perduré (et perdure ?) encore jusqu'à récemment dans certaines régions ou divers milieux, ruraux notamment. C'est le socle des sociétés traditionnelles défini par l'anthropologue de l'entre-deux-guerres Marcel Mauss : don, contre-don.

La si fascinante cité de Sparte se passait de monnaie et avait interdit l'usage de l'or dans ses temps de splendeur, et les contemporains situent son déclin lors de l'afflux des métaux précieux offerts par les Perses au IVe siècle avant Jésus-Christ. Avec ce or arrivèrent les luxes importés, le ramollissement des mœurs et les plaisirs oisifs. Mais le passé est le passé ! Aujourd'hui, mieux vaut connaître et suivre cours de l'or prix de l'or en direct.

L'or, une monnaie de prédilection

La monnaie apparaît quasiment en même temps que la civilisation. Elle n'était alors pas gérée par des États, qui n'existaient pas, mais servait de moyen d'échange entre différentes aires de peuplement.

Aristote, le représentant par excellence de la philosophie grecque classique, définit la monnaie autour de trois qualités : 1° la qualité d'unité de compte ; 2° le caractère de réserve de valeur ; et 3° le rôle d'intermédiaire des échanges.

On comprend dès lors que les métaux précieux aient revêtu dès le départ le rôle de monnaie par excellence. Débités en pièces, ils sont dénombrables et représentent une unité de compte parfaite, et parfaitement réelle. Existant réellement, ils sont en eux-mêmes une réserve de valeur (et ce même sous la forme de bijoux par exemple !). Enfin, ils incarnent un étalon clair et pondérable pour servir aux transactions commerciales. C'est une monnaie intégrale.

L'or face aux monnaies fiduciaires

En comparaison, nos monnaies modernes qui ont peu à peu abandonné l'or font pâle figure. Nous connaissons tous la « dévaluation du franc » par le roi de France Philippe IV le Bel, qui ajouta à l'or de la monnaie royale de vils métaux pour arriver à la même valeur faciale, mais avec moins de métaux précieux dans les pièces. Cette première lui valut le surnom de « roi faux-monnayeur ». À l'époque, fort de son autorité publique, il put imposer cette « monnaie de mauvais aloi » sur les territoires qui lui étaient soumis, mais à l'international les Européens lui préféraient évidemment des monnaies d'or « pur », d'où le succès du ducat ou du florin (dont le forint hongrois est un lointain reste).

Peu à peu, cependant, les autres batteurs de monnaie se mirent à faire comme Philippe le Bel, si bien que les « monnaies de bon aloi » ne furent bientôt plus qu'un lointain souvenir. De fil en aiguille, c'est-à-dire de mal en pis, toutes les devises en circulation perdirent en qualité ensemble, en diminuant toujours davantage leur charge en or ou autres métaux précieux. C'est ce qui explique que 20 francs de l'époque napoléonienne (francs déjà dégradés) sont cotées de nos jours plus de 200 €, alors qu'en conversion faciale brute elles devraient valoir moins de 5 € si elles étaient toujours en circulation…

Une grande césure s'est produite au siècle dernier, avec l'abandon progressif puis total en ce début de XXIe siècle de l'étalon-or. Depuis, la planche à billets peut tourner à plein – à condition que tous les États fassent de même en même temps, d'où l'intérêt des forums monétaires internationaux, de la toute-puissance du dollar, ou encore du FMI. La politique du j'imprime pour prêter a récemment remplacé celle du j'imprime pour dépenser. Or, si nous pouvons acheter des biens réels (pour l'instant du moins) avec des billets du banque, force est de constater qu'en eux-mêmes ils n'ont pas la moindre valeur, ni aucune réserve permettant quelque part de représenter la totalité de la masse monétaire en circulation. Pensez bien qu'une banque pouvait jusqu'à il y a peu prêter dix fois plus que ses fonds propres ; cette frêle barrière a elle-même sauté.

En face de cette tendance pouvant s'avérer dangereuse à long terme, l'or paraît être comme toujours le recours suprême. Les investisseurs et les grandes fortunes ne s'y trompent pas : ils se réfugient derrière l'or, et derrière l'or réel et physique dans toute la mesure du possible, si bien que son cours ne cesse d'augmenter, tranquillement, à l'abri des spéculations.

En conclusion, l'or est donc une valeur sûre qui parlent toutes les langues du monde.

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