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Obligataire HY : le rapport risque- rendement attractif (Muzinich & Co.)

Mardi 11 Oct 2011 à 14:58

(AOF / Funds) - "La classe d'actif a enregistré un écartement de spreads très important depuis deux-trois mois, du à la crainte d'un ralentissement économique voire d'une récession et de l'endettement des Etats ; cette crainte a été accentuée en Europe par le manque de gouvernance européenne et la crainte d'une crise bancaire. L'écartement des prix a été encore renforcé par les banques qui prennent beaucoup moins de papiers dans leurs livres et n'ont donc pas atténué les flux vendeurs", note Eric Pictet, directeur du bureau de Paris de Muzinich & Co.

"Cependant les taux de défaut devraient rester peu élevés car les émetteurs ont un besoin de refinancement très faible pendant les deux prochaines années ; les bilans sont très sains ; les spreads anticipent déjà une récession ; la classe d'actif n'a pas besoin d'une forte croissance pour délivrer de la performance ; les multiples de rendement par rapport aux taux d'Etat de même duration sont très élevés et constituent un bon coussin."

"Sauf à anticiper une crise majeure et systémique, ce qui ne peut pas être totalement écarté, le rapport risque/rendement de la classe d'actif devient très attractif."

"Nous n'allons pas revenir sur les raisons spécifiques de l'écartement qui a commencé entre le marché américain et européen mi-juin et qui s'est accentué depuis le début du mois d'août. Nous n'allons pas revenir non plus sur le bas niveau des taux de défaut et le fait qu'ils devraient rester peu élevés, en dessous de leurs moyennes historiques pour les deux ans à venir du au faible besoin de refinancement des émetteurs. Nous ne prendrons pas non plus en compte un éclatement toujours possible du système car si tel était le cas, les prévisions financières n'auraient plus beaucoup de sens."

"Un investisseur qui aurait investi au pic du cycle précédent dans les indices HY, c'est à dire fin mai 2007, aurait une performance positive contrairement aux actions (S&P 500 dividendes réinvestis). La beauté de la classe d'actif réside dans le fait qu'une perte n'est matérialisée que dans deux cas : des défauts ou la cession de parts après un mouvement de baisse."

"On constate que sauf lors de l'énorme crise de 2008, conséquence de la faillite de Lehman où les spreads sont montés à 1.900/2.000bps, la performance de l'indice général a toujours été positive à horizon 6 mois. Si on prolonge la période, les performances annualisées à 1 an, 2 ans et 3 ans sont largement positives et supérieures à celles des actions."

"Nous terminerons juste par un point sur les flux dans les fonds ouverts sachant qu'il n'y a pas de statistiques disponibles sur les autres mouvements réalisés par les institutionnels et qui représentent la plus forte proportion. La semaine dernière, les flux ont été légèrement positifs aux Etats-Unis dans le High Yield. En Europe, le mouvement demeure négatif mais les rachats semblent s'amenuiser."

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