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Analyse clôture AOF France / Europe - Rebond en attendant la suite

Mardi 19 Jul 2011 à 17:51

Les marchés actions européens ont rebondi ce mardi sans toutefois effacer les lourdes pertes essuyées la veille. Lourdement sanctionné hier, le secteur bancaire a pleinement profité de cette chasse aux bonnes affaires. S'il est principalement technique, ce rebond s'explique également par la publication d'une série de résultats trimestriels américains jugés plutôt encourageants (IBM, Coca-Cola) et par les bons chiffres de l'immobilier US. Pour autant, les analystes restent prudents à deux jours du sommet européen de Bruxelles. Le CAC 40 a gagné 1,21% à 3694,95 points, l'Eurostoxx 50 : 1,34%.

En Suède, Electrolux a chuté de 14,869% à 123,10 couronnes suédoises, pénalisé par des résultats trimestriels inférieurs aux prévisions des analystes. Le bénéfice net du numéro deux mondial de l'électroménager a reculé de 46% à 561 millions de couronnes suédoises (85,6 millions de dollars). Le marché tablait sur 677 millions de couronnes. De son côté, le chiffre d'affaires a décliné de 12% à 24,14 milliards de couronnes, conformément au consensus Bloomberg. Ces mauvais résultats, le propriétaire de la marque Frigidaire les doit à la hausse des coûts des matières premières combinée à une demande faible.

A Paris, Edenred a bondi de 3,18% à 21,60 euros, soutenu par des chiffres d'activité meilleurs que prévu au second trimestre. Cette période a été marquée par une accélération de la croissance organique du volume d'émission du spécialiste des titres de services prépayés, ex-Accor Services, grâce au dynamisme de son activité en Amérique latine. Cette région a représenté 40% de son chiffre d'affaires en 2010. La croissance organique s'est élevée à 10,9%, dont 21,5% en Amérique latine, après 9% au premier trimestre.

Hermès a progressé de 0,43% à 221,70 euros après l'annonce d'un chiffre d'affaires du deuxième trimestre très solide et la révision à la hausse de ses prévisions de ventes annuelles. Le groupe de luxe a bénéficié ces derniers mois d'une vive croissance de ses ventes aux Etats-Unis et en Asie. Ce matin, les brokers ont unanimement salué le dynamisme du maroquinier. Pour autant, ils restent vendeurs sur la valeur, soulignant que le cours de l'action demeurait largement déconnecté des fondamentaux du groupe, aussi bon soient-ils.

Les chiffres macroéconomiques

L'indice Zew mesurant la confiance des investisseurs allemands a chuté de -9 en juin à -15,5 en juillet. Les analystes visaient une baisse plus mesurée à -12,3. L'indice est à son plus bas depuis janvier 2009.

Les permis de construire ont progressé de 2,5% en juin aux Etats-Unis après une hausse de 8,2% en mai. Les mises en chantier ont elles augmenté de 14,6% en juin contre une croissance nulle en mai.

A 17h35, l'euro cote 1,4173 dollar.

AOF - EN SAVOIR PLUS

LEXIQUE

indice zew : L'indice ZEW, qui porte le nom du centre allemand pour la recherche sur l'économie européenne, mesure les anticipations des analystes et des investisseurs institutionnels quant à l'évolution de l'économie allemande. C'est un indicateur avancé de la confiance des investisseurs européens.

inflation : L'inflation est la hausse du niveau général des prix, entraînant une baisse durable du pouvoir d'achat de la monnaie. Elle est généralement évaluée au moyen de l'Indice des prix à la consommation (IPC).

D'une manière générale, une forte inflation profite au débiteur, tandis que le créditeur en pâtit. Pour jauger l'inflation, les banques centrales s'intéressent à l'indice des prix à la consommation sous-jacent, c'est-à-dire hors les éléments volatils que sont l'énergie et l'alimentation. On parle alors d'indice des prix à la consommation «core». La Fed privilégie l'indice PCE «core» qui mesure l'évolution des prix liés à la consommation des ménages. Le niveau d'inflation considéré comme acceptable par la BCE est de 2 % l'an.

balance courante : En comptabilité nationale, la balance courante résulte de l'épargne du secteur privé moins les investissements du secteur privé + l'excédent budgétaire (recettes fiscales moins dépenses).

Les déficits de la balance courante qui reflètent d'importants investissements dans le secteur privé pour un niveau donné d'épargne ont tendance à être acceptés par les marchés. Lorsque ces déficits sont accompagnés de déficits budgétaires importants, ils sont perçus beaucoup plus négativement.

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