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Les marchés financiers toujours dans la tourmente mais un léger mieux en vue

Mardi 12 Jul 2011 à 00:00

Après un lundi noir, les marchés financiers restaient très nerveux mardi, déçus par l'absence d'accord européen sur la Grèce, dans un mouvement de défiance généralisée envers la zone euro, qui semblait toutefois s'apaiser en milieu de journée.

"Nous sommes entrés dans une zone de turbulences très forte, qui pourrait s'avérer très dangereuse pour l'ensemble de la zone euro", a averti Patrick Jacq, stratégiste obligataire chez BNP-Paribas.

L'absence d'accord, la veille à Bruxelles, sur la Grèce après neuf heures de réunion entre les ministres des Finances, a accentué la nervosité dans les salles de marché.

Les investisseurs ont massivement vendu les actions considérées comme des actifs risqués, et au premier rang d'entre elles les valeurs bancaires. En tant que détentrices d'une grande partie de la dette des pays européens les plus fragiles, elles seraient les premières victimes des effets d'une contagion de la crise grecque. Mardi à la mi-journée, ces valeurs, dont certaines avaient perdu près de 8% la veille, se redressaient toutefois légèrement sous l'effet d'une chasse aux bonnes affaires.

Les indices boursiers continuaient toutefois à chuter mardi à la mi-journée. La Bourse de Londres abandonnait 1,32%, celle de Francfort perdait 2,07%. Madrid et Milan se redressaient en revanche, bénéficiant, selon des sources de marchés, de rachats de titres de dette par la Banque centrale européenne, ce qui a permis de rassurer les marchés. Après avoir perdu près de 4% en début de matinée la Bourse de Milan se redressait à +0,50% et celle de Madrid ne cédait plus que 0,85% en milieu de journée.

Autres victimes de ce mouvement de méfiance, les titres de dette des pays considérées comme fragiles, Espagne, Italie, Grèce ou Portugal. Depuis ce week-end, l'Italie et l'Espagne, deux poids lourds de la zone euro, sont dans le collimateur et leurs obligations massivement vendues par des investisseurs doutant de la solvabilité de ces pays.

Conséquence, les taux de ces emprunts d'Etat sont montés en flèche, mettant en péril leur capacité à rembourser leur dette si ce mouvement devait se prolonger. Les taux à 10 ans italiens ont frôlé les 6% et ceux de l'Espagne ont dépassé ce niveau.

Les atermoiements dans la crise grecque au niveau européen alors que la crise de la dette a débuté il y a près de 18 mois, renforce, dans les salles de marché, l'idée que la zone euro est en danger, selon des analystes.

L'euro, symbole de la zone euro, a d'ailleurs une nouvelle fois chuté mardi, passant sous la barre des 1,40 dollar pour un euro, soit son niveau le plus faible depuis quatre mois.

"L'europe ne peut pas s'offrir le luxe d'une faillitte de l'Italie ou de l'Espagne", a souligné un gérant de portefeuilles et le temps presse.

La méfiance a traversé les océans. Lundi soir, la bourse de New York a terminé en nette baisse, l'indice Dow Jones cédant 1,20%. Les places asiatiques ont également subi mardi le contrecoup de cette crise en Europe. Tokyo a cédé près de 1,5% et Hong Kong pus de 3%.

Comme souvent en période de crise, le franc suisse s'est avéré le grand gagnant, jouant à plein son role de valeur refuge. Mardi matin la monnaie helvétique s'échangeait à 1,163 franc pour un euro, battant le record établi la veille.

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