CNP ASSURANCES : Oddo n'est plus à l'Achat | Bourse Reflex
Accueil > Actualités > Marchés Financiers

CNP Assurances (CNP) FR0000120222


€ 10.9  +0.09%
AJOUTER À : Mon Portefeuille | Ma Liste | Mes alertes

CNP ASSURANCES : Oddo n'est plus à l'Achat

Mercredi 22 Jun 2011 à 13:15

Selon une source de marché, Oddo Securities a dégradé sa recommandation sur CNP Assurances d'Achat à Neutre et abaissé son objectif de cours de 20 à 16 euros.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- Le modèle économique du groupe qui consiste à concevoir et à gérer en France 85% des produits d'épargne offre une bonne visibilité ;

- Grâce à son accès dans les réseaux des Caisses d'Epargne et de la Banque Postale, CNP Assurances touche une vaste clientèle ;

- La réforme sur le système des retraites, incitant à recourir à un régime par capitalisation, devrait profiter à l'assureur ;

- Le groupe se développe également dans l'assurance-risque et l'assurance-dépendance ;

- Le titre offre un bon rendement pour ses actionnaires ;

- La division par quatre du nominal de l'action en juillet 2010 rend la valeur plus accessible aux actionnaires individuels.

Les points faibles de la valeur

- Le contexte de taux bas rend les fonds en euros peu attrayants pour les investisseurs et pèse sur les marges de ses produits. La concentration des revenus de CNP sur l'activité Epargne est donc une source d'inquiétudes ;

- L'offre de produit est jugée insuffisamment diversifiée. Le mix produit est notamment peu orienté sur les unités de compte pour l'assurance-vie ;

- Le besoin potentiel des banques de vendre un maximum de produits de dépôts afin de répondre à la contrainte du ratio de liquidité sous Bâle 3 pourrait peser sur la dynamique du marché de l'assurance-vie ;

- L'assureur est particulièrement sensible à l'évolution de la conjoncture en France, où il réalise 80% de son chiffre d'affaires. La CNP est donc encore trop peu présente à l'international ;

- La situation de CNP est complexe: le groupe étant public, il faudrait une loi pour le privatiser. Néanmoins, la crise du crédit a fait monter la pression sur ses actionnaires, notamment la Caisse d'Epargne ;

- Même si la fiscalité de l'assurance-vie n'a finalement pas été modifiée dans le cadre de la réforme de la fiscalité du Patrimoine, la question pourrait réapparaître après l'élection présidentielle de 2012. Chaque débat sur le sujet pèse sur le marché ;

- Autre sujet de préoccupation : le véritable impact des nouvelles règles Solvabilité II, qui n'ont pas encore été totalement fixées mais qui vont décourager les investissements en actions, reste difficile à prévoir. Les assureurs français ont une exposition aux actions supérieure à la plupart de leurs concurrents étrangers.

Comment suivre la valeur

- L'évolution du titre dépend désormais, selon les analystes, de la capacité du groupe à renouer avec la croissance en France, notamment avec les nouvelles offres ;

- Les revenus des assureurs sont fortement conditionnés par l'évolution des marchés financiers et des taux d'intérêt, dans la mesure où les primes versées par les assurés, réserves déduites, sont réinvesties ;

- En tant que premier assureur de personnes en France, CNP dépend des tendances sur le marché de la retraite, de la santé et de l'épargne ;

- La fusion de l'un de ses actionnaires, la Caisse d'Epargne, avec le réseau Banques Populaires pour former la BPCE, pourrait à terme permettre au groupe d'équiper encore davantage de clients bancaires ;

- Les contraintes prudentielles imposées aux banques par Bâle III pourraient inciter à céder leurs activités de bancassurance et relancer la spéculation sur CNP ;

- Une éventuelle évolution législative autorisant les transferts de comptes d'assurance-vie d'un assureur à un autre tout en conservant les avantages fiscaux pourrait modifier le paysage du secteur.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Finance - Assurance

Après cinq années de baisse, les professionnels estiment que les tarifs de l'assurance auto devraient être orientés à la hausse pour au moins trois ans. La progression pourrait se situer entre 3% et 5% en 2011. Sur trois ans, les assureurs espèrent une progression globale de près de 10%. Cette évolution résulte de la conjugaison de plusieurs facteurs. Premièrement, avec une grande fréquence d'évènements climatiques (notamment tempêtes Klaus et Quinten), le nombre de demandes de réparation a explosé. De plus, la baisse du prix de l'essence a incité davantage de français à utiliser leur voiture. Le trafic routier a progressé entre 4% et 5% en 2009. Les automobiles respectent moins les limitations de vitesse, ce qui accroît le nombre d'accidents avec dégâts matériels (+2% en 2009). Enfin, le coût moyen des réparations s'est surenchéri (+3% à +4% par an). Conséquence : le ratio combiné de l'assurance auto, qui en rapportant les sinistres et les coûts aux primes est un indicateur clé, a gagné 7 points en 2009. A 109%, il a atteint son pire niveau depuis 1998. Les assureurs réagissent à cette détérioration en augmentant leurs tarifs.

Partager sur Facebook
Article Précédent :
EUTELSAT : Société Générale n'est...
Article Suivant :
TF1 : Barclays relève sa recommandation

Ecrire un commentaire

J'accepte la charte et que mon commentaire soit publié sur BourseReflex.com 

Les autres actualités





Mots-clés : Caisse d epargne   Crise   Essence   Euros   Fiscalite   Fusion   Retraite   Oddo   Bale   Auto  
Sociétés citées dans cette news : CNP Assurances  

Si vous passez un ordre de bourse sur le CAC40 le vendredi soir à 18h, quand sera t-il éxécuté?
Mon portefeuille virtuel

Initiez-vous à la gestion gratuitement et sans risque !

Ma liste de valeurs

Suivez l'évolution du cours de vos valeurs préférées !

Alerte email

Soyez immediatement informés


Retrait de Borloo
Jean-Louis Borloo a décidé de ne pas se porter candidat à l'élection présidentielle de 2012. Qu'en pensez-vous?