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Banque: BNPP AM privilégie les grands établissements classiques

Mercredi 25 Mai 2011 à 15:35

(AOF / Funds) - "Depuis la crise de 2008, les investisseurs évitent le secteur financier, banques européennes et américaines comprises. La hausse des taux d'intérêt, la crise de la dette souveraine européenne et la fragilité persistante du marché de l'immobilier résidentiel aux US cristallisent les inquiétudes. Nous pensons toutefois qu'il existe de solides raisons de reconsidérer ce secteur négligé", note Michael Gordon, responsable des investissements en actions chez BNPP AM.

"Le niveau attractif des valorisations a changé notre point de vue sur les valeurs financières : les valeurs bancaires se négocient légèrement en dessous de la valeur de leur actif net, contre un multiple de l'ordre de 2,1 pour les autres secteurs, un écart inédit depuis 30 ans et, selon nous injustifié."

"Premièrement, le risque de défaut sur les obligations émises par les pays périphériques (Grèce ou Portugal) pénalise les banques qui détiennent ce papier dans leurs livres. Nous pensons toutefois que ce risque est désormais intégré dans les cours, une conviction étayée par la stabilisation des spreads des CDS. Du fait de leur exposition à la dette souveraine, il existe une corrélation depuis la crise entre les valeurs bancaires et les spreads des CDS souverains européens."

"Deuxièmement, l'estimation de l'impact d'une éventuelle hausse des taux d'intérêt sur la croissance économique nous semble exagérée. Que ce soit en Europe ou aux US, cette hausse devrait être de l'ordre de 50pb en 2011, un niveau insuffisant pour peser de manière significative. Notre scénario central considère d'ailleurs que l'inflation n'est pas une menace : nous pensons que les taux d'intérêt augmenteront, certes, mais progressivement pour ne pas infléchir la reprise de la croissance."

"Troisièmement, comme en témoigne le redressement de leurs résultats, les banques évoluent dans un contexte économique plus porteur. Après de profondes restructurations, les entreprises sont aujourd'hui en bonne santé et regorgent de liquidités. Jusqu'à récemment, elles empruntaient donc très peu mais elles amorcent aujourd'hui une nouvelle phase d'expansion, avec à la clé une demande accrue de crédit, même si elle reste faible par rapport aux niveaux pré-crise (demandes auxquelles les banques sont prêtes à répondre)."

"De plus, la situation s'améliore sur le front des approbations de prêts hypothécaires et des activités de cartes de crédit, tandis que les créances douteuses ont fortement chuté. Profitant de cette embellie, les banques elles-mêmes reviennent vers les marchés de capitaux : entre le 1er janvier et le 10 avril, les banques européennes ont ainsi levé 10,5 milliards d'euros pour remplacer leurs fonds propres."

"Enfin, n'oublions pas que, par le passé, les banques versaient généralement des dividendes confortables. Leurs activités étant restructurées et leurs résultats s'améliorant, elles devraient retrouver leur statut de valeurs à haut rendement. Ce n'est pas parce que nous sommes positifs sur ce secteur que nous achetons sans discernement. Au contraire, la sélectivité s'impose plus que jamais."

"Nous privilégions les grands établissements bien capitalisés qui exercent essentiellement des activités bancaires classiques et qui sont solidement implantés sur leurs marchés respectifs. Ces banques peuvent être basées dans différents pays (citons par exemple HSBC, Santander, BBVA ou Wells Fargo) mais elles partagent un même profil d'activités."

"Nous sommes plus réservés à l'égard des établissements très présents dans la banque d'investissement, leur modèle économique devenant plus fragile à mesure que la réglementation se durcit. Par comparaison, les banques classiques sont exposées à un risque opérationnel moins élevé, mais le marché ne fait pas de distinction et les cours affichent tous une décote, quel que soit le type de valeur financière. L'expérience montre toutefois qu'il est important de faire preuve de discernement."

"La crise en Asie en 1997 fut préjudiciable à l'ensemble du secteur financier, mais, dès la reprise, le clivage fut net entre les banques de qualité (dont les cours de Bourse et les résultats se redressèrent rapidement) et les établissements de moindre qualité qui restèrent à la traîne. Nous pensons que ce scénario se répètera vraisemblablement dans l'environnement actuel. Pour conclure, les banques des pays développés offrent des opportunités intéressantes à condition de se montrer sélectif et de privilégier les grands établissements solides susceptibles de profiter de la poursuite du redressement de l'économie mondiale."

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