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2011 : bonnes performances à attendre des émergents (BNPP IP)

Mardi 01 Fév 2011 à 15:10

(AOF / Funds) - "En 2011, la plupart des marchés émergents devrait continuer à bénéficier des performances élevées, tant sur les actions que sur l'obligataire. Ils pourront en effet s'appuyer sur une croissance économique structurellement robuste (tirée par le fort taux d'épargne et la croissance de la consommation), de solides résultats des entreprises locales, des valorisations raisonnables et des liquidités abondantes. Les seuls facteurs susceptibles de peser sur ces perspectives sont un dérapage de l'inflation ou une rechute de l'économie américaine, le fameux double dip", écrit Martial Godet de BNPP IP.

"Les valorisations actuelles n'intègrent pas les risques, pourtant réels à notre avis, que sont la rechute de l'économie américaine, avec un nouveau plongeon du marché immobilier et un écroulement du système de financement des Etats, ou encore une forte reprise de la création d'emplois aux Etats-Unis, laquelle entraînerait une normalisation des taux d'intérêt."

"Les conséquences du premier scénario sont malheureusement assez faciles à prévoir : on assisterait à un mouvement de panique semblable à celui du troisième trimestre 2008, avec une ruée vers le marché monétaire, les bons du Trésor, le dollar américain ou le yen, tandis que le prix des actifs risqués s'effondrerait. Les répercussions du deuxième scénario sont plus difficiles à apprécier. En effet, on ne sait pas aujourd'hui si les économies émergentes auraient la capacité de maîtriser les pressions inflationnistes induites par la reprise américaine tout en préservant l'attractivité de leurs propres marchés par rapport à ceux des Etats-Unis."

"Toujours est-il que les deux scénarios seraient probablement défavorables aux pays émergents. Ainsi, en dépit du poids des pays émergents dans l'économie mondiale, du niveau colossal de leurs réserves de devises et de leur capacité à croître même quand les économies développées se contractent, leurs marchés financiers occupent encore peu de place à l'échelle mondiale. Plus particulièrement, tant que la Chine refusera de s'impliquer davantage dans les échanges internationaux, d'ouvrir encore ses marchés nationaux et de se montrer plus souple à l'égard de sa monnaie (laquelle pourrait être utilisée comme devise de réserve), les marchés émergents resteront corrélés aux marchés mondiaux et continueront à subir les dommages collatéraux."

"Il n'en demeure pas moins que, selon nous, les rendements les plus élevés proviendront en 2011 des marchés émergents. Le rendement d'un portefeuille mondial composé d'actions des pays émergents pourrait ainsi dépasser 10%, voire atteindre 25%, moyennant une certaine hausse du ratio cours/bénéfices. Toutes les régions devraient profiter de ce mouvement, même si la Russie surclassera sans doute le Brésil tandis que l'Asie du Nord surperformera probablement l'Asie du Sud-Est et l'Inde. Ces marchés continueront vraisemblablement de devancer les marchés développés de 5 à 15%. De même, les fonds d'obligations des pays émergents devraient s'apprécier de 5 à 10%, une performance là aussi supérieure à celle des pays développés."

"Selon nous, la croissance devrait rester soutenue dans la plupart des pays émergents en 2011 avec plus de risques d'une surchauffe que d'une atonie à l'européenne. Le tour de vis monétaire ne devrait avoir que des répercussions limitées, la stabilité de la croissance demeurant la principale préoccupation des autorités et des banques centrales. La demande de la classe moyenne continuera de croître tandis que le développement des infrastructures demeurera une priorité. L'investissement dans les infrastructures alimentera ainsi les prix et la demande de matières premières, ces dernières profitant également de l'intérêt manifesté par les investisseurs pour les actifs physiques (qui représentent aux yeux des investisseurs une protection contre le risque d'inflation) et de la demande énergétique toujours soutenue."

"En 2011, nous pensons que la croissance bénéficiaire des entreprises sera supérieure aux attentes (+17%), cette envolée de la rentabilité propulsant les marchés vers de nouveaux sommets. De même, la qualité des bilans connaîtra sans doute une amélioration et nous tablons sur un nouveau relèvement des notations. La possibilité de bulle sur les marchés émergents ne peut être écartée mais reste, d'après nous, peu probable car les investisseurs, échaudés par les excès de 2007-08, hésiteront à payer des primes trop élevées. Les valorisations actuelles, telles qu'elles ressortent des ratio cours/bénéfices, cours/dividendes ou encore des spreads, témoignent bien de la prudence des investisseurs."

"Nous tablons toutefois sur une légère compression des spreads (50 pb) et sur une hausse du ratio cours/bénéfices (de 11,5 à 13,5), ce qui devrait contribuer au rendement. Selon nous, les devises des pays émergents devraient s'apprécier de 5% face au dollar ou à l'euro."

"L'inflation représente, à court terme, le principal risque pour les pays émergents. Dans la plupart d'entre eux, les autorités préfèrent une légère inflation à toute appréciation de leur devise. Cela est vrai même en Chine, qui s'inquiète tout autant de la qualité du bilan de ses banques que du cours du yuan. Même si les conditions monétaires restent accommodantes, un resserrement graduel s'est opéré. Nous pensons qu'un retour de l'inflation reste possible, en dépit des mesures prises par les banques centrales, mais l'augmentation des prix des matières premières que cela induirait serait généralement favorable aux pays émergents producteurs. L'inflation alimenterait également la croissance du crédit et permettrait, à tout le moins, de résoudre certains goulots d'étranglement du côté de l'offre."

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