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Actions : le marché haussier n'est pas arrivé à son terme (Amundi)

Lundi 13 Déc 2010 à 17:23

(AOF / Funds) - "Après avoir rebondi d'une vingtaine de pour cent depuis les déclarations de la Fed le 27 août, à Jackson Hole, et jusqu'à ce que les détails en soient connus début novembre, les marchés se focalisent désormais sur les risques. Faut-il y voir la fin du marché haussier ou une simple correction ?", s'interroge Amundi. "Notre conviction est que le marché haussier n'est pas arrivé à son terme, même s'il gagne en maturité."

"Nous pensons que la robustesse des profits dans un contexte de politique monétaire qui reste accommodant au niveau international va fournir les ressources nécessaires aux marchés pour surmonter le mur des doutes", ajoute le gestionnaire.

"Aux tats-Unis, le nouveau plan d'assouplissement monétaire quantitatif de la Fed Quantative Easing 2 (QE2) éloigne le risque de déflation. Le PE du marché (14,9x les profits des douze derniers mois) peut donc s'apprécier ou a minima se stabiliser. De plus, le QE2 étant censé renforcer la croissance nominale du PIB via la confiance liée à l'effet richesse, les estimations de profits des sociétés (+15% sur les douze prochains mois) apparaissent plus solides. Nous sommes donc favorables au marché américain."

"Les pays émergents sont pour leur part en régime de forte croissance. Ils sont confrontés à un risque inflationniste plus accru depuis la remontée des prix des matières premières. Un durcissement supplémentaire des conditions monétaires est acquis, mais elles restent quand même accommodantes et ne devraient pas casser la croissance séculaire. Sur le plan de la valorisation, le PER du msci Emerging Markets (11,4x les profits des douze prochains mois) est inférieur de 7% à celui du MSCI World alors qu'une prime de 20% pourrait se justifier, eu égard au différentiel de croissance en faveur des pays émergents et à leur meilleure santé financière. Ces marchés devraient continuer à attirer les flux, conséquence de la création monétaire mondiale."

"Enfin, la zone euro souffre tour à tour soit de la force de sa devise, soit de la sensibilité de ses banques au thème des risques souverains. On retiendra de la problématique des spreads souverains que les stress tests n'avaient pas permis d'identifier un risque sur les banques irlandaises. Au total, la crise va trouver une réponse mais le rebond probable des banques sera surement capé par le manque de confiance, ce qui ne joue pas en faveur de la zone. Le risque reste déflationniste, contrairement aux tats-Unis, ce qui amoindrit les espoirs de revalorisation des PER (12,2x les profits des douze derniers mois). En Europe, on préfère les pays non-euro, plus flexibles sur leurs politiques monétaires et sur leurs devises."

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